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  • avril13


    Photo du blog « le coin de Juliette »

    C’est frais, c’est drôle, c’est aux couleurs de la saison… C’est le dernier album/Bd illustré de Juliette Boulard :) Son univers me séduit à chaque fois !!!… Vous vous souvenez ? C’est l’auteure de « A la maternelle », « Ginkgo-Petites histoires pour la nature » (ed. Café Creed - A découvrir de toute urgence !) mais a également illustré « Les petits experts », « La crinière de monsieur Lion » (j’aime beaucoup celui-ci aussi) …

    « Jérôme le petit bousier a un devoir à rendre sur les fourmis rouges (pas facile !). Mais Jérôme et les devoirs… Il préfère aller jouer avec ses copains (ça se comprend non ?) Ensemble, ils remettent à l’eau un vieux bateau échoué et partent à l’aventure ! Mamamiah ! Ils échouent sur une île… L’île des fourmis rouges ! Les « pour de vraies ». Mais comme vous le savez sans doute, les fourmis rouges aiment le sang… comment nos aventuriers vont-ils s’en sortir ?… »

    Photo du blog « le coin de Juliette »

    Le texte de David Cali est drôle et frais. Une bande dessinées qui ravira petits et un peu plus grands ;)
    Personnellement je l’ai lu à mon fils de (bientôt) 5 ans. Il a adoré et attendait à chaque page ce qui arriveraient à ces trois camarades de jeux d’un soir…

    Jérôme et les fourmis rouges
    Davide Cali et Juliette Boulard
    Editions Sarbacane – 12 euros

  • avril6

    Laisse brûler – Antoine Dole

    Posté par dans la catégorie Romans

    Il est là, avec sa belle couverture rouge (signée Alice Nussbaum), et je peux vous dire que je l’attendais, depuis longtemps :) Pas pour les raisons qui ont fait couler tant d’encre lors du précédent roman d’Antoine, mais parce qu’il s’agit là d’un grand roman, d’une grande écriture. Ils ne sont pas nombreux les auteurs à voir à quel point notre société est malade, et de réussir aussi bien à nous le faire ressentir.

    Je m’en voudrais vraiment de vous le résumer « bêtement », mais sachez que Laisse brûler tient là toutes ses promesses. On y suit le parcours d’un triangle amoureux, découpé en 4 actes, autour de Noah, Julien & Maxime. Trois personnalités bien différentes, et autant de point de vue sur une intrigue qui évolue au goutte à goutte. La force d’Antoine, c’est aussi son humanité. Et je défie quiconque me dira que cet auteur en est démuni. Parce qu’il en faut des trésors de courage pour nous sortir ses tripes comme ça. Le monde n’est pas toujours aussi rose que ce que la société de consommation dans laquelle on vit veut bien nous vendre nous montrer. Antoine l’a bien comprit et il nous dépeint un quotidien où ses héros sont brisés, anéantis, consumés…

    Une société disséquée au scalpel, et servie sur un plateau après une cuisson un peu trop longue. Alors ça sent le cramé, c’est visuellement pas très appétissant, et ça a parfois beaucoup de mal à se glisser à travers l’œsophage. Mais quand c’est passé, on est comme soulagé, et heureux d’être vivant. Parce qu’on a la chance de ne pas avoir vécu ce qu’ils ont vécus, parce qu’on se doit de vivre, pleinement, quand on a la « chance » de ne pas à avoir à survivre…

    La télévision tourne dans le vide. Il zappe d’une chaine à une autre .
    Gestes bizarrement saccadés, tout obéit à un rituel précis, plage après plage, dix secondes jamais plus (…)
    Et la thune que ça coût s’en foutre, les Assédics vidées pas y penser. Les yeux sont cernés, et le visage gonflé, la seule partie de son corps qui semble être alimentée en sang c’est cette foutue main, vissée à cette foutue télécommande. Et ça ne s’arrête pas. Le nombre de canaux  est inimaginable, et le nombre de proies potentielles n’arrête pas d’augmenter.

