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  • avril62010

    Laisse brûler – Antoine Dole

    Posté par dans la catégorie Romans

    Il est là, avec sa belle couverture rouge (signée Alice Nussbaum), et je peux vous dire que je l’attendais, depuis longtemps :) Pas pour les raisons qui ont fait couler tant d’encre lors du précédent roman d’Antoine, mais parce qu’il s’agit là d’un grand roman, d’une grande écriture. Ils ne sont pas nombreux les auteurs à voir à quel point notre société est malade, et de réussir aussi bien à nous le faire ressentir.

    Je m’en voudrais vraiment de vous le résumer « bêtement », mais sachez que Laisse brûler tient là toutes ses promesses. On y suit le parcours d’un triangle amoureux, découpé en 4 actes, autour de Noah, Julien & Maxime. Trois personnalités bien différentes, et autant de point de vue sur une intrigue qui évolue au goutte à goutte. La force d’Antoine, c’est aussi son humanité. Et je défie quiconque me dira que cet auteur en est démuni. Parce qu’il en faut des trésors de courage pour nous sortir ses tripes comme ça. Le monde n’est pas toujours aussi rose que ce que la société de consommation dans laquelle on vit veut bien nous vendre nous montrer. Antoine l’a bien comprit et il nous dépeint un quotidien où ses héros sont brisés, anéantis, consumés…

    Une société disséquée au scalpel, et servie sur un plateau après une cuisson un peu trop longue. Alors ça sent le cramé, c’est visuellement pas très appétissant, et ça a parfois beaucoup de mal à se glisser à travers l’œsophage. Mais quand c’est passé, on est comme soulagé, et heureux d’être vivant. Parce qu’on a la chance de ne pas avoir vécu ce qu’ils ont vécus, parce qu’on se doit de vivre, pleinement, quand on a la « chance » de ne pas à avoir à survivre…

    La télévision tourne dans le vide. Il zappe d’une chaine à une autre .
    Gestes bizarrement saccadés, tout obéit à un rituel précis, plage après plage, dix secondes jamais plus (…)
    Et la thune que ça coût s’en foutre, les Assédics vidées pas y penser. Les yeux sont cernés, et le visage gonflé, la seule partie de son corps qui semble être alimentée en sang c’est cette foutue main, vissée à cette foutue télécommande. Et ça ne s’arrête pas. Le nombre de canaux  est inimaginable, et le nombre de proies potentielles n’arrête pas d’augmenter.

    Il y a aussi ce passage que j’aime beaucoup, page 113, qui se déroule 6 ans avant le « début » du récit :

    Autour de moi, des gens pressés se bousculent sans bruit, le pas réglé parles vagues successives affluant sur les rails. Je sors du couloir encadré de lumière, cocon solide et dur tout enlisé d’asphalte. Derrière moi, ces longues minutes en apnée sous la surface de la ville.
    Dehors je me sens déjà mieux. Il fait beau, l’air froid me mange le visage. Le boyau de béton me crache sur la place de l’Étoile. Bel endroit pour un naufrage.
    20 ans à peine, et je lis dans le regard des autres mon apparence pas terminée, traits de pâte à modeler, m’en tape, je me sens bien. Avec ce geste que j’ai mis des heures à parfaire, je lisse les longues mèches qui m’encadrent le front. Ma fin d’adolescence, je la soigne.

    Pour vous faire une autre idée sur ce fabuleux roman, et je le répète, incroyablement bien écrit (je ne compte pas les figures de style, pourtant posées là sans arrogance ni fierté) la prose et le verbe acéré, prêts à en découdre avec une société qui ne veut pas voir les dommages qu’elle cause, vous pouvez voir une belle bande-annonce, réalisée par F. Manga pour le studio 2-35, avec Gil Alma, Antoine Dole, Nicolas Robin, Alberto Bimbocci.

    http://www.dailymotion.com/video/xbs15f

    Merci Antoine…

    Laisse brûler – Antoine Dole
    Sarbacane – Exprim’ – 15 Euros
    Et si la lecture vous a transporté comme moi, n’hésitez pas à en parler sur le forum de la collection, il est fait pour ça ; ça serait dommage de s’en priver ;)

  • mars312010

    Halala, je manque à tous mes devoirs. Une des maisons d’éditions que nous affectionnons particulièrement et qui a eu la bonne idée de publier quelques petits trésors que nous avons beaucoup aimé. Alors plutôt que de consacrer un article par livre publié, voilà une petite rétrospective de quelques pépites glanées sur un de nos éditeurs préférés.

