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Littérature française

Il y a quelques temps, on a reçu les épreuves des Bracassées, le nouveau roman de Marie-Sabine Roger, et on s’est tous dit « Yes, un nouveau ! ». Rappelez-vous, Mel l’a même chroniqué par là (comme elle l’avait fait pour Vivement l’avenir et Trente-six chandelles) : ça vous donnera une bonne petite idée de ce dont il est question dans ce chouette roman 🙂

Marie-Sabine Roger est en bonne place parmi nos auteurs chouchous. Elle porte toujours un regard empli de tendresse sur le monde, nous sert des personnages tellement attachants (bien que parfois loufoques…). Avec son écriture empreinte de sincérité, et toujours d’une grande qualité, voilà des romans qui toucheront bien des lecteurs ! Et comme le froid arrive, je vous conseille de vous mettre au chaud sous une couette, avec un bon thé et un roman de Marie-Sabine Roger…

Ça tombe bien, l’auteure nous fait le grand honneur de venir jusqu’à nous !! Elle sera donc en soupière très bientôt, pour blablater, faire connaissance, échanger. Et puis, un livre dédicacé, c’est toujours une petite idée cadeau unique et originale : Noël arrive à grands pas…

Rendez-vous samedi 24 novembre à 16h30 !!

Rendez-vous sur Facebook pour partager l’info et prévoir votre présence ! On sera ravis de vous retrouver nombreux ! Et n’oubliez pas : si Hyères est trop loin de chez vous ou si un méchant rhume vous cloue au lit, vous pouvez passer par notre shop pour commander les livres et nous demander une dédicace : on les fera signer pour vous !

15 novembre 2018 0 commentaire
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Ça y est, novembre est arrivé. Même si les moustiques ne veulent visiblement pas l’accepter, l’automne est bel et bien là, avec son lot de jours de pluie… et de prix littéraires. Vous n’êtes sans doute pas passés à côté de la grande annonce du Goncourt, mercredi dernier. L’occasion pour moi de faire avec vous un nouveau petit point sur les récompenses attribuées (liste non exhaustive) – et celles à venir. Surtout qu’ici on est super heureux : le Renaudot et le Goncourt ont récompensé deux de nos romans coup de cœur !

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12 novembre 2018 0 commentaire
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J’aime lire. J’aime lire des romans, de la BD, certes,  mais j’aime aussi énormément lire de la poésie contemporaine, et toutes les formes qu’elle peut revêtir. Et l’an dernier, en arrivant à la Soupe de l’Espace, j’ai découvert Fabienne Yvert. C’est elle qui a « commis » les fabuleux tourniquets édités par La Ville Brûle (maison d’édition tout aussi fabuleuse d’ailleurs), entre autres posters pleins d’esprit et moult recueils auto-édités souvent, comme autant de petits objets uniques en leur genre, poésie jusque dans leur forme. C’est de la poésie du quotidien, qui ne s’embarrasse souvent d’aucune autre contrainte que celle que l’auteure se fixe à elle-même ; de la poésie qui dit ce qu’elle a à dire, comme ça, comme ça vient. Du genre qui fait vibrer tant c’est juste.

Depuis peu, le Tripode s’applique à (ré-)éditer son œuvre. Brillante idée ! Le dernier en date : 3 trucs bien.

Le principe est simple : écrire, chaque jour, pendant une année, trois « trucs biens » pour réapprendre à tirer de la vie des petites choses qui en font le sel (ou le sucre, en fonction de vos goûts, bien sûr). Cela peut être important ou totalement anecdotique. Cela peut être lié à un événement de la journée, à une pensée…

Un exemple, en ouvrant le petit livret au hasard :

= ça commence imperceptiblement à sentir le printemps

= se trouver nez à nez en haut du grand escalier avec 2 ami(e)s pas vu(e)s depuis longtemps

= trouver en rentrant un petit paquet que le facteur a caché derrière le volet

Tout ça, bien sûr, avec l’incroyable sensibilité que peut avoir une poétesse à l’égard des mots. Toujours est-il que l’idée est à piquer, à exploiter. Fabienne Yvert le dit, en quatrième de couverture :

& cet exercice provoque un automatisme : faire attention aux choses parfois fugaces ou quotidiennes auxquelles on accorde peu d’importance, mais qui nous aident pourtant à vivre au milieu de l’adversité. »

Je sais pas vous, mais moi, la poésie, ça me fait du bien.

