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Voilà deux ans qu’on avait pas entendu parler de Simon Roussin, fidèle des éditions 2024. Il nous revient en beauté avec Xibalba. Ce nouvel album s’inscrit dans la lignée de l’époustouflant Prisonnier des glaces, puisqu’on y retrouve certains visages connus…

Cette fois, point de glacier mais 250 pages entre le Venezuela et le Mexique, entre les villages, les étendues désertiques et la jungle – Xibalba. Ces paysages naissent sous le trait simple, parfois juste évocateur, de Simon Roussin – et les voilà se dressant, puissants, sous nos yeux.

Sans qu’on s’en aperçoive, Simon Roussin nous entraîne là où il veut aller, dans un récit qui oscille entre l’aventure et l’intimiste, puisque partir à l’aventure c’est aussi se confronter à soi-même, pas vrai ? On suit une troupe de personnages menés par André, pilote laissé pour compte lors de la fermeture des lignes aéropostales. Ces personnages, la jungle va tantôt les rapprocher, tantôt les éloigner les uns des autres. On voudrait tout savoir d’eux, ne pas avoir à les laisser livrés à eux-mêmes. On s’évade, on voyage.

En plus de la maîtrise incroyable de l’équilibre entre le texte et l’image, Simon Roussin et son Xibalba ont pour eux la qualité de l’objet proposé par 2024 : trois couleurs pantone, entre bleu profond et ocre éclatant, collent à merveille avec les paysages. Le papier, le dos toilé en simili-cuir, la couverture mat… tout est réuni pour que l’on ait envie de garder cette BD entre les mains le plus longtemps possible.

D’ailleurs, j’en profite pour vous dire que, pour Noël, les éditions 2024 proposent deux super chouettes lots de 15 cartes postales – le premier, autour des livres, est bien sûr signé par Tom Gauld, et réunit des extraits de Vous êtes tous jaloux de mon jetpack et En cuisine avec Kafka (dont on avait parlé par ici !). Le second, consacré à Noël, est un petit voyage dans le catalogue de l’éditeur puisqu’on y retrouve des dessins de Sophie Guerrive, Anouk Ricard, Élisa Géhin, Simon Roussin… et plein d’autres. Vous les trouverez bien entendu en soupière, mais aussi sur le shop, en cliquant ici pour fêter les livres et pour fêter Noël !

30 novembre 2018 0 commentaire
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En panne d’idée cadeau pour tonton Didier ? Le petit Maxime a déjà TOUT et vous ne savez pas quoi lui offrir ? Mamie vous jure ses grands dieux qu’elle n’a besoin de rien ? Rien n’intéresse Clara, 14 ans ? La solution est toute trouvée. Un livre. Et je ne dis pas ça parce que je suis libraire ! (peut-être un peu).

Il y a tellement de belles choses qui ont été publiées cette année chez nos éditeurs préférés qu’on n’a pas pu s’empêcher de rassembler ces pépites en deux sélections spatialement spéciales : une pour les enfants, de la naissance à l’adolescence, et une autre pour les adultes, enfin… les grands enfants 😉

Cliquez sur les images ci-dessous pour les découvrir ! Et n’oubliez pas : en commandant sur le shop vous pouvez demander des paquets cadeaux… et si besoin, en commentaire, écrivez-nous quel prénom noter pour chaque paquet !

Et, pour les incurables allergiques aux livres ou pour compléter la hotte, on vous a aussi concocté une sélection de jeux, babioles, machins et autres trucs qui feront à coup sûr des cadeaux originaux !

Les illustrations utilisées sont tirées du super petit livre Le sapin de Lionel, d’Éric Veillé, chez Actes Sud Junior !

