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Romans Jeunesse

Rosalie, du haut de ses cinq ans et demi, vit durant la Première Guerre Mondiale. Elle n’est pas une simple petite fille, assise au fond de la classe pendant que sa maman travaille à l’usine et que son papa est à la guerre. En effet, Rosalie est capitaine. Alors pendant que tout le monde pense qu’elle rêve et qu’elle dessine, le Capitaine Rosalie est en mission secrète et elle analyse tout, autour d’elle, discrètement, du fond de la classe. Dans son carnet, qui est toujours sur elle, elle note ce qu’elle voit, observe et comprend pour mener à bien sa mission. Elle recevra une médaille, elle aussi !

Cette mission est bien particulière – vous le découvrirez en parcourant les pages de ce tout petit album – mais avant tout, c’est la quête de la vérité, celle qui guide toujours les enfants, qui est le principal moteur de la petite fille. Cette soif de savoir vraiment, sans fard. Accompagnée d’un allié soigneusement choisi dans la classe, Rosalie recherche donc cette vérité, pour tout comprendre.

Le texte, doux, sensible, de Timothée De Fombelle, est accompagné de dessins tout aussi doux, délicats, en dégradés de gris sur lesquels ressort le personnage de Rosalie. Je me suis laissée prendre par les mots et les illustrations de ce joli petit album, sa douceur, son brin de nostalgie et de tristesse. L’album se lit comme le témoignage délicat d’un hiver rude pour les hommes durant cette guerre. Le témoignage d’une guerre qui affecte, pèse sur ces enfants, qui ne peuvent saisir tous les enjeux et auxquels on ne dit pas tout. L’imagination débordante face à la dure réalité, c’est aussi ça, ce livre.

Une très belle réussite, en somme, que ce livre, entre album et première lecture, qui témoigne de la vie des enfants, un siècle après la fin de cette guerre.

 

16 octobre 2018 0 commentaire
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Mon chien, Dieu et les Pokétrucs, c’est une histoire drôle autant qu’engagée. Celle de Pauline, 8 ans, obligée de ranger ses Pokétrucs (et sa chambre) pour faire un peu de place à Zein qui débarque de Syrie. Bien sûr, pour Pauline, qui n’a pas sa langue dans sa poche, tout paraît agaçant : le temps que met Zein à apprendre le français, le fait de devoir partager sa classe, son quotidien…

Une rencontre qui bouleverse les habitudes mais dont on réalisera très vite qu’elle est de celles qui comptent vraiment. Et puis l’agacement de  Pauline rappelle celui des frères et sœurs, quand il faut partager, patienter, composer avec l’autre. Cet agacement sur lequel la complicité prend rapidement le dessus, entre exposés communs, bêtises et jeux partagés.

Ça donne un roman inspirant, facile à lire et surtout drôle. Un humour qui donne au texte ce côté très abordable et permet de parler avec simplicité et honneteté des migrants, de la guerre, des différences culturelles, de la religion et finalement de l’intégration. Et à lire la simplicité avec laquelle les deux filles s’acceptent, le roman s’érigerait presque en modèle, touchant jusqu’à sa dernière page et toujours à hauteur d’enfant.

Par ailleurs, c’est autant de sincérité dans l’écriture de Myren Duval que de finesse dans le trait de Charles Dutertre, les deux possédant cet humour subtil et délicieux. Un roman d’acceptation, de tolérance et aussi d’amitié à faire lire à tous les enfants.

7 septembre 2018 0 commentaire
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Tout commence par l’anniversaire de Grégory. Ambiance de fête, gâteau planté de huit bougies et pourtant la journée s’annonce plutôt catastrophique : un seul invité – Philippe Pigeon – car tous les autres copains sont partis en vacances, des parents qui se disputent et une clé qui tourne dans la serrure – sans doute un bandit. Seulement voilà, Grégory n’est pas au bout de ses surprises.

Car voilà que débarquent un vieil homme pipelette qui s’est trompé d’étage et son chien nommé Melon qui refuse de repartir. Un homme un peu décalé, un peu loufoque, qui perdrait presque parfois la tête mais avec qui la complicité s’installe immédiatement. Tellement fulgurante que Grégory décide d’adopter Melchior comme grand-père.

Et les voilà partis en pique-nique, au zoo, à la foire canine internationale. Entre petites aventures du quotidien et grandes excursions, toujours loufoques, souvent inattendues ponctuées d’une succession de coïncidences et coups du destin. Quand un chien fait basculer les habitudes, quand un chameau s’échappe…

Des aventures et une rencontre qui par ailleurs tombent à pic pour Grégory dont les parents sont accaparés par leurs problèmes, moins présents qu’habituellement. Une présence réconfortante qu’on ressent dès qu’on attrape le livre. De ceux qu’on qualifierait de « feel good book » avec son duo improbable, ses aventures qui insufflent une atmosphère pleine d’humour et son côté un brin philosophe.

Un roman basé sur la transmission, drôle et fin, émouvant aussi, traduit du polonais par Lydia Waleryszak et à paraître le 23 août (en précommande ci-dessous).

