Accueil Policiers, Thrillers & Romans noirs
Catégorie

Policiers, Thrillers & Romans noirs

Évasion, c’est avant tout pour moi des retrouvailles avec l’écriture de Whitmer. L’auteur des tonitruants Pike et Cry Father nous revient pour une aventure glacée et glaçante dont lui seul a le secret.
Pour tout vous dire, Whitmer c’est pas un tendre. Le genre de mauvais garçon qui vous balance un direct du droit qui sonne un peu mais qui a le mérite de vous sentir bien vivant. Whitmer, c’est une écriture franchement pas accueillante, un tantinet vulgaire dans ses dialogues – non, franchement vulgaire – mais qu’on prend le temps d’apprivoiser et qui sait vous faire une place dans un canapé défoncé pour vous remettre de sa lecture. C’est pas le genre de gars qui va vous raconter une jolie histoire écrite de manière ampoulée, qui va vous abreuver de figures de style, qui va en faire des caisses pour vous plaire. Et pourtant, il ne manque pas (de style). Il se pourrait même que vous vous épreniez farouchement de sa manière de raconter. Cette manière si unique de rentrer directement dans le lard, de vous mettre au cœur de l’action, de vous présenter des gueules pétées, des personnages aussi dégueulasses qu’attachants et singuliers. Des rednecks comme l’Amérique sait si bien les pondre, abandonnés à un rêve américain aussi lointain que traitre.

Chez Gallmeister, ils ont résumé le truc comme ça :

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

Évasion, c’est un roman noir, implacablement noir. Parfois (souvent ?) très immoral, empreint de cette violence liée à l’existence intrinsèque des armes à feu, dans un pays qui n’a jamais su affronter ses vieux démons.
Une fiction d’une apparente fausse simplicité, bien plus complexe et intelligente qu’elle n’y parait. Dotée d’une narration d’une rare efficience, d’une intrigue qui tient sur l’emballage d’un chewing-gum, mais qui saura vous tenir en haleine et vous glacer le sang.

C’était comme s’éveiller d’un rêve. Et là, au bout de la pièce, il y avait Marjorie. Une cigarette entre les doigts, un peu chancelante, appuyée contre un type avec une barbe et une queue-de-cheval noires qui portait un pantalon de laine des bottes de bûcheron. Ils le regardaient tous les deux en souriant. Ce n’étaient pas des sourires amicaux. C’était le genre de sourire qu’on peut avoir quand on passe devant un gars assis sur le trottoir en train de manger sa propre merde dans une boîte à chaussures.

Et puis quelle traduction ! Je n’ose imaginer à quel point la langue de Whitmer puisse être délicate à traduire, dans sa gouaille, sa verve et son style. Un Jacques Mailhos au meilleur de sa forme, qui nous livre ici un travail absolument prodigieux, fidèle sans manquer de panache à ce joyau brut de décoffrage de la littérature noire.

– A paraitre le 06 septembre 2018-

8 août 2018 0 commentaire
10 Facebook Twitter Google + Pinterest

Un livre qui sonne comme une course contre la montre, où l’on ne sait plus bien qui poursuit qui et pourquoi…

Enfin si, pour Alex, on finira par le savoir. C’est une écorchée de la vie, et sa souffrance est la cause de son déséquilibre et de sa folie furieuse, malgré le répit que lui voudrait lui offrir Anton, fou amoureux. Ses plaies physiques, elle les a dissimulées sous des lignes et des lignes de littérature. Le tatouage a fait de sa peau un parchemin plutôt qu’une immense blessure. Avec les quatre runes du nom du dieu nordique de la discorde, Loki, sur sa nuque, comme image de sa nouvelle identité.

Car les plaies de son âme, par contre, sont bien plus difficiles à maîtriser. Là voilà donc, dès les premiers chapitres, qui entraîne un homme dans une chambre d’hôtel pour l’assassiner sauvagement, après lui avoir fait miroiter l’espérance d’une nuit de plaisir. Il était de toute façon à ses trousses.

Visiblement, ce n’est pas la première fois qu’elle prend une vie. Et une jeune flic écossaise commence dangereusement à remonter sa piste.

Valentine Imhof, dans ce premier roman, s’applique à mêler rock et littérature à ce combat que sa personnage principale mène contre elle-même et contre la tempête sous son crâne. Alors on a en fond sonore Santana ou les Doors, puis, égrenés au fil du texte, des morceaux de tatouages, des mots piqués à Lautréamont, Conrad ou Kafka.

Par les rafales c’est un genre de tornade qui nous cueille sans qu’on sache trop comment, qui vomit le monde et sa brutalité, et qui fait paraître les innocents et les optimistes comme des aveugles bien trop candides. Et ça vous retourne.

