Il y a des matins, ça s’explique pas, où vous avez l’impression que le voile se lève, que le monde (celui qui vous entoure) se déshabille devant vos yeux (en tout bien tout honneur
) par petites touches… Des matins où vous vous transformez en petite souris, des matins où se sentir invisible vous plait, contrairement à d’ habitude…

C’est en voiture que la baguette magique a commencé a opérer. Ok, j’avoue avoir bien provoqué le premier moment sur la route vers la soupière
en m’accompagnant de Bashung ! – un homme dont la voix marque mon esprit au fer chaud. Et puis là , en levant les yeux, un court instant, instant volatil, si beau s’est offert à moi. Deux oiseaux dansent encore dans ma tête, au rythme du vent, si beaux… Se souvenir ainsi du mot « liberté », celui qu’évoque Maud Lethielleux dans ses romans adulte. J’aime ses mots, ils me hantent – il faut croire que j’aime les fantômes (…)
Il y a également eu ce croisement de voitures… Cet homme dont la résignation (désespoir même) couvrait son visage face à son pirate à l’attaqueeee armé d’une épée en carton. J’ai souri, ri. S’en sont suivi les souvenirs de la Thaïlande, en arrivant à la soupe en plongeant mon regard dans les objets ramenés pour vous (en photo ci-dessus)
Les lectures que j’aimerais avoir le temps de partager – les mots encrés en moi que je voudrais libérer. Les nouveautés dont je me délecte (mon clown également), et la chouette expo qui rhabille peu à peu la soupière.

Et ses mots que je ne trouverai pas pour remercier une gourmande de soupe… Un présent, à présent moelleusement installé sur notre crapaud…
Merci.
ça fait du bien de revenir de vacances dans de telles circonstances