    Vous vous souvenez, il y a quelques mois était paru le génialissime J’aime les mots, de Françoize Boucher. Un livre-activité (comprenez par là qu’on peut le colorier, le découper, …) ultra drôle et décalé, pour jouer sur et avec les mots. Et bein voilà que Françoize nous remet le couvert avec un nouveau titre, affublé d’un joli petit format à l’italienne, pour découvrir le monde merveilleux de la blague. Et autant vous le dire tout de suite, elle n’a pas son pareil pour nous titiller les zygomatiques et nous filer des crampes en se bidonnant :) Allez, je vous ai même scanné une page intérieure pour vous donner un aperçu :

    J’aime les blagues – Françoize Boucher
    Hélium - 9 Euros (c’est pas cher en plus hein ?)

    Celui-là, ça faisait un petit moment que je l’attendais :) Le premier roman ado d’Hélium, à dévorer dès 11-12 ans, jusqu’à… bein l’âge que vous voulez en fait. Alors le Worldshaker c’est pas facile à résumer, mais bon vous pourrez y trouver au programme :
    – De l’aventure, de celle des grands romans, qui nous transportent avec beaucoup de souffle vers des univers et des contrées lointaines… Et puis c’est un belle atmosphère le Worldshaker, empreinte d’un genre que j’adore, le Steampunk (alors comprenez par là, et très grossièrement, récit d’anticipation ancré dans un contexte historique passé).
    – De l’amour : bein oui, c’est universel l’amour, en plus ça les titille pas mal à cet âge là non ? ;)
    – Du rythme : le chapitrage très court permet d’insuffler au roman un rythme assez rapide (c’est d’ailleurs la seule chose que je pourrais reprocher au roman, car même sur la fin ça ne ralentie pas, et je trouve ça assez dommage, mais bon…)
    Enfin, il a le caractère des romans « d’apprentissage », de ceux qui nous aident à grandir, à murir, à nous élever… et ça c’est trèèès chouette :) Cela se ressent beaucoup avec la grande difficulté qu’éprouve Col, le personnage principal, à se soulever contre une hiérarchie, une caste établie au le sein même de sa famille.

    Le Worldshaker – Richard Harland
    Hélium – 14,90 Euros

    Rhôôô… Comme c’est beau !! Au-delà d’être un superbe album de coloriage, Les beaux instants est une invitation à se délecter des « petits » moments de l’existence. Il se savoure lentement, progressivement. C’est un bel imagier qui permet aux plus petits et aux un peu plus grands de découvrir tous  ces petits objets du quotidien qui nous changent la vie sans qu’on s’en aperçoive, il permet de parler des sensations que nous évoque tout ce petit univers… Et puis graphiquement, c’est juste super classe :) Laurent Moreau (à qui l’on doit récemment « Valentin le mécanicien » chez Actes Sud Junior – et qui tourne en boucle depuis des semaines dans la chambre de notre fiston) nous dévoile là une nouvelle facette de son talent, et de toute sa sensibilité…

    Les beaux instants – Laurent Moreau
    Hélium – 11,50 Euros

    Votre enfant s’ennuie ? Il ne sait pas comment occuper ses journées ? Achetez-lui un écureuil de compagnie (comment ça c’est pas facile à trouver ?!?), ou à défaut, ce chouette petit livre super rigolo d’Axel Scheffler, un grand grand illustrateur à qui l’on doit de magnifiques albums comme « Gruffalo », ou bien « Le merveilleux voyage du petit escargot ». Un manuel pas tout à fait sérieux, pour apprendre à élever un écureuil de compagnie et l’accueillir du mieux possible dès son plus jeune âge :) Plein de petites scénettes rigolotes, plus farfelues les unes que les autres, mais aussi pleines de bon sens. C’était à l’origine un texte très sérieux à l’origine, publié en 1910 par Arthur Mee, journaliste et écrivain anglais qui consacra de nombreuses années à son Encyclopédie pour enfants. Une bien chouette initiative.

    Comment élever un écureuil de compagnie ? – Axel Scheffler
    Hélium – 9,90 Euros (de bonne rigolade)

    Voilà, c’est tout :) En espérant que cette petite sélection vous aura plu !!