(Les sublimes photographies de tatouages sont issues du livre Black Novels for Lovers de Pietro Sedda)

21 mars 2018 0 commentaire
4 Facebook Twitter Google + Pinterest

Une campagne dans le sud, près d’Avignon, une petite ville du Luberon. Cet été-là ne sera pas comme les autres…
Une claquasse (comme on dit) pour Séverine, cantinière, la trentaine bien tassée et Manuel son homme, un taiseux alcoolique qui traficote.  Voilà : leur fille Céline, 16 ans, est enceinte ! Céline, c’est la jolie fille de la famille (et pas que..), animée par l’insouciance et le regard du sexe opposé (une ado me diriez-vous). Et puis il y a sa sœur, Johanna sa cadette d’un an, la tête de la famille, une écorchée vive dont le seul objectif est partir un jour, loin, très loin. Loin de cette famille, de ce trou.

A la lecture de ce roman noir, on ressent la chaleur estivale, on entend le chant des cigales quand ce n’est pas le silence; et aussi la colère : celle de ce père et cette mère qui n’ont pas assez prêté attention à leurs filles et maintenant béh… l’une d’elle est enceinte… Et puis, « qui est le père de cet enfant hein ? » Il sont hantés (tout comme nous un peu ^^) par ce questionnement. Manuel jettera alors son dévolu et sa rage jusque là en sommeil (« de l’autre ») sur le voisin de l’immeuble, l’arabe; bien qu’il soit depuis toujours l’ami d’enfance de ses filles (et pas que..).

De ce premier roman adulte, Marion Brunet, que l’on connait bien en jeunesse (collection Pépix et Exprim’ chez Sarbacane), on en ressent l’empathie dont elle a dû faire preuve lors de son ancien job d’éduc’ spé !? Si vous ne connaissez pas sa plume (ou que vous la connaissiez déjà – ça marche aussi !) vous allez vous délecter de ses mots (âpres) ; plonger dans ses phrases (acerbes) telles nos deux ados lors de leurs virées nocturnes dans les piscines des villas cossues.

1 février 2018 0 commentaire
5 Facebook Twitter Google + Pinterest

Alice – la vingtaine – se réveille complètement hagarde un matin, dans une chambre crasseuse après une soirée plus qu’arrosée, un type inconnu et endormi à côté d’elle. Après avoir pris la décision de remettre le couvert pour oublier/digérer la cuite de la veille, elle se rend compte que le type en question n’est pas si inconnu, qu’il est plus que mort, et qu’à ses côtés se trouve un sac en toile rempli de drogue et de billets de banque. Pour expliquer un peu la situation, il faut comprendre qu’un épouvantable accident, survenu quelques années auparavant, a fait plonger la jeune dans une spirale de fuite, d’alcool et d’auto-destruction, et la maintient dans un état de délabrement assez avancé.
A son réveil donc, après avoir plus que partiellement étudié la situation, et non sans avoir rendu son repas liquide de la veille, elle décide de s’emparer du sac et de se barrer avec l’oseille.
Sauf qu’évidemment le propriétaire du sac qui ne l’entend pas cette oreille va se lancer à ses trousses, sur les routes d’une Amérique bien amochée elle aussi.

Samuel W. Gailey alterne la temporalité de la narration, entre un présent posé dans l’action et les rebondissements, et un retour sur les circonstances de la vie dévastée de cette jeune Alice, pour laquelle on se prend de beaucoup d’affection. L’auteur a bien compris une chose : pas besoin de 500 pages pour camper des personnages saisissants et installer une intrigue haletante. Au contraire, il se fend d’une histoire des plus cinématographiques, avec une écriture vive, percutante et hyper visuelle, de dialogues à la répartie bien ciselée, sans jamais se départir d’un humour des plus savoureux. On est immédiatement saisis d’empathie par cette jeune fille, en prise avec son histoire, ses « mauvais choix », le poids d’une culpabilité présumée insurmontable, et par tous les autres personnages, qui nous sont impeccablement dépeints, qu’ils soient principaux ou simplement croisés au détour de quelques pages.

Prenez cet excellent roman noir en main, ouvrez-le et plongez vous dedans. Vous n’aurez qu’une seule envie : atteindre la 328ème page, et vous dire le plus simplement du monde : « Wow, c’était trop bien ».

Parfaitement traduit de l’américain par Laura Derajinski, bravo à elle 🙂

26 janvier 2018 4 commentaires
6 Facebook Twitter Google + Pinterest

Trevanian, auteur mythique s’il en est, qui, grâce aux éditions Gallmeister, s’est vu acquérir un public fidèle, nous surprend une fois encore avec ce récit.