26 novembre 2018 5 commentaires
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Je referme cette bande dessinée les yeux souriants, le cœur dansant et dans la bouche : un goût d’enfance; un plaisir retrouvé ! Vous savez celui qu’on s’autorise parfois en s’offrant une barbe à papa à la fête foraine itinérante…

Vous connaissez Catherine Meurisse de part ses caricatures, son travail chez Charlie Hebdo, eh bien ici pas de caricature (à peine ^^), elle nous livre une part d’elle, de son enfance. C’est généreux, doux, émouvant, drôle aussi.

Et puis, j’ai envie de vous dire : « Quel adulte n’a pas un jour ré-ouvert  la porte sur son enfance pour ainsi comprendre le pourquoi du comment on en est arrivé où nous en sommes ? » Vous me suivez ? ^^

Enfance heureuse, parsemée d’anecdotes croustillantes et odorantes; cette histoire est un vrai bonheur à lire, une ballade champêtre qui ressource. C’est aussi un beau clin d’œil à sa sœur, un hyper bel hommage qu’elle rend à ses parents !

 

Entre émotions, nostalgie et rêverie, ce mélange parfait est à savourer au fond de son lit, de son bain, aux chiottes aussi (parce qu’on s’en fout le principal c’est d’être bien). Courez l’acheter chez votre libraire indépendant ou par ici ! Semez-le, et surtout surtout : gardez-en un exemplaire dans votre bibliothèque; et tel un album photos de famille ré-ouvrez-le quand vous aurez envie de prendre un grand bol d’air, besoin d’espace. La vie est ainsi faite : d’espoir et de grands espaces…

Merci à Catherine pour ce air de déjà vu- parfois j’ai eu l’impression qu’elle racontait mon histoire ^^…

Merci pour cette liberté ré-appropriable…


(Désolée pour les photos – pas d’appareil photos sous la main- En espérant que ça vous donne une raison de plus d’avoir cette BD entre les mains 😉 )

8 novembre 2018 0 commentaire
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© Fabien Toulmé

Peut-être connaissez-vous Fabien Toulmé… Il nous avait déjà touchés en plein cœur avec Ce n’est pas toi que j’attendais, une BD autobiographique sur Julia, sa fille, porteuse d’une trisomie 21 qui n’avait pas été détectée pendant la grossesse. L’an dernier, il récidive en se penchant cette fois plutôt du côté de la fiction, avec l’histoire de Baudouin et de ses deux vies : la seconde commence lorsqu’on lui détecte une tumeur et qu’il décide de se rapprocher de son frère pour quitter sa première vie, bien rangée.

Et si, pour sa nouvelle bande dessinée, Fabien Toulmé s’intéresse à sujet d’apparence tout à fait différent, il nous parle en fait toujours et encore de l’humain. L’Odyssée d’Hakim, le premier tome d’un triptyque issu de nombreux entretiens avec Hakim. Puisqu’il s’agit en effet d’une histoire vraie, celle de ce Syrien venu se réfugier en France lorsque la guerre civile fut déclarée dans son pays, quittant ainsi famille, amis, travail…

Fabien Toulmé explique :

L’idée de départ de cet ouvrage était, pour moi, de connaître (et de faire connaître) ceux qu’on appelle d’une façon globale les « réfugiés » en oubliant parfois que, derrière ce terme, il existe une multitude de destins et d’histoires.

Dans ce premier tome, la première partie du périple : de la Syrie à la Turquie. Les tomes 2 et 3 retraceront son parcours à travers l’Europe, jusqu’à son arrivée en France.

Fabien Toulmé sera donc parmi nous, à la Soupe,

le vendredi 9 novembre, de 17h30 à 19h !

Ne ratez pas ce rendez-vous ! L’occasion de (re)découvrir un auteur engagé. Et rappelez-vous, vous pouvez passer par le shop pour commander vos dédicaces. Et l’évènement Facebook, c’est par ici !