  • mars182010

    Si je vous dit : Vancouver ?…  Vous me répondez du tac au tac  : 12 au 28 février 2010, l’hôte des XXIe Jeux olympiques d’hiver ! (Oh, vous lecteur si intelligent ! Pour ceux qui n’y ont pas pensé sachez que je suis de tout cœur avec vous… et que la soupe ça sert aussi à faire grandir les grands ;) ) Vancouver c’est aussi une ville qui inspire notre auteure figurez-vous ! Après « Les disparues de Vancouver » paru le mois dernier chez Grasset (roman adulte que je vais m’empresser de commander à mon libraire préféré… zut ! j’avais oublié… que JE vais me commander ;) ) voici venu « La cérémonie d’hiver », roman ado sorti la semaine dernière aux éditions du Rouergue dans la collection doAdo NOIR (et effet…)

    Eden est une fille solitaire… Elle vagabonde et affirme sa liberté et ses valeurs ! Elle tient sans doute ça de Violett, sa grand-mère, qui n’avait pas d’autre règle : libre à tout prix ! « Il nous faudrait un Malcom X indien… », disait-elle à la juge avant d’être jugée. Et la vieille dame l’a payé. Première à manifester poing levé contre un projet d’autoroute sacrilège qui allait défigurer le paysage, entre l’océan et la forêt, elle a été arrêtée, jugée… Elle est morte à sa sortie de prison.

    Eden était loin quand c’est arrivé.
    En virée avec Sky, dans les îles de la Reine Charlotte.
    Un mois de vacances : oublié, le Raptor show…
    Injoignable, coupée du monde, pas de réseau. Seules dans les îles du nord, les Gwaii haanas, à vivre de chasse et de pêche, sans voir personne… Elles étaient si bien, loin de tout.
    La mort de Violett, elle l’a apprise à son retour : un message de son amie Nika, elle l’a prise comme un coup de poing en pleine gueule.

    Seule, Eden se retrouve seule avec son Aigle, Sky… Comment vivre libre ?  Violett qui l’était… Eden est une Indienne, et sa tribu était jadis célèbre pour la férocité de ses guerriers alors attendez-vous à un roman dans lequel la vengeance sera terrible…

    La cérémonie d’hiver
    Elise Fontenaille
    Le Rouergue – coll doAdo Noir – 6.50 euros

  • mars182010

    Vango / Timothée de Fombelle

    Posté par dans la catégorie Romans

    Le nouveau roman de Timothée de Fombelle (auteur de « Tobie Lolness » & « Céleste ma planète ») est arrivé à la soupe ! Nous n’avons pas encore eu le temps de lire « Vango » (vous verriez toutes les piles de livres qui nous attendent… j’en ai le vertige) cependant je me devais de vous faire partager ces quelques mots de l’auteur concernant ce roman ado sorti aujourd’hui en librairie :

    « J’ai mis dans ce roman tout ce qui compte pour moi : le souffle de l’aventure, la fragilité, la cruauté, la beauté des existences. Je voulais une saga qui emporte le lecteur, mais qui laisse chez lui des traces. »

    Pour ceux qui aimeraient avoir une idée de l’ambiance, voici une vidéo d’images qui ont inspiré Timothée…

    http://www.dailymotion.com/video/xclryc

    Et pour les mots, un extrait par ici !
    A vous de le lire et de nous en parler maintenant (hihii)

    Vango
    Timothée de Fombelle
    Gallimard – 17 euros

  • mars102010

    Blog – Jean-Philippe Blondel

    Posté par dans la catégorie Divers

    Mais qu’est-ce qu’il est talentueux ce Jean-Philippe (excusez ma familiarité mais quand on lit autant les auteurs qu’on aime, on finit un peu par les connaitre, non ?)… J’ai attaqué la lecture de Blog comme on attaque son gâteau préféré. Certains le regarderont sous toutes ses coutures avant de savoir par où l’attaquer ; moi je me suis jeté dessus avec l’impatience d’un enfant de 4 ans (ah bon ? les enfants de 4 ans ne sont pas impatients ???).