Le narrateur, médecin marqué par la Première Guerre mondiale, revient sur cet été de sa jeunesse, en 1914, qu’il ne peut oublier car il est celui de son premier amour.

Que vous connaissiez l’auteur ou non, que vous soyez amateur de polar ou non, un conseil avec ce livre : ne vous attendez à rien !
Par l’écriture et la narration à la première personne, Trevanian parvient à déjouer habilement les codes du thriller et à nous donner à lire une œuvre hybride, aux accents de rêverie romantique, de comédie en costumes, ou encore de fable réaliste.

Pourtant, dans cette atmosphère particulière de la campagne basque, une ombre plane. Katya et les membres de sa famille semblent avoir enfouis bien des secrets, que notre jeune médecin cherche à découvrir… Pour le meilleur ou pour le pire ?

Un roman à lire d’un trait !

2 novembre 2017 0 commentaire
5 Facebook Twitter Google + Pinterest

Pour une fois (allez !), je vais vous raconter ne serait-ce que le début…

Le long d’une route de Louisiane, une femme. Dans l’une de ses main : sa fille, dans l’autre et sur son épaule, un sac poubelle avec toutes leurs affaires. Elles marchent. Où ? Quelle importance…
Un vieil homme s’arrête, elles montent dans la voiture. Il les déposera au prochain Motel. Avant de repartir il leur donne un billet. Une nuit. Une nuit au chaud, dans un lit. La fillette s’endort, la mère regarde par la fenêtre… De jeunes prostituées montent offrir quelques plaisirs aux routiers arrêtés là. À faire sa curieuse, elle se fera embarquer par un flic qui la prend également pour une pute (comment ça c’est cru ? En même temps je vous donne le ton). Il ne prend pas la direction du commissariat mais s’arrêtera au cœur d’une forêt. (J’vous fais un dessin ou bien…)

En parallèle, l’histoire de Russel. Après 11 ans d’emprisonnement, il revient dans sa ville natale où il pense avoir purgé sa peine…

Entre ces deux personnages, ces deux âmes perdues, leur rencontre se fera autour d’un meurtre.

Nulle part sur la terre parle d’un homme et d’une femme, attachants et sincères, marqués au fer rouge par la violence d’un passé, la difficulté à vivre d’un présent et… avec espoir d’un avenir moins terrible.

 

15 septembre 2017 0 commentaire
4 Facebook Twitter Google + Pinterest

Il est des auteurs que l’on découvre tardivement, et pour lesquels on éprouve la sensation d’être passé à côté de quelqu’un au talent ensorcelant. On m’a longtemps parlé de Frank Bouysse, mais je ne l’ai découvert qu’avec Glaise, son prochain roman à paraître le 7 septembre à la Manufacture de livres, la magnifique maison d’édition de Pierre Fourniaud. Et c’est quand j’ai commencé la lecture de cet immense texte que j’ai saisi la chance qui s’offrait à moi.
Je ne vais pas vous mentir, Glaise fait partie des plus beaux romans que j’ai pu lire, des mieux écrits. Je dis ça en toute objectivité,  si j’évoque la virtuosité de la langue, son exigence, la grande empathie de l’auteur envers ses personnages, dans leur immense humanité, mais aussi de manière très personnelle, dans ce que le récit a de plus touchant.

1914. La première guerre mondiale fait déjà rage, les hommes sont mobilisés pour partir dans les tranchées et servir de chair à canon. Au fin fond du Cantal, nous suivons trois familles. Les Landry voient le chef de famille Victor rejoindre un régiment, confiant sa ferme à sa femme et leur jeune fils Joseph. Ce dernier reste sous l’œil vigilant de Léonard, un vieux voisin et ami de la famille, qui lui enseigne les plaisirs de la pêche et du façonnage de la glaise. Dans une ferme voisine, les Valette, dont le fils est également parti accomplir son devoir, posent un regard un regard cruel et plein de rancœur à tous ceux qui pourraient leur être étranger. Ils vont accueillir la belle-sœur Hélène et leur fille Anna, qui vont ébranler malgré elles l’équilibre de ce petit microcosme rural.

Glaise n’est pas « qu’un » roman noir (et loin de moi l’envie d’associer une connotation dépréciative à ce genre littéraire), c’est un immense récit, de la grande et belle littérature qui donne d’une superbe manière la parole à des hommes et des femmes que l’on voit peu ou entend peu. Ils ne sont pas légion les auteurs comme Frank capables d’écrire aussi bien l’indicible, le silence, le non-dit, d’évoquer aussi bien la tension palpable entre des personnages plus taiseux les uns que les autres. Il écrit sur une ruralité rude, éprouvante, harassante, mais belle, tellement belle…

Avec une économie de mots des plus agréables et une narration finement ciselée, sans jamais se départir de descriptions aussi évocatrices que savoureuses, Frank Bouysse nous offre une littérature besogneuse, riche, vibrante, pétrie d’histoire, peuplée de personnages profonds et plus complexes qu’on ne les soupçonne. Il parle de la vie telle qu’on peut l’imaginer dans ces contrées reculées : parfois cruelle, tantôt extraordinairement touchante et lumineuse, toujours surprenante.

