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  • août20

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    Quelle bonne surprise de se replonger dans les polars jeunesse de Carl Hiaasen des années après avoir lu Comme un poison dans l’eau. Anne et moi avons bien apprécié ce roman !

    On retrouve un polar écolo très décalé et déjanté fait d’humour et d’étonnantes rencontres. Quand sa cousine se volatilise un peu mystérieusement – elle annonce qu’elle est partie en balade, énième fugue – Richard décide de partir à sa recherche, en espérant être plus efficace que les services de police.

    Heureusement pour sa recherche, par un drôle de coup du hasard, il rencontre Skink, justicier décapant à l’allure peu avenante et au passé sulfureux – il est cru mort par Wikipédia, c’est dire. Oui, il s’agit du même gouverneur que celui qu’on a appris à connaître dans les polars adultes de l’auteur. Et voilà la drôle d’équipée sur les routes, entamant une course poursuite pleine de rebondissements. Car plusieurs fois on croit que ces deux-là ont atteint leur but avant de se faire surprendre à nouveau.

    L’arrière-plan de l’histoire est posé en Floride, ce qui offre à l’auteur la possibilité d’en jouer énormément pour faire envie ou répugner le lecteur.  L’écriture est entraînante, parfaitement adapté au rythme du roman qui devient vite un récit initiatique pour ce Richard. Les situations sont absolument cocasses, je n’en dirai pas beaucoup plus mais Skink a pris une sale habitude de s’enfoncer dans le sable entièrement et respirer avec une paille en plastique ou alors de se battre à mains nues avec des crocodiles. Ça vous intrigue ? Écoutez l’auteur en parler !

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  • août19

    Et si on commençait cette chronique en chanson ?

    « Vous venez d’entendre Pat Boone : « Aint That A Shame  » sur radio spatiale. »

    Bon ! si je vous fais écouter ce morceau sachez que ce n’est point un zazar (oui je sais ^^…). L’histoire que je vais vous conter (ou plutôt que la grande Séverine Vidal – que nous ne présentons plus – a écrit) tourne un peu autour de cet homme : Pat Boone, chanteur/crooner des années 50-60…

    Voilà le pitch : Gary perd peu à peu la mémoire. Il est malade : la maladie d’alzheimer pour être précise. Matt, son petit fils sait que pour retarder la maladie il doit la faire travailler, sa mémoire; d’où ce périple à travers les USA (ensemble, tous les deux !) qu’il organise depuis des mois (avec l’aide de « Old Gary » comme il l’appelle) pour revivre ces plus belles années, le replonger en plein cœur de ses meilleurs souvenirs de jeunesse : le Pat Boone Trip !

    Bon ! Le truc c’est que ça ne va pas se passer comme prévu, forcément 😉 Matt va faire connaissance d’un petit bout de chou de 18 mois (le sien en l’occurrence !) quelques jours avant leur départ, et puis il y a aussi l’histoire d’Antonia qui vient de quitter son copain et qui s’apprête à passer un entretien d’embauche; de Luke, ado qui fugue de chez lui. Et surtout, surtout : cet avion qu’ils doivent tous prendre et qui ne décollera pas…

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    Partez à l’aventure à leurs côtés; vous partagerez bonne humeur et quelques larmes, affronterez leurs doutes pour découvrir une entraide de haut niveau, côtoierez la plus belle des richesses dont Séverine sait si bien parler : l’humanité ! Un moment de lecture attachant, des personnage que l’on aime, de plus en plus. Pour la petite anecdote : j’ai lâché mon livre trois chapitres avant la fin, avant de le reprendre quelques jours plus tard… Je ne voulais pas les quitter, je me suis attachée à eux ! Une manière de prolonger le voyage avec eux.. Et puis les mots de Séverine qui m’appelaient. Ses mots bienveillants et cet amour des uns pour les autres jusqu’à la dernière page, jusqu’au dernier mot… Merci Séverine & Tibo (directeur de collection – oui la collection Pépix c’est lui aussi ^^) pour ce livre où l’imprévu s’invite, où l’Homme y est Beau; et où amour rime avec partage et aussi avec courage… Un texte Brillant !

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    Petite révélation croustillante : Pat Boone n’est pas celui que l’on pourrait croire ;)… Ah !
    Allez une autre musique pour finir cette chronique.

    Je vous embrasse bien fort Séverine et Tibo, merci encore pour vos voyages…

    (message choupidou-perso pour Séverine : J’aime lire les dédicaces – je suis curieuse tu me connais. Quelles sont belles; elle révèlent tellement la personne que tu es… Merci d’être)

  • août17

    Votre enfant lit trop vite – offrez lui ces 444 pages, offrez lui La Langue des bêtes ! Plus sérieusement, comment parler justement d’un roman si complexe ?

