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La Terre, dans quelques années.

De grandes résidences paradisiaques, ultra-sécurisées et offrant le meilleur pour leurs habitants ont fleuri à certains endroits de la Terre. Voilà un parfait décor planté pour une dystopie tout fraîchement arrivée dans la collection Exprim’ – qu’on adooore -, chez Sarbacane.

Alta Luna, la protagoniste de ce roman, vit dans un de ces complexes luxueux, avec ses deux amis : Gaspard, qui s’est donné pour  mission de battre le robot Seven aux échecs, et Jonas, un jeune artiste, baptisé Hulk par ses copains en raison de sa taille impressionnante. Quand un couple de jeunes déserteurs débarque sur leur plage paradisiaque, tout dérape. Et le road-trip démarre, direction l’Oregon, pour rencontrer un mystérieux Capitaine Green, qui promet de meilleurs avenirs. De nombreuses rencontres plus ou moins enrichissantes – ou dangereuses – guettent cette petite troupe, ainsi que des succès, des déconvenues et des révélations.

Ce roman m’a donné l’impression de se lire comme on regarderait un film – un bon road-movie américain -, principalement de par sa construction et son sens de l’ellipse. Et j’ai adoré cette fable écologique parfois racontée avec une écriture mordante, qui montre la réelle opinion de l’auteur. On remarque une puissante volonté de défendre l’environnement, de nous mettre en garde, pour l’avenir. Malgré tout, il nous dit aussi que tout n’est pas perdu, si nous nous réveillons, réfléchissons, et si nous nous entraidons.

En plus de l’environnement, Loïc Le Pallec défend d’autres thématiques qui me semblent importantes à évoquer, comme l’égalité des hommes et des femmes, l’apparition d’une population de robots qui se mêleraient aux humains – on sent un léger attachement à ce thème, qui renvoie au premier roman de l’auteur, No Man’s Land -, et tout particulièrement le racisme envers n’importe quelle minorité.

En somme, voilà un roman très bien écrit, et qui défend, à travers son récit, de nombreux thèmes importants de notre vie de tous les jours.

28 novembre 2018 2 commentaires
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Quand on m’a montré ce livre en me disant que ça allait être super bien, original, et hyper prenant, je dois bien avouer que je me suis dit qu’un roman dans l’univers de Minecraft, ça me parlait pas vraiment. Et pourtant ! Je me suis quand même penchée dessus, et … Je ne l’ai plus lâché.

Et effectivement – comme on me l’avait bien dit – c’est un livre qui change. On connaît déjà les livres Minecraft – les aventures non-officielles du Journal d’un Noob, les Frigiel et Fluffy, etc. Mais là, c’est autre chose (j’y viens, j’y viens !). Le postulat de départ ? Que se passerait-il si un maniaque fou de Minecraft faisait irruption dans votre ville pour s’emparer du plus d’âmes humaines possible ?

Tout commence lorsqu’ Antoine, fan de Minecraft et de FlowerPower – une des stars de ce jeu – remarque des choses étranges autour de lui : une boutique construite selon l’esthétique de Minecraft ouvre ses portes en face de chez lui, les personnes en sortant semblent se comporter comme des zombies, la directrice du collège en sortant est elle aussi hypnotisée, et – comble de l’étonnement – sa sœur, d’habitude obnubilée par son téléphone n’y jette plus un œil ! Quelque chose ne tourne définitivement pas rond (en même temps, vous avez déjà essayé de faire quelque chose de rond dans le monde pixelisé de Minecraft ???)

Aidé de sa copine Vénus – une dure à cuire qui n’est vraiment pas tendre avec lui – et de leur prof de techno – véritable connaisseur du jeu, malgré son âge avancé 😉  -, Antoine va entrer dans le jeu pour déjouer ce terrible plan.

En lisant ce livre, j’ai ri. Il est truffé de jeux de mots en tous genres, vraiment super bien écrit ! Marine Carteron, l’auteure, vous la connaissez peut-être déjà, en plus ! Pour rappel, elle a écrit Les Autodafeurs, Génération K (eh oui !) et d’autres livres pour ados, entre autres parus au Rouergue, une maison d’édition vraiment portée sur la qualité, que ce soit aussi bien pour la jeunesse que pour les adultes !

Allez ! Fans de Minecraft, quittez vos claviers ! Je vous mets au défi de lire ce roman d’aventure ; vous y prendrez certainement tout autant de plaisir 🙂 Sans hésiter dès 9 ans !