On passa de l’été à l’hiver par un mince trait d’union teinté d’ocre et de rouge. Le froid s’installa, la neige se mit à tomber dès novembre, on se recroquevilla derrière les murs, car il n’y avait plus guère que cela à faire, courber l’échine, attendre que ça passe.
Fragiles humains.
Qui enduraient la neige scarifiée de traces, pareille à une vaste carte dessinée à l’encre sympathique.
Enduraient les redoux, comme des mensonges auxquels ils avaient fini par ne plus croire.
Enduraient les tempêtes et le froid.
Enduraient la pâle lumière et le coût supplémentaire de chaque effort, bien plus qu’en plein été.
Enduraient les hordes de vent venues du nord, s’abritant auprès de grands feux de bois, attendant patiemment que le ciel se vide de ses humeurs, et que s’allongent enfin les jours.
Enduraient, tels des premiers hommes au fond de leur caverne, occupés à construire des mots dans leur tête, et à écrire leur histoire à l’aide de tisons éteints, à chercher dans le regard d’un autre une seule raison d’être là, à chercher une réponse aux seules questions qui vaillent : Pourquoi suis-je au monde et qui peut permettre une telle folie ?
Enduraient le silence et la solitude dans la prison d’hiver.
Enduraient la sagesse du monde, espérant la débâcle des étangs.
Enduraient un destin commun, pétris de résignation.
Fragiles humains, qui enduraient comme ils avaient toujours enduré.
Enduraient aussi la guerre au travers de lettres tachées de boue, et dans de grands silences dressés en église où ils entraient contre leur gré, sans jamais faillir.
Fragiles humains.
Qui endurèrent.

Écrit dans une langue superbe et virevoltante, « Glaise » est un des plus extraordinaires romans qu’il vous sera permit de lire. Un immense merci à Frank pour nous l’avoir confié dans un si bel écrin.

26 août 2017 2 commentaires
9 Facebook Twitter Google + Pinterest

Retrouvailles avec le duo de choc Peter Farris – Anatole Pons (à la traduction), pour un roman noir comme on les aime. Direct, frontal et rugueux, mais avec du style (comme quoi, il est tout à fait possible de s’en prendre plein la tronche en y mettant un minimum de formes). Peter Farris nous livre ici un récit dans un style et un univers proches de celui qu’on avait découvert lors de son précédent « Dernier appel pour les vivants« .

L’histoire du diable en personne démarre sous les chapeaux de roues. Pas les roues d’un bolide rutilant hein, non plutôt le pick-up crade et rouillé appartenant à un redneck du fin fond de la Géorgie du Sud à moitié shooté à la meth.
On fait rapidement la connaissance de Maya, une toute jeune femme enfermée dans le coffre d’une bagnole, en partance vers un endroit bien paumé où on aura creusé un trou à son intention. Après avoir subi les assauts de ses ravisseurs, elle réussit à s’échapper, et finit par tomber sur la piaule de Léonard, un vieux type solitaire au comportement plus qu’étrange, qui la prend sous sa protection, et fera tout son possible pour que Maya échappe au destin épouvantable auquel elle était vouée.

Un Maire aux mœurs dégueulasses, son garde du corps aussi détraqué que violent, un trafiquant de prostituées bien décidé à récupérer la main d’œuvre que Maya représentait, un flic un brin dépassé par la situation de sa petite bourgade qui s’embrase… Toute une galerie de personnages plus crasseux les uns que les autres, qui composent ce micro-univers cosmopolite où tout s’arrache et s’obtient au prix du sang et de la corruption.

Vous l’aurez compris, Peter Farris n’est pas là pour vous faire la comptine en vous prenant par la main. Il vous raconte une histoire, dans ce qu’elles ont parfois de plus sombre et tragique. ll sonde les tréfonds de l’âme humaine et donne voix à des personnages entiers, bruts, fracassés par la vie et le rêve cauchemar américain, mais bien décidés à en découdre pour sauvegarder le maigre espoir de s’en sortir dans le monde corrompu qui est le leur. Le tout est servi par des dialogues savoureux et percutants (et encore une fois, impeccablement traduits) qui offrent rythme et fluidité à un récit inoubliable, où la fureur et la colère enfantent une merveilleuse humanité.

 

16 août 2017 0 commentaire
5 Facebook Twitter Google + Pinterest
Articles suivants