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    Le texte commence en nous immergeant dans un univers merveilleux, spectacle à couper le souffle paradoxalement très doux où les personnages vivent au Puits aux Anges et pourraient facilement être confondus avec des héros de contes – La Petite, Le Père aussi appelé l’Ogre, Belle, Colodi, Pipo, Major Tom. Très vite les légendes affluent autour de ce terrain mystérieux alors que les personnages deviennent peu à peu des monstres – de ceux qu’on montre, ces freaks.

    L’univers du cirque s’impose très vite lui aussi, accompagné d’une belle décrépitude – les ruines de ce chapiteau, de ces personnages, de ce mode de vie qui fut un jour à son apogée. Et comme on assisterait à un spectacle éblouissant, on est époustouflé par la lecture. L’écriture elle-même évoque les histoires que l’on découvre, adresse des clins d’œil au lecteur au fil de ces répétitions et met en scène l’oralité. Car quand par le plus grand des hasards on commence à lire à voix haute, chaque métaphore s’adoucit, chaque mot se met à rimer, chaque phrase se met à chanter et tout donne alors envie de se pencher sur le processus d’écriture de l’auteur.

    L’histoire est racontée par cette petite à l’âge difficile à cerner, attachante et effrayante à la fois, qui semble englober le monde entier ou à défaut les histoires qu’on lui a transmises pour la préserver d’une réalité abrupte – univers de légendes merveilleux. Elle est surprotégée par les habitants du Puits aux Anges, notamment par son père, ogre brutal et paradoxalement parfois passif, fragile.

    Peut-être Petite finit-elle par intégrer ces histoires comme une réalité – le surnaturel est omniprésent, Gepeto la marionnette a sa propre voix, les émotions sont ultra-extériorisées et cette bête n’en finit plus de surgir, de mordre. Pour en revenir à l’intrigue, Petite se soulève, décide de prendre les choses en main et d’invoquer la légende du Puits aux Anges pour préserver son foyer et les siens lorsqu’ils apprennent la construction d’une autoroute. Tout le roman durant, nous allons suivre leur bataille, à cette enfant sauvage et son entourage un peu marginal et y découvrir de la vie, de la rage, de l’humiliation, de l’humilité, de l’amour, des fêlures, beaucoup de fêlures, de la mort, de la joie, de la force et beaucoup d’imaginaire. Jusqu’à être presque déçu, perdu de refermer le livre. Parce qu’on avait fini par se l’approprier.

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  • août14

    C’est férié, c’est fermé

    Posté par dans la catégorie Avis !

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    © « Un week-end de repos absolu »
    de Davide Cali et Alexandra Huard – Éditions Sarbacane

    La soupière sera fermée ce samedi 15 août.

    On vous retrouve dès mardi 18 août à 10 h.
    (la librairie aussi a besoin de se reposer)

  • août14

    Help le Festival de Solliès-ville

    Posté par dans la catégorie Festival

    Le festival de Solliès-Ville (auquel nous participons) a besoin de vous !

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    Cette année, pour sa 27ème édition, le festival rencontre de sérieuses difficultés pour maintenir sa programmation et ses rencontres organisées sur 3 jours. Suite à une défection de sponsors importants, les organisateurs ont décidé de lancer une campagne de financement participatif pour permettre que l’édition de cette année soit maintenue.

    Les premiers résultats sont très encourageants, puisque la collecte est allée au bout de son objectif, mais si la cagnotte grimpe encore un peu, cela permettra à l’édition de cette année de maintenir a programmation et le nombre d’auteurs invités.

    Un grand merci d’avance pour votre soutien, on vous y retrouve à la fin du mois !!!
    En savoir plus et pour l’aidez c’est par là !

  • août13

    Il n’y a pas que les enfants qui ont le droit d’avoir des cahiers de vacances ! (non mais!)
    Voilà donc deux cahiers à s’offrir de toute urgence ; un brin effronté, un zeste coquin : drôle, sans tabou…

    cahiers

    Le premier : « Cahier de vacances pour la plage, la révolution et les diners mondains » (photo ci-dessus – à droite) est paru chez Frmk et franchement il m’a fait bien marrer ^^ Bon ! si vous n’avez pas ce petit quelque chose coquin et anar passez votre chemin vous risqueriez d’être choqué(e) Passez donc au le second cahier directement… Quoique… Pour les autres, vous allez l’adorer !