    C’est l’histoire d’un jeune garçon qui découvre que son père parcourt régulièrement son blog, pourtant tenu secret. Il va vivre cela comme un véritable affront, un « viol virtuel » de son intimité et de son intégrité. Il va décider à la suite de ça de ne plus lui adresser la parole… Au-delà d’une réaction que l’on pourrait juger un peu exagéré, on va découvrir les complexes liens qui unissent cet ado à son père. Le thème de la filiation y est magnifiquement bien abordé, sans pathos, avec une grande simplicité, et surtout avec la grande générosité et la sincérité de cet auteur que j’estime énormément. Parce qu’il les aide à se comprendre, à grandir, vieillir et se construire…

    « Quand je suis rentré, ma mère montait l’escalier. Elle allait se coucher. Elle m’a souri et elle m’a demandé si tout s’était bien passé, chez Anne-Sophie. Les larmes me sont instantanément montées aux yeux. C’était la première fois que je me rendais compte à quel point ma mère pouvait être touchante. A que point elle a dû être jolie il y a une vingtaine d’années. Et à quel point tout cela est fragile. D’une fragilité telle que nous préférons tous multiplier les activité et les contrats d’assurance-vie pour l’oublier »

    Bref, j’aurais tant de choses à vous dire sur ce beau roman… la première, une fois de plus personnelle, c’est que j’envie les lycéens qui ont la chance d’avoir Jean-Philippe Blondel comme prof d’anglais. Pourquoi ? Tout simplement parce que pour écrire ce qu’il écrit, il est évident qu’il est très proche d’eux. Parce qu’il les comprend. Il sait les écouter, et ce qu’il écrit ensuite sonne juste, vrai.

    Franchement, j’aimerais beaucoup pouvoir discuter avec plein ados pour leur dire tout le bien que je pense de ce bouquin, pour leur dire qu’il existe des auteurs qui savent les écouter et leur parler ! Et parce que ce roman c’est aussi une très intelligente incursion dans le monde des blogs, de Facebook,… et des sites communautaires qui voient un si grand essor ces dernières années…

    « C’est aussi pour ça , le blog. J’en suis conscient. Pour conserver. Parce que j’ai peur que tout ne nous échappe. Ne nous file entre les doigts. Et qu’un jour, nous nous retournions et que nous nous apercevions soudain que nous évoluons au milieu d’un désert et que le point de départ, notre oasis, est inatteignable désormais. »

    Blog – Jean-Phlippe Blondel
    Actes Sud Junior – 10 euros

  • mars92010

    Une saison parfaite pour changer

    Posté par dans la catégorie Romans

    Syril et sa petite sœur Zoé passeront l’automne chez les Mattie, un couple sans enfants qui vit dans une jolie maison en bordure de forêt, c’est décidé !… Pourquoi je commence à vous raconter l’histoire ainsi ? Des vacances ? En quelque sorte… Disons plutôt que pour ces deux enfants, il était nécessaire, vital même, d’être loin… loin de leur maison, loin des souvenirs d’enfance qu’ils ont en mémoire, loin… de leurs parents ! Le juge a tranché !!!…

    L’aîné nous conte le calme de la forêt où ils se trouvent, Zoé et lui; les larmes aussi et les blessures de sa jeune sœur, de ses petits papiers plein d’espoir… Un très joli roman qui nous dévoile une magnifique fraternité et un amour si fort, et qui nous fait espérer le meilleur pour eux tout au long de sa lecture…

    Une saison parfaite pour changer
    Aurélien Loncke
    Ecole des Loisirs – coll Medium – 8 euros

  • février12010

    Ma première fois / Boris LE ROY

    Posté par dans la catégorie Romans

    La collection « D’une seule voix » (chouette collection dont nous vous avions déjà parlé ici et ) arrive ce mois-ci en librairie avec un roman à travers lequel les sentiments d’un jeune lycéen se bousculent… A la fois fier d’avoir ramené une jeune américaine dans son lit (celui d’un colloc’ de son frère pour être plus précise) et désarmé face à la BO qui accompagne ce moment si important dans la vie d’un Homme : sa première fois (enfin… vous avez compris quoi !? j’vais pas vous faire un dessin…)

