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Lectures cadet

Mon chien, Dieu et les Pokétrucs, c’est une histoire drôle autant qu’engagée. Celle de Pauline, 8 ans, obligée de ranger ses Pokétrucs (et sa chambre) pour faire un peu de place à Zein qui débarque de Syrie. Bien sûr, pour Pauline, qui n’a pas sa langue dans sa poche, tout paraît agaçant : le temps que met Zein à apprendre le français, le fait de devoir partager sa classe, son quotidien…

Une rencontre qui bouleverse les habitudes mais dont on réalisera très vite qu’elle est de celles qui comptent vraiment. Et puis l’agacement de  Pauline rappelle celui des frères et sœurs, quand il faut partager, patienter, composer avec l’autre. Cet agacement sur lequel la complicité prend rapidement le dessus, entre exposés communs, bêtises et jeux partagés.

Ça donne un roman inspirant, facile à lire et surtout drôle. Un humour qui donne au texte ce côté très abordable et permet de parler avec simplicité et honneteté des migrants, de la guerre, des différences culturelles, de la religion et finalement de l’intégration. Et à lire la simplicité avec laquelle les deux filles s’acceptent, le roman s’érigerait presque en modèle, touchant jusqu’à sa dernière page et toujours à hauteur d’enfant.

Par ailleurs, c’est autant de sincérité dans l’écriture de Myren Duval que de finesse dans le trait de Charles Dutertre, les deux possédant cet humour subtil et délicieux. Un roman d’acceptation, de tolérance et aussi d’amitié à faire lire à tous les enfants.

7 septembre 2018 0 commentaire
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Tout commence par l’anniversaire de Grégory. Ambiance de fête, gâteau planté de huit bougies et pourtant la journée s’annonce plutôt catastrophique : un seul invité – Philippe Pigeon – car tous les autres copains sont partis en vacances, des parents qui se disputent et une clé qui tourne dans la serrure – sans doute un bandit. Seulement voilà, Grégory n’est pas au bout de ses surprises.

Car voilà que débarquent un vieil homme pipelette qui s’est trompé d’étage et son chien nommé Melon qui refuse de repartir. Un homme un peu décalé, un peu loufoque, qui perdrait presque parfois la tête mais avec qui la complicité s’installe immédiatement. Tellement fulgurante que Grégory décide d’adopter Melchior comme grand-père.

Et les voilà partis en pique-nique, au zoo, à la foire canine internationale. Entre petites aventures du quotidien et grandes excursions, toujours loufoques, souvent inattendues ponctuées d’une succession de coïncidences et coups du destin. Quand un chien fait basculer les habitudes, quand un chameau s’échappe…

Des aventures et une rencontre qui par ailleurs tombent à pic pour Grégory dont les parents sont accaparés par leurs problèmes, moins présents qu’habituellement. Une présence réconfortante qu’on ressent dès qu’on attrape le livre. De ceux qu’on qualifierait de « feel good book » avec son duo improbable, ses aventures qui insufflent une atmosphère pleine d’humour et son côté un brin philosophe.

Un roman basé sur la transmission, drôle et fin, émouvant aussi, traduit du polonais par Lydia Waleryszak et à paraître le 23 août (en précommande ci-dessous).

5 août 2018 0 commentaire
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En voilà une parfaite histoire à glisser dans les sacs à dos avant de prendre le bateau des vacances.

Tout commence le vendredi d’avant la rentrée, quand le puissant ministre de l’Éducation nationale décide de réunir ses conseillers pour leur annoncer qu’à partir de maintenant, toute classe devra compter trente élèves ou fermer. Drastique. Forcément, pour l’île aux Moutons qui ne compte que vingt-neuf élèves dans une classe rassemblant les CP, CE1, CE2, CM1 et CM2, c’est désastreux. Surtout que l’inspectrice débarque le premier jour de classe pour inspecter bien sûr et compter les élèves. Le verdict est lâché, l’école doit fermer.

C’est sans compter la ténacité du vétérimaire et l’imagination, la débrouillardise des habitants de l’île qui décident d’inscrire Vincent, un mouton de seize mois – six ans si on convertit, l’âge du CP – comme 30e élève. Et voilà que – grâce à la surmédiatisation de l’histoire #Mêêêê – le ministre débarque sur l’île le vendredi. Quand le titre paraît laisser peu de place au suspense, on découvre une histoire et une écriture qui nous tiendront en haleine jusqu’au tout dernier chapitre – le dimanche.

Aussi drôle que militant, le roman dépeint un ministre associal, colérique, absolument déconnecté de la réalité qui nous fera rire autant que l’inscription loufoque de Vincent. Une caricature du gouvernement à peine (voire pas du tout) exagérée puisque « les journaux en ont parlé ». Voilà qu’on comprend (adulte) pourquoi Vincent s’appelle Vincent.