5 août 2018 0 commentaire
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Souvent, on a des piles de livres à lire assez conséquentes et – malheureusement – celui-ci ne devait pas y avoir une place stratégique. Mais quelle joie d’y arriver ! Après avoir dévoré La Tente d’en face, ce fut l’occasion de continuer à s’agripper un peu plus longtemps à l’écriture de Pascal Ruter. Ou comment limiter ses choix de lectures à un seul auteur.

Dis au revoir à ton poisson rouge est un livre génial. Tellement entraînant que – malgré le titre – on oublie totalement de s’inquiéter pour le fameux poisson rouge. Et quand la quatrième de couverture annonçait comme une maxime que « La vie est parfois surprenante. Voire carrément époustouflante. » on ne peut qu’approuver.

Tout commence le jour où Andréas réalise qu’il va devoir troquer ses entraînements et compétitions de skate contre des visites de musée avec la correspondante anglaise qui débarque. Sauf qu’au moment de récupérer la mystérieuse Mary à l’aéroport, les parents se volatilisent et voilà les enfants livrés à eux-mêmes. Commence alors une série de péripéties qui les entraînera du parking P2 de Roissy jusqu’au Brésil. Le but de l’opération : récupérer les parents, scientifiques renommés capturés pour leurs compétences qui – on le devine très vite – seront utilisées à mauvais escient.

Ça donne un enchaînement effréné de retournements de situation, de révélations et de (més)aventures rocambolesques ponctuées d’accidents d’avion, de tatouages mystérieux, d’explosions, de scarabées géants à l’ADN plutôt convoité, de tribu indienne, de courses-poursuites, de jungle amazonienne. Un côté carrément James Bond, avec l’humour et la subtilité en plus.

Par ailleurs, chacun des personnages cache son lot de mystères, depuis Mary – hackeuse brillante qui parle français couramment – jusqu’à l’ancien assistant du grand-père prétendu mort en passant par les parents dépassés et la baby-sitter qui a démissionné du jour au lendemain.

Et voilà que le rythme insufflé par ces personnages toujours en action et très régulièrement en mauvaise posture nous tient en haleine à tel point qu’on ne lâche plus le livre. On rit, on frissonne, on se laisse happer par le suspense en se délectant de cette enchaînement ininterrompu de mésaventures qui tombent sur les deux personnages sans jamais leur laisser un moment de répit.

18 juillet 2018 0 commentaire
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En voilà une parfaite histoire à glisser dans les sacs à dos avant de prendre le bateau des vacances.

Tout commence le vendredi d’avant la rentrée, quand le puissant ministre de l’Éducation nationale décide de réunir ses conseillers pour leur annoncer qu’à partir de maintenant, toute classe devra compter trente élèves ou fermer. Drastique. Forcément, pour l’île aux Moutons qui ne compte que vingt-neuf élèves dans une classe rassemblant les CP, CE1, CE2, CM1 et CM2, c’est désastreux. Surtout que l’inspectrice débarque le premier jour de classe pour inspecter bien sûr et compter les élèves. Le verdict est lâché, l’école doit fermer.

C’est sans compter la ténacité du vétérimaire et l’imagination, la débrouillardise des habitants de l’île qui décident d’inscrire Vincent, un mouton de seize mois – six ans si on convertit, l’âge du CP – comme 30e élève. Et voilà que – grâce à la surmédiatisation de l’histoire #Mêêêê – le ministre débarque sur l’île le vendredi. Quand le titre paraît laisser peu de place au suspense, on découvre une histoire et une écriture qui nous tiendront en haleine jusqu’au tout dernier chapitre – le dimanche.

Aussi drôle que militant, le roman dépeint un ministre associal, colérique, absolument déconnecté de la réalité qui nous fera rire autant que l’inscription loufoque de Vincent. Une caricature du gouvernement à peine (voire pas du tout) exagérée puisque « les journaux en ont parlé ». Voilà qu’on comprend (adulte) pourquoi Vincent s’appelle Vincent.

Et puis il y a aussi les illustrations de Pauline Kerleroux, minimalistes et géniales, aplats de couleurs qui donnent une énergie entraînante au roman et permettront aux plus jeunes de respirer, ponctuer la lecture.

Le graphisme dynamique est couplé à un suspense qui sent bon les embruns pour une histoire qui nous emmène loin, très loin, sur cette île du bout du monde (qu’on reconnaît à sa forme, à ses moutons, qui rappelle les vacances d’il y a vingt ans). À dévorer dès 8-9 ans.

10 juillet 2018 0 commentaire
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Vous avez aimé Le journal de Gurty et Tarzan poney méchant ? Vous allez aimer Goliath chat pirate.

C’est drôle, frais, complètement décalé.

Goliath – chat bien charpenté – vit en colocation avec Lou, son humaine de compagnie (d’ailleurs c’est elle qui vit chez lui). La répartition des tâches domestiques est bien claire et ils adorent se faire des petites blagues. Par exemple Goliath pique les mini-saucisses de Lou quand elle mange sur le canapé et elle pique les crottes de Goliath dans la litière. Sacrés blagueurs.