    En plein ébat amoureux avec O. (il ne veut pas nous dévoiler son vrai prénom, on ne sait jamais c’est vrai !…) notre narrateur nous décrit cet acte si notable à ses yeux. C’est avec tendresse & beaucoup d’écoute de l’autre qu’il aimerait graver ce moment à jamais. En fait ce qu’il aimerait avant tout c’est faire de sa première fois autre chose qu’un souvenir aussi inoubliable que désastreux… Mais vous le comprendrez, ce roman, bien qu’il ne soient pas épais : 48 pages, ne va pas nous décrire « juste » cet instant historique (souvenez-vous… 48 pages c’est long tout de même…) Non ! il va nous en dévoiler un autre… de moment historique (bien sûr ! coquin(e) que vous êtes ! voyons !!!) : à la télé, l’armée américaine vient d’entrer en Irak. Comment vivre cet instant qui noircira les pages de nos manuels scolaires quand les sons (de la boite noire) et les images (langoureuses & amoureuses) se superposent ?…

    Un roman à lire à voix haute qui grave à jamais deux évènements « historiques » dans la vie de notre jeune homme. C’est frais, rapide à lire et parsemé d’un zeste d’humour…

    Ma première fois /Boris LE ROY
    Actes sud Junior – coll D’une seule voix – 6,50 euros

  • janvier272010

    Poil au nez * Cécile Chartre

    Posté par dans la catégorie Romans

    Décidément elle tape très fort ! Cécile Chartre revient avec un roman ado des plus bouleversants… « Mieux que Joyeux Ornithorynque ? » me diriez-vous. Pourquoi mieux ? Pourquoi plus, toujours plus ?… Vous n’êtes pas sur un blog politique là, voyons ! Je vous dirait simplement, très chers lecteurs (oulààà je tiens des discours bizarres…) Je reprends : « Poil au nez » c’est un roman qui m’a encore (oui ENCORE !…) fait couler des larmes (Les éditions du Rouergues devrait penser à effectuer un sponsoring avec les fameux mouchoirs dont je tairai la marque, l’association entre les deux ferait un malheur !) Oui, je sais, vous vous dites « Elle pleure tout le temps cette libraire ! Eh béh… «  Et bien… sachez m’sieurs dames que lorsque un roman nous offre un tel concentré d’humanité et d’émotions : OUI ! Vous savez (je devrais le mettre entre parenthèses ça… Olàlà et puis non !) nous lisons, pour ne pas dire dévorons les livres (pour nous bien sûr) mais SURTOUT pour vous !!! Certes nous avons le privilège de vous servir que ce que nous souhaitons avoir à table mais c’est aussi pour ça que nous en goutons un maximum et en abandonnons (malheureusement) en cours de dégustation… Les épices qui nous font vibrer (par contre) ce sont celles que nous vous transmettrons et relayons (nous ne sommes que des passeurs de livres, n’est-ce pas Madeline ;) ) Quelles épices ? ça, nous en gardons le secret (on va pas tout vous dévoiler quand même) mais sachez que l’humanité en fait parti et l’Humanité étant là dans « Poil au nez »… je vous le sert donc en amuse bouche par le biais de cette mini Chronique qui j’espère vous donnera l’envie de le déguster ?!… Ceci étant dit, passons au récit de « Poil au nez » !

    « Poil au nez » c’est l’histoire d’un adolescent : Angel, 16 ans. Un adolescent que l’on découvre comme ses amis, le 31 décembre en pyjama et une moustache aussi fournie que son expérience, devant son petit déjeuner…  Le récit se déroule sur toute la journée, agrémenté de flashbacks… Une enfance bercée par la chaleur des bras maternelles et l’humour « inimitable » paternel. Une vie qui bascule du jour au lendemain… Pas facile d’être adolescent et de grandir avec l’image de ce père absent ! En seul souvenir de son père une boite blanche auprès de laquelle Angel grandit… Mais que contient-elle ? Pour le savoir il devra attendre les douze coup de minuit (et vous la lecture du roman na !)

    Un roman dans lequel les émotions s’éveillent, où le quotidien est bousculé par le passé, dans lequel « 1er janvier 2010, zéro heure, zéro minute » n’a jamais été tant attendu…

    Ce roman nous montre qu’un évènement tragique peut bouleverser une vie…  mais également qu’un objet, un mot peut apaiser et accomplir cette même vie en une fraction de seconde…

    Un gros gros coup de coeur ! Longue vie à l’écriture de Cécile Chartre (et merci à elle) !!!

    Poil au nez
    Cécile Chartre
    Editions du Rouergue – coll DoAdo – 6.50 euros

    Pour découvrir quelques lignes, c’est par là !

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