29 octobre 2018 1 commentaire
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Mais quel facétieux ce Pierre… non content de nous emporter toujours plus loin sur des rivages inconnus, le voilà qui nous fait découvrir un milieu que l’on imagine ne pas être des plus sexy : la sécurité informatique.

L’auteur de la fractale des raviolis, la variante chilienne, la baleine thébaïde nous revient donc pour notre plus grand plaisir, avec une histoire qui nous plonge au cœur de la vallée de Chantebrie, où l’abbé Francis reçoit en confession un pirate informatique. Je vous vois venir, vous vous dites : Mais qu’est-ce qu’un hacker et un abbé de province ont-ils diable à faire ensemble ? C’est que le hacker en question s’accuse d’avoir enfreints les 10 Commandements, et d’avoir une poignée de truands à ses trousses. Il va donc venir régulièrement confesser ses pêchés, en racontant à l’abbé des histoires plus incroyables les unes que les autres.
L’abbé, particulièrement heureux de voir un membre de sa paroisse lui apporter enfin un peu d’action, se réjouit de ces témoignages passionnants, et se prend au jeu de pousser un peu les investigations sur cet étrange visiteur.

C’est super drôle, facétieux et espiègle, sans jamais se départir d’un souffle un peu aventureux qui nous pousse irrésistiblement à lire avidement la suite, c’est truffé d’informations techniques sur la sécurité informatique sans jamais verser dans les private jokes de geeks ou d’un vocable incompréhensible.
Bref, c’est absolument irrésistible, comme tous les romans que Pierre a le plaisir de nous offrir.

25 octobre 2018 0 commentaire
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Lecteurs, préparez-vous ! On vous a concocté un programme de rencontres aux petits oignons. Il y a certains auteurs qu’on vous conseille, reconseille, re-reconseille, parce qu’on les suit, qu’on les aime, qu’ils nous font du bien. Et 2018, c’est THE année, parce qu’on en reçoit plein d’entre eux, pour que vous puissiez rencontrer la personne qui se cache derrière ces chouettes romans. Rappelez-vous, en avril, c’était Jean-Paul Didierlaurent, auteur du Liseur du 6h27, qui était venu passer une soirée avec vous. En novembre, on vous en reparlera, mais il se pourrait bien que Marie-Sabine Roger vienne à son tour… 😉

Nous sommes donc ravis de vous annoncer que la semaine prochaine, Pierre Raufast sera en soupière, oui oui !

Il est en bonne place parmi nos auteurs chouchous, Pierre Raufast. On vous recommande ses livres en magasin, et on vous en a déjà parlé tout plein sur ce blog ! Une première fois pour La Variante chilienne, roman brillant, loufoque et bienveillant à souhait, qui racontait « la grande et fantastique histoire d’un homme qui ramassait des cailloux pour ranger ses souvenirs dans des bocaux » (pour reprendre les mots de Jean). Une seconde fois pour La Baleine thébaïde, audacieux, surprenant, dépaysant, qui nous faisait rencontrer une baleine 52 et trois narrateurs qui nous perdaient entre la fiction et la réalité.