Et puis il y a aussi les illustrations de Pauline Kerleroux, minimalistes et géniales, aplats de couleurs qui donnent une énergie entraînante au roman et permettront aux plus jeunes de respirer, ponctuer la lecture.

Le graphisme dynamique est couplé à un suspense qui sent bon les embruns pour une histoire qui nous emmène loin, très loin, sur cette île du bout du monde (qu’on reconnaît à sa forme, à ses moutons, qui rappelle les vacances d’il y a vingt ans). À dévorer dès 8-9 ans.

10 juillet 2018 0 commentaire
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Vous avez aimé Le journal de Gurty et Tarzan poney méchant ? Vous allez aimer Goliath chat pirate.

C’est drôle, frais, complètement décalé.

Goliath – chat bien charpenté – vit en colocation avec Lou, son humaine de compagnie (d’ailleurs c’est elle qui vit chez lui). La répartition des tâches domestiques est bien claire et ils adorent se faire des petites blagues. Par exemple Goliath pique les mini-saucisses de Lou quand elle mange sur le canapé et elle pique les crottes de Goliath dans la litière. Sacrés blagueurs.

Une vie de rêve jusqu’à ce que débarque Bruno, un nouveau fiancé qui – en plus d’être herbivore – vit sur une péniche. L’angoisse atteint son sommet lorsque Lou – et Goliath donc – emménagent sur cette habitation flottante et se retrouvent obligés de cohabiter avec Gaspard – l’enfant – et Coconut – la perroquette – qui se révélera être une excellente coach sportif pour chat.

Dans ce livre un peu illustré et léger, le plus drôle reste la détresse de ce chat, parachuté hors de son élément, de son quotidien confortable. Mais aussi le regard qu’il porte sur les humains. Où l’on réalise que nos chats nous trouvent bêtes à regarder des photos d’eux sur nos téléphones, avec un odorat de méduse et une délicieuse odeur de transpiration.

30 avril 2018 0 commentaire
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Le nouveau Pépix est un régal ! Où l’on retrouve le duo Katherine-Florian Ferrier découvert avec la série Hôtel Étrange.

Achille Plume a onze ans, vit avec sa mère et – plus inattendu – une jeune fantôme de 242 ans prénommée Athénaïs. Par ailleurs, Achille est chargé d’une mission : délivrer les fantômes enfermés depuis des années voire des siècles dans des objets en fer, en bois, en os, en pierre… Façon génie de lampe magique finalement. Athénaïs a elle-même été libérée d’une cuillère en argent. Puis a décidé de rester auprès de la famille Plume.

La vie d’Achille se déroule plutôt bien – moqueries des camarades de classe mises à part – jusqu’au jour où un éclair rouge s’attaque à eux et transperce le fantôme du lampadaire. La guerre menace. Et c’est Achille qui va devoir défier Orcus, seigneur de Sombrefer aux intentions vengeresses et peu louables, en se rendant dans le monde des morts où son temps est compté.

Et voilà qu’avec ce suspense, Les Fantômes d’Achille Plume devient un livre qui se dévore plus qu’il ne se lit. C’est entraînant, un peu loufoque, plein de néologismes qui chantent dans les oreilles et de références habiles à la mythologie.

17 février 2018 0 commentaire
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La famille Charivari est une famille on ne peut plus excentrique, vivant du côté de la colline où personne ne vit, dans une maison un peu cabossée mais remplie de bonne humeur. Et surtout foisonnante, passionnante à découvrir.

Madame et Monsieur Charivari n’ont eu que des jumeaux, si bien qu’il n’y a pas un aîné mais deux, Fritz et Fiodor, pas un cadet mais deux, Arya et Arvid, et pas une benjamine mais deux, Étoile et Chance. Il y a aussi un oncle Sigurd, qui n’est en fait l’oncle de personne et qui habite là depuis tellement longtemps que plus personne ne sait depuis quand.

Et voilà que l’addition de cette tribu et des folies douces, occupations, jardins secrets de chacun donne un joyeux bazar dans lequel le lecteur/la lectrice est embarqué(e) sans préambule (ou presque).

On y trouve un chat nommé Premier Ministre, un professeur de CE1 soporifique, des oiseaux que l’on apprête pour participer au « Concours d’animaux et d’oiseaux tout à fait spectaculaires accompagnés de quelques-uns plutôt ordinaires » et surtout, surtout, une maison qui éternue. Il n’en faut pas plus à Étoile et Chance pour se consacrer à l’enquête et essayer de percer le mystère de cette maison aux ombres derrière les fenêtres.

Avec ses allures de contes et ses objets personnifiés, la famille Charivari est un régal, teinté d’un côté merveilleux. Kari Smeland a une plume comme on en voit rarement et le texte est excellemment traduit par Aude Pasquier. À mettre entre toutes les mains dès 9-10 ans.