Une vie de rêve jusqu’à ce que débarque Bruno, un nouveau fiancé qui – en plus d’être herbivore – vit sur une péniche. L’angoisse atteint son sommet lorsque Lou – et Goliath donc – emménagent sur cette habitation flottante et se retrouvent obligés de cohabiter avec Gaspard – l’enfant – et Coconut – la perroquette – qui se révélera être une excellente coach sportif pour chat.

Dans ce livre un peu illustré et léger, le plus drôle reste la détresse de ce chat, parachuté hors de son élément, de son quotidien confortable. Mais aussi le regard qu’il porte sur les humains. Où l’on réalise que nos chats nous trouvent bêtes à regarder des photos d’eux sur nos téléphones, avec un odorat de méduse et une délicieuse odeur de transpiration.

30 avril 2018 0 commentaire
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Quelle joie, quelle rigolade de les retrouver pour ce quatrième opus des fameuses aventures de Gurty de l’incontournable auteur Bertrand Santini

Après l’été, l’automne, et l’hiver… c’est au tour du printemps de pointer le bout d’son nez; et vous n’allez pas être déçu(e) ! Cette fois Gurty & compagnie militent pour la protection de la nature et plus précisément la défense du marronnier des humains qui logent chez le sinistre (et néanmoins attachant) Tête de Fesses, ce chat qu’on ne présente plus 😉

Peuchère, la famille Caboufigue… Vous vous souvenez du trait de caractère de Tête de Fesses !? Et bien mélangez son égoïsme, son humeur ronchon et ajoutez-y un zeste de diabolisme; mélangez, secouez vigoureusement, il en ressort cette famille grossière, bruyante et nigaude ! Parfois ça peut faire rire, d’autres fois moins.

Puisque le vieux marronnier gène à la bonne réception du haut débit, pensent-ils et que bientôt il y aura des matchs de foot c’est simple : abattons-le ! Heureusement Gurty et Fleur, sa meilleure amie, ne comptent pas les laisser faire et vont unir les forces, idées, ingéniosités de chacun, pour mettre the plan en action…

Quand j’y repense… Grrrr ! Aucune réflexion, aucune empathie pour ces animaux qui y logent (ah ! la bonne nouvelle c’est qu’on retrouve également) l’écureuil qui fait hi hi, Ftéphanie l’hérissonne ^^ …  Et qui dit printemps dit ? Grenouilles. Oui ! le coassement irritant (c’est pas moi c’est Gruty qui le dit) de ces petites bêtes hyper-amusantes, vous allez voir : un pur bonheur !

Ah ! j’vous ai pas dit ^^ Comme chaque saison apporte son lot de surprises, Fleur va une fois de plus être gâtée (si je puis dire)… Qui dit printemps dit… allergies (et grenouilles aussi, je sais) !

Au printemps, il ne fait pas un temps à laisser un chien dedans. Alors je suis sortie, et c’est ainsi qu’à débuté la plus belle journée de ma vie, depuis celle d’hier.

A lire allongé(e) dans l’herbe après un picnic (attention aux cacas par contre !)

4 avril 2018 0 commentaire
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Imaginez un récit à trois voix, entre L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet et Les aventures de Tom Sawyer et vous obtenez cette épopée extraordinaire, haute en couleurs vécue par quatre enfants et où règne cette ambiance de rives du Mississippi – enfance pas quotidiennement joyeuse et références à Joe l’Indien incluses.

L’histoire de quatre pré-adolescents qui se retrouvent embarqués dans un voyage bien plus grand qu’eux alors que tout a commencé par une de ces cabanes que l’on construit dans les bois – refuge enfantin où se rejoindre loin des adultes, des maisons familiales – et un canoë creusé à la main. Là où toutes les aventures sont possibles.

C’est d’ailleurs là qu’un beau jour, lors d’une partie de pêche, P’tit Trois, Julie, Min et Eddie remontent du bayou une vieille boîte de conserve rouillée et y découvrent trois dollars. De quoi – après une longue concertation – commander au catalogue Walker et Dawn (le très célèbre magazine de vente par correspondance) un pistolet et des balles.

Bien sûr, ce n’est pas ce que contient le colis qui arrive – attente insupportable – des jours et des jours après. Car ce dernier révèle des balles mais aussi une montre à gousset qui ne fonctionne pas et qui va leur attirer quelques ennuis tant elle est recherchée. Le propriétaire du catalogue, M. Walker lui même, promet une récompense inimaginable à qui la rapporte. Là commence à se profiler la question « pourquoi un homme déjà immensément riche tient tant à une montre cassée ? »

Pour les quatre amis, c’est le début d’un voyage de près de mille miles qui les fera traverser les États-Unis depuis la Louisiane jusqu’à Chicago en canoë, en bateau à vapeur, en train – le tout semé d’embûches, de personnages plutôt malveillants. Une aventure rocambolesque qui fait voyager autant qu’elle émerveille ou fait frissonner. D’ailleurs c’est l’aventure et l’amitié, le goût du risque et de l’inconnu qui transportent le lecteur/la lectrice dans ce roman captivant.

7 mars 2018 0 commentaire
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