1 novembre 2018 1 commentaire
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Dans une petite ville du Morvan, Matéo, doué d’un incroyable talent pour le dessin, Richard, garçon timide, avec une vie difficile, ayant une imagination débordante et José, qui connaît tout des phénomènes naturels qui pourraient être des preuves du paranormal sur Terre, sont trois amis inséparables.

Ils ont en commun leur passion pour la très célèbre et incroyable série de bandes-dessinées Héros, qui met en scène les aventures du personnage du même nom. Héros qui évolue dans un univers extraordinairement riche. Héros qui est formidablement bien illustré. Héros qui est un aventurier sans peur et sans reproche.

Les trois garçons ont aussi un projet en commun : faire connaître au monde, lorsque le moment sera venu, leur propre série, qui tire ses origines dans celle de Héros :  Héritier – ou Legacy, nous dirait José. Ils y travaillent en y mettant tout leur cœur, en tout cas.

Un jour, alors qu’ils travaillent à leur bande-dessinée, Matéo, José et Richard sont interrompus par un homme qui tend à ce dernier une fiole remplie d’un liquide qui semble vivant…

Par la suite, tandis que Matéo se ronge les sangs d’avoir perdu les planches de leur projet et à propos de ses sentiments, que José enquête sur l’aggravation de phénomènes climatiques et à propos d’une secte, Richard essaie d’apprivoiser de mystérieux pouvoirs magiques qui semblent lui être venus après cette soirée.

Au cœur de nombreuses machinations, les trois garçons vont s’unir pour combattre des forces occultes qui tentent de s’abattre sur la Terre, et tout particulièrement sur leur village … Et si le fantastique avait intégré le réel ? Et si l’univers de Héros rencontrait celui des garçons ? Et s’il en avait toujours fait partie ?

On rencontre dans ce premier tome des personnages attachants, peut-être parce qu’ils sont ordinaires, comme vous et moi ?!; des jeunes hommes, des jeunes filles avec leurs tracas d’adolescents : l’école, les sentiments, la famille, etc. Ainsi, de nombreuses problématiques de l’adolescence sont évoquées, au cours des pages de ce roman. Et la plume expérimentée de Benoît Minville est si agréable à retrouver ! (pour ceux que ça intéresseraient et qui ne le savent pas encore, Benoît à aussi publié en adulte !)

22 octobre 2018 0 commentaire
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Depuis son enfance, Justine est la cible des hyènes, menées par la belle, riche, populaire et talentueuse Margot. Cette dernière semble avoir été bercée à sa naissance par toutes les bonnes fées : les fameuses Fortune, Beauté, Grâce, etc. alors que pour Justine, elles devaient être trop occupées …

Mais un matin, la reine ne viendra plus.

Quand Margot se suicide, c’est l’incompréhension totale, pour Justine, sa famille, ses amies. Se faisant passer pour sa meilleure amie cachée et aidée des carnets secrets de Margot – de vraies mines d’informations sur la façon de se conduire, sur son entourage et sur ses propres agissements – Justine entame une vraie révolution d’elle-même, et enquête, « fouine », pour enfin comprendre : pourquoi la belle a-t-elle voulu mettre fin à ses jours ?

Pourquoi, alors qu’elle avait tout ?

L’obsession de Justine devient alors de mettre à jour la vérité, mais elle comprend, à la lecture de ces pages, que les apparences sont parfois trompeuses, que la dissimulation est partout. La vérité n’est pas forcément celle que l’on croit. Derrière un simple fait anodin, se cachent parfois des rouages beaucoup plus profonds, entraînés par de plus obscures raisons. Elle découvre alors les manipulations, les amitiés douteuses et les accords secrets passés pour d’obscures raisons, qu’elle aura à cœur de comprendre.

Ce roman pour les adolescents à partir de 14 ans est un véritable thriller psychologique, mêlé à réel un passage de vie, un apprentissage. Gwladys Constant s’empare de sujets très sensibles – avec sa plume des plus acérées et une narratrice très critique – dans les pages de cet ouvrage : l’amitié, la popularité et ses ravages, la sexualité, et notamment l’homosexualité – et l’inceste, le harcèlement, le suicide … Des sujets forts et importants pour les adolescents. Des sujets durs à aborder, mais nécessaires.

Et en fait, comme la protagoniste, je voulais savoir. Le roman ne se lâche pas, on veut comprendre pourquoi, comment, est-ce que Margot, ainsi que tous les gens l’entourant en sont arrivés là. Et à chaque fois, une nouvelle question se pose, une incohérence pointe le bout de son nez dans l’histoire et on se demande à nouveau « pourquoi ? ».