 

 

8 février 2018 0 commentaire
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Philibert Merlin, apprenti enchanteur c’est un petit livre qui fait du bien.

Philibert est le benjamin d’une famille de sept enfants. Pas évident de trouver sa place parmi tout ce monde. Surtout qu’elle est un peu spéciale la famille Merlin. Comme son nom le laisse deviner, il s’agit d’une famille d’enchanteurs dans laquelle chacun – excepté Philibert – possède un don, une étincelle de génie dans des domaines aussi variés que la musique, la peinture, la physique, la chirurgie…

Mais voilà, Philibert, lui, est normal. Aucun don, une tendance à plutôt provoquer des catastrophes et pas moins de huit personnes autour de lui qui s’inquiètent, l’amènent chez des psychiatres, lui font faire des tests d’orientation…

Avec son écriture et ses situations humoristiques, c’est un petit livre qui apaise – non, on est pas obligé d’avoir un don, de se sous-estimer en regardant les autres – autant qu’il invite les enfants à être un peu touche-à-tout pour prendre le temps de découvrir là où ils sont talentueux, ce qui leur plaît vraiment. Et ça ne loupe pas, les gènes de la famille Merlin finissent par remonter à la surface.

22 janvier 2018 0 commentaire
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Pourquoi faire le métier que l’on fait ? (à part pour payer les factures j’veux dire ^^) Moi je sais, moi je sais !!! Bon !… Y a bien d’autres raisons mais celle que je vais vous énoncer semble essentielle : pour avoir des étoiles plein les yeux, et voyager dans mon canapé ❤ Et ça, béh je le trouve à chacune des lectures de textes de Bertrand ! Mazette comme j’aurai aimé lire de tels livres étant gamine (c’est pas grave puisque je le redeviens ^^).

Bertrand Santini c’est LA plume à ne pas louper !!! Il jongle avec les mots, joue avec nous; rebondissements et autres surprises au fil et jusqu’aux dernières pages (merci encore à Valéria, première éditrice à avoir donné vie à ses écrits et notamment à sa boule de poils monstrueusement attachante devenue un classique en jeunesse !). « Miss Pook et les enfants de la lune », sorti chez Grasset Jeunesse en est un exemple parfait 🙂

Dois-je vous rappeler qu’il est aussi l’auteur des aventures d’une autre boule de poils ? La super méga giga topissime Gurty, parues chez Sarbacane ! Une série pour les plus jeunes (7/9 ans) qui accompagne le jeune lecteur au fil des saisons, dont chaque phrase pousse à la rigolade, comme les doigts d’un guili-chatouilli (l’année dernière nous vous en avions proposé un tome dans notre spatial calendrier par ici) ^^ Pour les plus grands cette fois (dès 12 ans) il offre une expérience fantomagique avec ce texte digne des plus grands auteurs, et qui fout bien les chocottes ^^

Revenons à présent à Miss Pook, cette femme mystérieuse descendue du ciel telle Mary Poppins pour garder les enfants. Lors des entretiens d’ailleurs, toutes les gouvernantes attendant leur tour devant la porte, tombent (comme par magie) malades, sauf elle. Tiens tiens tiens ! C’est ainsi que Miss Pook deviendra (en plus « elle est PARFAITE », comme la décrit « Madame » à son mari) la nounou d’Élise, 10 ans, fille unique de ce couple d’aristocrates, dans le foie cracra gras.

Les premières pages nous plongent dans un monde magique, un monde qui hume bon le doux et rassurant parfum d’une enfance joyeuse, voir merveilleuse. Vous prend alors cette envie de chanter à tue tête :

Bon ! le truc c’est que jusque là il y a cette impression de « déjàvu » et n’oublions pas que :
1/Il s’agit d’un texte de Bertrand Santini !
2/Bertrand n’aime pas les enfants (plaisante-t-il à dire ^^)
3/Les enfants qui aiment la plume de Bertrand n’aime pas la niaiserie (il faut l’avouer)

Allez j’vous lâche une info : Béh en fait, la gentille et attentionnée Miss Pook est en réalité : une sorcière – gnac gnac gnac- qui enlève les enfants pour les amener vivre avec elle dans son château, sur la lune, où vivent des personnages plus intrigants les uns que les autres ainsi que d’autres enfants… kidnappés eux aussi !

Allez va ! N’hésitez pas : offrez ce roman à votre enfant, votre neveu… Et aussi, pour qu’une nuit, à pas de Jack loup dans sa chambre, vous entriez pour lui emprunter, et ainsi partir à la découverte non pas d’un mais D’UNE joueuse de flûte…

7 décembre 2017 0 commentaire
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