    Il y a aussi ce passage que j’aime beaucoup, page 113, qui se déroule 6 ans avant le « début » du récit :

    Autour de moi, des gens pressés se bousculent sans bruit, le pas réglé parles vagues successives affluant sur les rails. Je sors du couloir encadré de lumière, cocon solide et dur tout enlisé d’asphalte. Derrière moi, ces longues minutes en apnée sous la surface de la ville.
    Dehors je me sens déjà mieux. Il fait beau, l’air froid me mange le visage. Le boyau de béton me crache sur la place de l’Étoile. Bel endroit pour un naufrage.
    20 ans à peine, et je lis dans le regard des autres mon apparence pas terminée, traits de pâte à modeler, m’en tape, je me sens bien. Avec ce geste que j’ai mis des heures à parfaire, je lisse les longues mèches qui m’encadrent le front. Ma fin d’adolescence, je la soigne.

    Pour vous faire une autre idée sur ce fabuleux roman, et je le répète, incroyablement bien écrit (je ne compte pas les figures de style, pourtant posées là sans arrogance ni fierté) la prose et le verbe acéré, prêts à en découdre avec une société qui ne veut pas voir les dommages qu’elle cause, vous pouvez voir une belle bande-annonce, réalisée par F. Manga pour le studio 2-35, avec Gil Alma, Antoine Dole, Nicolas Robin, Alberto Bimbocci.

    http://www.dailymotion.com/video/xbs15f

    Merci Antoine…

    Laisse brûler – Antoine Dole
    Sarbacane – Exprim’ – 15 Euros
    Et si la lecture vous a transporté comme moi, n’hésitez pas à en parler sur le forum de la collection, il est fait pour ça ; ça serait dommage de s’en priver ;)

  • mars28

    Histoire(s) du Dimanche ;)

    Posté par dans la catégorie BD

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    Anouk Ricard… Avant j’aimais son style et maintenant que j’ai lu « Anna et Froga » (je sais… honte sur moi, je ne l’avais pas encore même zieuté bien qu’elle m’ait fait de l’œil depuis l’ouverture de la soupière) je suis complètement conquise et ai hâte de lire les prochains volumes !!! (merci à Madame P. qui cherchait une BD pour sa fille, Perrine de 9 ans… je me suis régalée en « l’étudiant » ;))

    Anna est une jeune fille comme les autres… quoique !?.. Elle aime jouer de la guitare, chanter (créations très personnelles), l’Art, les jeux vidéos (de nos jours,…)  et partager des moments avec ses amis : Froga, la grenouille susceptible; Bubu l’artiste (?) canin; Christophe, le lombric malchanceux (le pauvre) et René, le félin caustique.

    Un extrait ?

    Une Bande dessinée extra et décapante qui  fera rire bon nombre de petits et grands !

    Anna et FrogaAnouk Ricard – 9,90 euros
    T1/Tu veux un chwingue ? Éditions Sarbacane
    T2/Qu’est ce qu’on fait maintenant ? Éditions Sarbacane
    T3/Frissons fraises et chips. Éditions Sarbacane

  • mars10

    Comme si…

    Posté par dans la catégorie Albums

    Aujourd’hui c’est mercredi… Et le mercredi Hugues fait « Comme si… ».
    Quel est l’enfant qui n’a jamais joué à ce jeu ? Franchement ! (je crois que même du haut de mes 31 ans, il m’arrive encore d’y jouer… avec mon fils bien sûr ;))

    Un livre dans lequel ce jeu aide à grandir notre petit Hugues en lui donnant courage (tel un indien) pour affronter ses peurs (du cow-boy), et assurance pour obtenir ce dont il espère (Cœur-soupirant)… Un divertissement que l’on aimerait voir ne jamais finir !

    Je vous recommande vivement cet album dès 4 ans (ça ne veut pas dire POUR 4 ans…) De plus, les illustrations d’Anne Laval sont (une fois de plus) extras ! Poésie, et humour sont au rendez-vous;  quoi de mieux pour s’évader au royaume de l’enfance ?!

    Comme si…
    Christine Beigel & Anne Laval
    Editions Sarbacane - coll Sapajou – 12 euros

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