Dans ce récit, l’empathie ressentie pour la protagoniste est forte. On pourra s’identifier à elle ou non, mais on ne sera pas indifférent à cette jeune fille qui se pose des questions et qui en pose, que ce soit autour d’elle ou à nous, lecteurs, pour découvrir la vérité et briser le « mur des apparences ».

 

12 octobre 2018 0 commentaire
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2038 : une nouvelle organisation du pouvoir politique entraîne la montée du régime totalitaire – élu à 95 % des voix. Ce dernier pratiquant une nouvelle forme de ségrégation, la ségrégation génétique, Josépha, notre protagoniste, est internée dans un « centre de soin », éloignée de sa famille et de ses amies. Son arrivée dans ce lieu qui tient plus du camps de concentration que du centre hospitalier promis par le gouvernement est due à son hypertrichose, qui lui cause une très forte pilosité sur l’intégralité de son corps – elle est jugée « non-conforme ».

A travers son journal intime, Josépha montre sa révolte, la montée de ce nouveau fascisme, ainsi que sa nouvelle vie de vedette de télé-réalité. Elle y est montrée avec d’autres enfants non-conformes, considérés comme des phénomènes de foire, qui deviendront très vite célèbres. Malgré un contexte de plus en plus négatif, les enfants se lieront d’amitié et tenteront de mener à bien leur combat pour contrer le destin des autres enfants du centre.

Un siècle après la montée du nazisme, le contexte de vie présenté est donc une réécriture de notre histoire. Le roman est inspiré de faits réels datant de la Seconde Guerre Mondiale, rappelant, entre autres, les expériences menées par le célèbre docteur Mengele.

On est touché par la plume sensible et parfois ironique ou rebelle de cette jeune fille un peu solitaire. Ce roman doit être vu comme un témoignage de cette période historique, placé dans un contexte différent et cependant très proche de nous. Il est aussi une mise en garde et un rappel de notre histoire pour les adolescents à partir de 12 ans.

26 septembre 2018 0 commentaire
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La « litté ado » est un secteur dans lequel les éditeurs se retrouvent face à des choix pas toujours évidents à faire… Je m’explique, au risque d’en choquer certains (voir pas mal ^^) et n’en déplaise, parfois souvent ils optent pour des textes plutôt girly, très branchouilles, dans « l’air du temps » (si je puis m’exprimer ainsi). « Faut bien vendre ma bonne dame ! » répondraient-ils à cela. Ce à quoi j’ai envie de dire : « Pas à n’importe quel prix ! » (second degré, évidemment). En tant que libraire, mes choix/conseils se dirigent plutôt vers des textes qui marquent au fer chaud (au risque d’offenser quelques parents) histoire de réveiller voir d’éveiller les consciences. Parce que les livres font grandir l’esprit ! Attention, je ne parle pas de textes politicards (pour ça on peut compter sur le chef de soupe – hihi ^^) non !, je parle de ces textes qui bousculent les âmes, ceux qui jouent avec nos sentiments, qui nous ouvrent le champ des possibles sur le monde et peu à peu laisseront ouvert le tiroir de l’empathie (le plus important me semble-t-il pour construit l’être humain, non ?)…

Bref ! tout ça pour vous annoncer avec joie et beaucoup (mais alors BEAUCOUP) de plaisir, de trépignement même, d’excitation (si si) le petit premier (digne des plus grands) de la collection ado des éditions MeMo : Grande Polynie ! qui fait entendre des voix de l’adolescence, de toute origine et de tout horizon, de tous les genres humains et littéraires. Échos à partir de 13 ans (Bon ! ce roman-là je le conseillerai plutôt dès 14/15 ans 😉 ) jusqu’aux jeunes adultes. [MeMo]

Milly Vodović est cachée derrière un arbre, la colère monte telle la petite bête, sauf que contrairement à la comptine ce ne sont pas des guiliguilis qui guettent son adversaire… Son frère ainé, Almaz, apeuré dans son champ de vision est face à Swan Cooper, une arme à la main. Prise d’une rage, d’une hargne folle, (dois-je vous préciser qu’elle a 12 ans ?!) Milly surnommée Milk, court, fonce dans Swan lui cassant le bras et le nez, pour sauver son frère couché à terre, dans la boue. Vexé, Almaz, 17 ans (tu m’étonnes), ne lui pardonnera pas, jamais… Mais peut importe, Milly au caractère rude, se sent pousser des ailes, voire indestructible désormais. Mais se sentira-t-elle si sûre d’elle quand les coccinelles envahirons la ville, que certains démons se réveillerons ?

Milly Vodovic est juste IN-CROY-ABLE (le bouquin ET le personnage ^^) !