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    Bandes dessinées, points à relier,

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    coloriages (spéciale dédicace au chef de soupe), et autres jeux
    (des différences par exemple / ci-dessous);

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    De quoi s’amuser comme un gosse…

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    Le second : « Cahier de vacances pour adultes geeks et déviants » (photo ci-dessus – à gauche) paru chez Ankama est quelque peu plus « insolant » dirions-nous… Voyez plutôt !

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    On y retrouve tout de même les bases ^^ (du cahier de vacances !) :
    dessins, coloriages,

    destinations

    avec également des destinations mondiales et leurs activités
    des plus « originales » (humour bien noir, oui je sais…)
    et bien autres documentaires encore plus surprenants…

    pieds

    Si vous êtes geeks et/ou déviant, vous allez prendre vot’ pied avec ce cahier…

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    Voici voilà donc deux cahiers de vacances étonnants pour accompagner votre aîné Hector ainsi que votre petite Juliette et leurs traditionnels cahiers de vacances et autre Passeport – parce que pour vous c’est bel et bien fini l’école (na !) alors pas besoin d’officielles vacances en fait pour s’amuser ^^

  • août11

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    En voilà une auteure à suivre ! Chloé Cattelain s’attelle au roman jeunesse pour la rentrée littéraire et on a hâte.

    Kévin est un adolescent tiraillé entre son quotidien, ses envies de lycéen et les attentes de son père, qui souhaite lui transmettre ses valeurs à tout prix. Il est aussi régulièrement baladé, à chaque vacances scolaires, entre Lille et Pékin, où se trouvent les racines de ses parents et par extension les siennes. Les personnages sont peu nombreux mais restent assez complexes : un père peu présent, mutique et assez stricte, l’adolescent dont je vous parlais, son frère complice, une petite amie et la famille éclatée, effacée.

    La rigueur exprimée dans le titre est adoucie dans l’histoire. Après une période de passivité et d’obéissance quasi-aveugle, les enfants réussissent à s’affirmer, à imposer leur besoin de ne pas être focalisés uniquement sur la scolarité exceptionnelle prévue par leur père à l’amour silencieux et étouffant.

    Et voilà que par la même occasion, dans leur cheminement personnel, ils essayent de briser le tabou de la mère, dont la mort est entourée de mystère. En parallèle, ce sont les préoccupations de notre lycéen un peu paumé qui surgissent, des histoires d’amitié, des histoires d’amour, du conflit avec l’autorité parentales, un peu de confiance en soi à gagner et – plus rare – les stéréotypes auxquels il fait face en tant que chinois. Ces allusions sont particulièrement drôles et bien tournées d’ailleurs, autant que tout ce que l’auteur nous apprend sur la culture chinoise.

    Enfin c’est beaucoup de douceur, de sincérité et d’humour qui se dégagent des différents tableaux lycée/maison/Pékin. Le ton employé est léger, très joli et à découvrir à partir du 19 août.

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  • août10

    Ce Cœur changeant * Agnès Desarthe

    Posté par dans la catégorie Adulte, Romans

    On lit ce livre comme une apnée… On plonge la tête la première dans la vie de cette femme, on est entrainés avec elle jusqu’au fond, avant d’attraper la main qui nous sauve et qui nous tire la tête hors de l’eau.

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    La personnalité de Rose est bien troublante… D’un côté, c’est une fille forte, décidée à quitter sa famille et le cocon que lui faisait sa nounou pour vivre sa propre vie. Elle débarque à Paris et devient servante dans un bistrot. Après la fin tragique de son premier amour, elle sombre pour la première fois. On la retrouve, plus morte que vive, quasi-esclave dans une fumerie d’opium, mais la vie s’accroche à elle et elle est sauvée par une courtisane à la mode qui s’éprend d’elle. Puis, c’est de nouveau la chute. Mais cette fois, Rose ne ferme pas les yeux, car elle n’est plus seule…

    En filigrane, on découvre peu à peu l’enfance de Rose et l’histoire de ses parents, couple typique de la belle époque, déchiré par l’Affaire Dreyfus. Graduellement, ces souvenirs viennent éclairer son histoire et donnent de la profondeur au roman.

    Agnès Desarthe nous livre là un roman magnifique. Elle y fait le récit d’une vie menée par le corps, où la tête se préoccupe plus des souvenirs que du présent ou du futur. Ainsi, son écriture est sensuelle et riche, sans jamais trahir l’innocence et la naïveté de son héroïne. Elle traduit aussi l’ambiance de la belle époque, libération de la femmes, prostitution, opium, la vitesse des automobiles, la Grande Guerre qui vient faucher la vie des jeunes hommes, les années folles…

    A n’en pas douter, Ce Cœur changeant est un des livres dont on parlera dans cette rentrée littéraire!

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