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Et si l’amour c’était aimer ? * Fabcaro

écrit par Laura 18 novembre 2017

Tu sais Bruno, l’amour est une chose éphémère et imprévisible… Comme un petit oiseau fragile qui fait du moonwalk dans l’aquarium du bonheur, et puis un jour le courant d’air de la fatalité ouvre la baie vitrée du destin, et le petit oiseau s’échappe et se fait écraser par un catcheur argentin sur le ring de la lassitude… Alors les employés municipaux Cotorep des sentiments viennent nettoyer et jeter le cadavre tout écrabouillé dans la poubelle des souvenirs mitigés et du soulagement… Tu comprends ?…

Sandrine est mariée à Henri, directeur d’une start-up spécialisée dans le brainstorming à l’américaine. Ils s’aiment, et leur amour résiste à la lassitude de la routine. Parmi les petits plaisirs qu’ils s’octroient, il y a la macédoine, livrée à domicile. Mais lorsque Sandrine ouvre à Michel, le livreur, elle tombe immédiatement sous son charme (en plus d’être brun et ténébreux, il n’a aucun cousin qui écoute du reggae). Elle se croyait pourtant heureuse… Ils entament alors une liaison adultère, ce que Bruno voit d’un mauvais œil…


Connu notamment pour sa bande dessinée Zaï zaï zaï zaï, publiée également aux éditions Six pieds sous terre (sur cet homme pourchassé par la police pour avoir oublié sa carte de fidélité en allant faire ses courses), Fabcaro s’attaque cette fois à la vanité des relations amoureuses (ou bien est-ce une critique des mauvaises séries télé ?).

Entre parodie de Dallas, reprise des codes du roman-photo, répliques insensées… Et si l’amour c’était aimer ? est un régal !

Fabcaro a une plume géniale (j’ai ri à chaque case – pour de bon !) et il sait mettre le doigt sur les mécanismes les plus absurdes de notre société contemporaine (être amoureux, c’est envoyer des smileys bisous avec des cœurs… non ?), même si, étant donné les coupes de cheveux des personnages, on a parfois la sensation que ce sont des anachronismes…


Bref, la vie réserve bien des surprises, « comme quand on croit qu’on a plus d’emmental mais en fait il était dans le bac à légumes », ou comme cette BD de Fabcaro.

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