Quand le dernier est arrivé, on était prêts à se replonger dans cet univers unique. Et il réussit encore à nous surprendre, et surtout, à nous faire rire. On se retrouve dans un petit village, avec le père Francis, qui s’ennuie ferme dans sa paroisse. Le pire étant les querelles des retraités dont il fait les frais pendant la séance de confession du vendredi. Jusqu’à l’arrivée d’un mystérieux pirate informatique, qui lui confie être poursuivi. On en veut à sa vie, mais il le mérite : il n’a respecté sans doute aucun des douze commandements. Pour le père Francis, c’est surtout un peu d’action qui s’invite enfin dans sa vie ! pour le pire, peut-être…

Pour en savoir plus sur Habemus Piratam, venez donc

Samedi 27 novembre dès 17h30
pour une rencontre – dédicace avec Pierre Raufast !

On vous attend de pied ferme ! Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, comme d’habitude, n’hésitez pas à passer par le shop (vous trouverez une liste de ses livres en cliquant sur l’icône juste en dessous) et à nous laisser un petit mot, on fera dédicacer les livres pour vous ! Et dites-nous sur Facebook si vous venez 🙂

19 octobre 2018 0 commentaire
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Le dernier Fabcaro… est un roman !

Pas de dessin, ni de bulles dans cet ouvrage-ci. Mais si vous aimez « l’esprit Fabcaro » vous trouverez de quoi faire votre bonheur dans Le Discours.

Un type de quarante ans, que sa copine vient de quitter après un an d’amour (enfin, non, pas elle ne l’a pas quitté, pas vraiment : elle « fait une pause »…), dîne chez ses parents. Comme toujours, ce repas est un calvaire. Mais là, c’est pire : son beau-frère lui a demandé de s’occuper du discours pour le mariage avec sa sœur. Ça n’aurait bien sûr pas pu plus mal tomber, outre le fait que les relations avec sa sœur sont tout au plus cordiales, parce qu’il est trop occupé à digérer cette pause, et à envoyer des messages à Sonia. Messages qu’elle laisse sans réponse.

S’il ne nous faisait pas tant rire, ce personnage inspirerait presque la pitié… (parfois l’horreur quand, au détour d’une phrase, on se reconnait un peu trop dans une de ses histoires). Mais franchement, il faut dire qu’il a le bon mot. Il a conscience de son côté loser et en joue, en tout cas dans sa tête, puisque c’est là qu’est le point de vue du lecteur. On est témoins du flot de ses pensées, un espèce de tourbillon ultra lucide sur l’absurdité de ce repas et de ses convives.

Bourré de leitmotiv entêtants, le texte nous prend au piège comme le repas prend au piège notre pauvre Adrien, tout incapable qu’il est de refuser le discours ou même de s’éclipser pour se griller une clope ou consulter son portable (Sonia aura peut-être répondu à son message de 17h56, ou alors aura-t-elle fait tomber son chargeur dans une grille d’égouts, ce qui la met dans l’impossibilité de donner signe de vie).

Bref, du bon Caro, avec les sujets qu’on lui connaît et l’absurde qu’on aime chez lui – ne nous avait-il pas déjà régalé de son regard décalé sur le couple dans Moins qu’hier (plus que demain) ? À lire pour passer un moment hors du temps, coincés avec délice à la table des parents d’Adrien – qui est forcément plus loser que nous, et ça, ça rassure, pas vrai ?

10 octobre 2018 0 commentaire
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Avec Ça raconte Sarah, j’ai l’impression d’arriver presque en retard. D’un coup, on s’est mis à en parler, beaucoup. Peut-être que vous en avez entendu parler, vous aussi, par un ami, sur un réseau, dans un journal. Parmi la multitude de livres reçus, il s’était un peu noyé, timidement. Et puis finalement je l’ai ouvert.

Avec ses chapitres courts, qui ne commencent même pas en début de page, ça paraît rien, pas grand chose, mais déjà il bouscule un peu les codes. Il faut aussi dire que quand c’est édité aux éditions de Minuit, on est loin d’être à l’abri d’une surprise de ce genre. Minuit c’est de la littérature inventive : on nous raconte des histoires et on le fait bien.

Le roman de Pauline Delabroy-Allard raconte Sarah. Les deux premières pages ne nous font aucun cadeau. Un corps de femme, aimé, beau, mais malade, presque mort, sans cheveux, amaigri.