5 novembre 2018 0 commentaire
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Une avalanche de BD a déferlé sur la Soupe – et toutes les bonnes librairies indépendantes de France et de Navarre – depuis le mois de septembre. Il y a les attendues : L’Arabe du Futur 4, de Riad Sattouf ; Les Rigoles, de Brecht Evens (sublime !) ; Le Chemisier de Bastien Vivès… Il y a les surprenantes : L’Âge d’Or, de Roxanne Moreil et Cyril Pedrosa ; Moi ce que j’aime, c’est les monstres, d’Emil Ferris, Ted, drôle de coco d’Émilie Gleason ou tout récemment Servir le peuple de Van Lianke et Alex W. Inker…

Parmi elles, Negalyod.

Déjà, ce nom étrange. Cette couverture un peu hypnotisante (dans quel sens la lire ??). Et puis, a priori, deux univers opposés ici mêlés : un futur de technologie et une faune jurassique.

Comment en est-on arrivés là ? C’est au lecteur de se l’imaginer. Dans cet univers, l’eau a été emprisonnée dans un immense réseau de tuyauterie. Qui maîtrise l’eau a le pouvoir, pas vrai ? En tout cas, règne sur les hommes une entité un peu mystique – ou tout du moins mystérieuse. Jarri, un jeune berger solitaire du désert, se rend en ville pour venger son troupeau décimé par un camion météo. Il y rencontre un groupe de rebelles et, presque malgré lui, se rallie à leur cause.

Comptez 200 pages de BD : il n’y en a ni trop, ni pas assez, les moments passés sous silence sont parfaitement dosés pour stimuler l’imagination – et franchement, c’est un équilibre pas si évident à trouver… ! En bref, pas de panique, vous n’en sortirez pas frustré. Pourtant, la fin est arrivée sans que je n’ai eu le temps de m’en rendre compte. La moi-plutôt-littérature-que-BD-à-la-base dirait que Negalyod ferait un super roman – mais soyons honnêtes, les planches sont folles, les couleurs sublimes et le trait précis.

Il y a tout dans Negalyod : de la SF, de l’aventure, de la réflexion politique et sociale, une intrigue amoureuse, de l’écologie (et des dinos !!!). Offrez-la à votre pote fan de BD, ça lui plaira.

14 octobre 2018 0 commentaire
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L’été touche doucement mais sûrement à sa fin, et, même si le soleil brille encore assez pour que les plages ne soient pas désertées, les bancs de l’école ont retrouvé des paires de fesses pour les réchauffer.

Bref, pour nous libraires, qui dit fin de l’été dit rentrée scolaire ! Au milieu de toutes les commandes lancées par les professeurs et rendues obligatoires, on s’est dit que ce serait chouette de vous présenter des lectures cools, marrantes, un peu d’aventure, de fantastique, de fun ^^… De quoi s’évader ! Si tu cliques sur l’image juste en dessous tu trouveras des romans, des BDs, des albums et des docs : nos coups de cœur pour tous les âges, des plus petits aux plus grands enfants.

Et puis les adultes ne sont pas en reste : voilà septembre et sa fameuuuuse rentrée littéraire ! Les premières listes des prix commencent à tomber mais ça fait aussi du bien de ne pas toujours les écouter (on est comme ça à la soupe ^^)… Ça tombe bien : vos libraires ont eu pleeeein de coups de cœur cette année ! Et puis du côté des BDs, de nombreuses nouveautés ultra-chouettes sont sorties ce mois-ci. Pareil, clique juste là-dessous pour découvrir tout ça !

Voilà de quoi te combler si ta bonne résolution de rentrée c’est te (re)mettre à la lecture !! Tu peux aussi passer nous voir pour des conseils aux petits oignons 😀 c’est encore mieux 😉

16 septembre 2018 0 commentaire
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Grand format pour grande épopée ! Le Moyen-Âge dans ce qu’il a de plus obscur et de plus lumineux, dans toute sa splendeur grâce au sublime dessin de Cyril Pedrosa (souvenez-vous des Équinoxes ou de Portugal…), accompagné cette fois par Roxanne Moreil. Quatre mains, ce n’était pas peu pour accoucher d’une telle bande dessinée.