Non, personne n’égale Milk. Peut être Swan, à l’époque des soufflés au fromage et ses envies étoilées. Encore que l’océan et le bonheur n’aient jamais fait partie de ses priorités. Cette fille est assurément une hallucination. Même son visage cuivré, sous la lune rose, rappelle les souterrains ornés de joyaux, où se déroulaient les contes de son enfance. Toutes ces créatures célestes et ces monstres d’outre-tombe, dans ses yeux à elle. A dire vrai, elle ressemble surtout aux lucioles du jardin de sa grand-mère. Insolites et éclatantes de couleurs, des couleurs impossibles à délaver.

En tant que terrienne (au sens villageoise) si j’avais lu ce roman à 15 ans il m’aurait fait non seulement aimer davantage la littérature (c’est certain); mais m’aurait surtout fait me sentir moins seule, m’aurait donné plus de courage aussi pour affronter la vie d’adulte qui se profilait devant moi. Tout comme le personnage de Milly, le roman en lui-même est impressionnament magique ! Il donne du sens…

Entre roman d’aventures et fable, l’histoire de Milly est captivante ! Zestée d’amitiés – parsemée de larmes – agrémentée de fantômes, elle nous rentre dans l’lard et nous met face à nos propres démons (Qui n’en a pas ?!) Entre rêve et réalité, saurez-vous les dompter jusqu’au bout ?

Milly Vodovic parle des possibles, d’injustice, des rêves, éveille rébellion et folie douce… Oui, tout ça !

Alors oui, certains libraires diront qu’il n’est « pas facile à vendre » mais – excusez mon langage – : Putain que c’est bon de tels livres ados ! Personnellement ce métier je le fais pour soutenir de tels textes !!! Allez amis libraires, bibliothécaires, parents : agissez, foncez et semez ce texte magistralement écrit, sublimement décrit, la plume de Nastasia Rugani envoûte, enrobe, jusqu’à accompagner notre jeune Milly vers ce monde d’adultes où elle ne souhaite pas rentrer… Quant à la couverture signée Jeanne Macaigne : Parfaite ! je dirais (vous vous souvenez ? je vous avais déjà parlé d’elle par ici)

!!! ÉNORME COUP DE CŒUR !!!
Bravo à MeMo pour leur engagement, à Nastasia
pour cette plume & Jeanne qu’on a hâte de rencontrer (…).
Merci pour les lecteurs à venir.

20 septembre 2018 1 commentaire
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Axl Cendres… Il y a 10 ans je lisais son premier roman avec une passion folle : Aimez-moi maintenant ; il y a quelques jours dans ma boite mail elle m’envoyait son prochain, qui sortira en septembre 2018, pour la rentrée littéraire. 10 ans !
Pour tout vous avouer quand un script m’arrive par mail, je ne le lis pas ! J’estime passer déjà trop de temps devant les ordinateurs et autres écrans ce n’est pas pour en plus y lire un roman ou autre pavé alors que je peux bouquiner allongée dans mon lit ou mon bain, en bord de mer ou aux p’tits coins (eh oui, je suis contre les tablettes et alors ?!). Mais là il s’agissait du prochain d’Axl !!! Et ses mots accompagnant son trésor étaient telles des pépites… au chocolat ^^ Alors je m’en suis délectée aussitôt en guise de goûter.

Je l’ai lu d’une traite, comme à chaque fois que je lis ses textes me diriez-vous. La narration intimiste nous appelle, les dialogues omniprésents nous projettent au cœur de l’histoire; elle jongle avec les mots à croire qu’ils lui brûlent les doigts. Je suis une droguée à ses écrits; vaut mieux à ça qu’autre chose 😉

Cœur battant : étonnant titre me suis-je tout d’abord dis; un peu cucul non ?!. Et puis connaissant la signature d’Axl, je me suis dis qu’il fallait se laisser porter, se laisser aller. Le romantisme à la barbe à papa c’est pas son truc, ou alors accompagnée de réglisse à la place des guimauves, alors j’ai ouvert et lu cette première phrase…

« L’amour est le désir de trouver quelqu’un qui connaisse l’étendue de notre tristesse. » Alice au pays des névroses

Yes ! Oh yeah. Elle est revenue (à la gospel ^^)

Alex, 17 ans débarque à la Clinique des Citadelles où y sont accueillis les Alcooliques, les Anorexiques, les Sexooliques et les Suicidants. Alex fait partie de cette dernière catégorie. Attention ! les Suicidants, sont des personnes qui ont raté leur tentative de suicide – à ne pas confondre avec les Suicidaires, ceux qui ne sont pas passés à l’acte.
Il y fera la connaissance de Victor, un ado à gouaille et panse proportionnellement déployées; de Jacopo, un italien fortuné torturé; de Colette une vieille dame endimanchée au vocabulaire apprêté (ou devrais-je plutôt dire l’inverse ?!) et d’Alice… Alice, celle qui va tout bousculer.