Puis d’un coup on tourne la page et nous voilà avec la narratrice, qui rencontre Sarah. Par hasard, à une soirée de Nouvel An à laquelle elle est conviée, avec son compagnon. Assise à côté de Sarah, elle va apprendre à la connaître. Sarah est belle, met des robes qui ne lui vont pas, Sarah est vivante. Sarah lui propose qu’elles se revoient, et c’est ce qu’elles feront, encore, et encore, et encore, jusqu’à ne plus se lâcher. Mais le lecteur sait quelle épée de Damoclès les menace, le lecteur sait parce qu’il a lu.

Mon Dieu mais quelle histoire d’amour sublime. Ce livre c’est ça avant tout c’est une histoire d’amour, écrite à la première personne, qui décrit les mains qui tremblent, le cœur qui bat, le ventre qui se noue. Le besoin des corps, l’évidence qu’il y a à aimer, la force qu’on y met et la douleur qui l’accompagne. Dans l’absence par exemple, mais aussi la passion qui crie, qui déchire, qui isole, qui épuise. Et la douleur de la perte.

Un court extrait, premier petit « chapitre », pour vous mettre l’eau à la bouche :

 Ça raconte Sarah, sa beauté inédite, son nez abrupt d’oiseau rare, ses yeux d’une couleur inouï, rocailleuse, verte, mais non, pas verte, ses yeux absinthe, malachite, vert-gris rabattu, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte le printemps où elle est entrée dans ma vie comme on entre en scène, pleine d’allant, conquérante. Victorieuse.

Le roman est pleine de formules lancinantes, de répétitions, de leitmotiv qui montrent autant la répétition que l’évolution, le changement. Sarah c’est tous les amoureux et toutes les amoureuses et plus encore, c’est une expérimentation. Pauline Delabroy-Allard a mis ses personnages dans une éprouvette et y a versé bien trop d’amour pour deux humaines, pour voir ce que ça faisait. Plongez-y, c’est étourdissant.

6 octobre 2018 0 commentaire
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@photographie extraite du livre In My Room /Saul Leiter chez Steidl

Pleurer, crier, avoir parfois envie de gerber et puis reprendre son souffle, se calmer, parce que la vie est ainsi faite ! Le corps est une chimère fait passer des rires aux larmes, vous savez celles qui serrent le cœur, jusqu’à essorage total.

7 personnages, 7 vies, 7 rapports au corps, cette « créature fantastique » qu’on habite;  Le corps est une chimère ce roman qui en fait autant avec nos sentiments…

Quand on se renseigne sur la stylisation du chiffre 7 on découvre que ce chiffre représente une faux : symbole de mort. Mourir, le fait d’achever un cycle et est-il dit : renaître à autre chose… se diriger vers un renouveau tout du moins. Le chiffre 7 par la transformation qu’il inaugure, possède en lui même un pouvoir, c’est un nombre magique…

Dès le premier paragraphe nous sommes projetés aux funérailles d’Isabelle. Qu’est-il arrivé à cette quinquagénaire ? Au fil des paragraphes les personnages se dessinent, se toisent, s’entrecroisent jusqu’à comprendre… Des flashbacks qui s’entrechoquent, un récit en choral qui dévoile peu à peu différentes vies qui les relient.

Un cri silencieux dans chacun de nos sept corps personnages, plus ou moins profond, plus ou moins supportable; jusqu’au notre (de cri) pris d’empathie.

Un roman grinçant, percutant, émouvant qui vous prendra aux tripes, vous raccrochera jusqu’à vous réconcilier avec la vie. Magique et torturé, telle une chimère… le corps.

Merci à Wendy et Au Diable Vauvert. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Wendy Delorme ce livre-là est parait-il à lire (si vous l’avez lu n’hésitez pas à laisser un commentaire) et bien assurez-vous qu’il fait parti de ma P.A.L (Pile A Lire)

8 septembre 2018 0 commentaire
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