Quand j’ai pris des notes juste après l’avoir refermée, pour cet article, j’ai écrit au moins trois ou quatre fois des variations du verbe « captiver » : « captivant », « captivée »… Bon, on va tenter d’éviter les répétitions ici mais vous avez compris l’idée… 😉

En feuilletant, on est frappés par les couleurs (mais quelle palette !!!), par les fresques en pleine page, par les airs fantasmagoriques de certaines des cases, puis, à y regarder de plus près, par les expressions des visages, calculées aux millimètres, par les détails de la forêt… L’âge d’or allie à merveille l’art du dessin avec l’art de la narration.

On ne se rend compte de rien tant l’ensemble est d’une incroyable cohérence, à grand renforts de camaïeux, de personnages qui se déplacent sur la page, tout est à sa place et en même temps rien n’est laissé au hasard, rien n’est « que décoratif ». Il n’y a qu’à voir les personnages secondaires qui chacun, à leur manière, tiennent un véritable rôle dans la narration.

Quant  à l’histoire… Eh bien, tout en reprenant des sujets liés à l’imaginaire de cette époque (lutte de pouvoir et héritage, famine, révoltes populaires…), nos deux auteurs nous appellent à faire un pas de côté, et ce faisant, nous montrent aussi à quel point l’humain n’a pas tant changé.

J’ai presque envie de ne rien vous raconter pour vous laisser découvrir tout cela avec un regard complètement vierge, mais sachez qu’il est question d’une jeune héritière au trône trahie par les siens, d’un voyage à travers une forêt et de la quête d’un âge d’or.

Et ce n’est que le début…

10 septembre 2018 0 commentaire
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Un peu de BD au milieu de toute cette rentrée littéraire ! Sortir de sa zone de confort, c’est aussi aller vers un livre « ovni » qui, graphiquement, est si particulier qu’on ose imaginer ce qu’on va y trouver (un OGNI – objet graphique non identifié – comme on les appelle ici). Mais par curiosité, et parce que quelqu’un nous l’a pointé du doigt, on se lance et parfois, on a de sacrés surprises !

Vous imaginez bien que si je vous dis ça, c’est parce qu’on est dans un cas typique de « ouah-oula-je-m’attendais-pas-à-ça ».

Si vous vous contentez des quelques premières pages de cette BD pour vous en faire une idée, voilà ce que vous y verrez : un drôle de coco, un type un peu bizarre, maigrichon de 26 ans aux jambes immenses et a priori assez inapte socialement… On découvre sa routine bien huilée : il se lève, s’habille, souffle dans ses toilettes (???), mange, réclame une place attitrée dans le métro, va travailler (dans une bibliothèque), mange dans un fast food, rentre, regarde la télé, fait pipi sous son matelas (re ???). Et au milieu de cela, ne semble pas avoir beaucoup d’amis. Une série d’évènements vont le renvoyer dans le cocon familial, où ses tocs vont ressortir et où ses crises d’angoisse vont redoubler.

Tout nous l’a indiqué dès le début, il suffisait de lire entre les lignes, mais c’est chez ses parents que cela va être formulé, en guise de présentation à son tout nouveau beau-frère : Ted Gugus est autiste Asperger.

Émilie Gleason raconte la violence du quotidien, tente de transcrire au mieux les peurs et les doutes, chez Ted et chez ses proches, et la lucidité dont lui fait preuve parfois, tout en se laissant en même temps submerger par une réalité qui le dépasse souvent.

Les couleurs vives et le dessin fou d’Émilie Gleason collent parfaitement au message que celle-ci veut nous faire passer, et les émotions arrivent un peu sans crier gare puisqu’en apparence le ton est léger. Cette BD est d’une efficacité dingue, d’un réalisme hallucinant et d’une audace incroyable. Bravo.

27 août 2018 0 commentaire
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