Vous y croiserez aussi Jésus, deux Oscars, des chiens – une chienne, des rats, des pigeons, des leçons, des métaphores et autres photophores. Laissez-vous emporter dans ce roman honnête qui aborde la vie frontalement, où se croisent les générations, les différences et que la vie (ré)unit.

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux délicieux et bienveillants textes de Marie-Sabine Roger en lisant Cœur battant, il y a tellement de points communs.. Et puis y règne une atmosphère particulière… la même que celle ressentie ado devant un film que j’ai dû voir 20 fois; je lisais avec les yeux de ceux qui regardaient les Goonies 🙂

A la différence de ses précédents textes j’ai beaucoup mais alors beaucoup ri; vous savez quand vient ce premier rire que vous essayez de retenir parce que rire en lisant vous vous dites que ça le fait pas – un peu de dignité ma bonne dame ! – mais vous n’y arrivez pas, alors quand arrive le prochain vous riez à gorge déployée, vous vous lâchez, accueillez et acceptez le cœur battant, votre rire solitaire et vos yeux humides de plaisir. Et puis j’ai pleuré aussi… Putain c’qu’elle est forte ! (excusez mon langage mais c’est le cœur qui parle et quand il bat si fort il faut le laissez s’exprimer).

Vive la vie, vive les rats et les pigeons aussi. Vous comprendrez 😉 …

Au nom de l’ado qui aurait aimé te lire à l’époque, de tous les ados qui auront la chance de tomber sur ce texte, et au nom de la littérature jeunesse, je tiens à te remercier pour ce roman (encore plus que les autres et Dieu sait que je les aime), tout ce que tu partages et transmets ici, ton humour, ton honnêteté, ton écriture incisive. Sache qu’on t’aime Axl et que j’attends de pied ferme les prochains ! BRAVO et MERCI Axl 🙂

INTERGALACTICO-SPATIAL COUP DE CŒUR !

17 août 2018 0 commentaire
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Sauvages, c’est l’histoire de Jonas, 16 ans, Indien « accueilli » dans un pensionnat autochtone du Québec des années 1950. Plus largement, c’est l’histoire de ces établissements qui ont arraché des enfants à leur famille, leur tribu pour les élever selon cette volonté d’assimilation à la culture eurocanadienne tout en employant des méthodes méprisantes, allant jusqu’à la torture. « Tuer l’Indien dans l’enfant ». Des pensionnats qui par ailleurs ont perduré jusqu’aux années 1990.

C’est aussi une histoire qui prend aux tripes tant on est plongé(e)s dès les premières pages dans l’atmosphère de ce pensionnat, confronté(e)s au Père Seguin et à ses méthodes « d’éducation ». Là où l’autrice réussit à nous faire ressentir la sensation d’emprisonnement. Et puis arrive cette lueur d’espoir, celle qui nous tiendra comme elle tient Jonas jusqu’aux dernières pages. L’espoir de retrouver une liberté qui lui a été volée six ans plus tôt et qui lui sera rendue deux mois après ses 16 ans.

Alors on la caresse cette liberté, on l’imagine proche – 60 jours à tenir -, on la touche même du doigt puis voilà que tout bascule. Que soudain l’attitude du Père Seguin et des sœurs qui l’entourent, la Geôle dans laquelle on enferme les enfants récalcitrants, l’habitude d’obéir, fermer les yeux et courber l’échine deviennent insoutenables. Jonas commet l’irréparable avant de s’enfuir avec un autre pensionnaire et les voilà aussitôt traqués. Commence une chasse à l’homme violente et effrénée dans cette nature québecoise où le sol est gelé six mois de l’année, où les cours d’eau deviennent furieux au dégel et où la nature qu’on ne peut plus hostile est finalement la seule entité sur qui compter. Quand – les chasseurs et leur meute aux trousses – il faut rejoindre la voie ferrée pour survivre.

En plus du rythme haletant de cette course poursuite, l’écriture est elle aussi addictive, partageant le récit entre le dedans, le dehors et les souvenirs. Ceux qui permettent de se rappeler qui on est. Une ode à la liberté vibrante de vérité et à l’issue incertaine jusqu’aux dernières pages tant la mort paraît proche. À paraître le 29 août et en précommande sur le shop.

7 août 2018 0 commentaire
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