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Combien de terre faut-il à un homme ?

écrit par Mel 4 septembre 2014

combiendeterre

Waouh ! Je referme ce livre avec énormément d’admiration.
Tout d’abord les illustrations : les sublimes et lumineuses illustrations de Raphaël Urwiller sont attirantes, si surprenantes que ma curiosité en a été attisée ^^ J’avais déjà été séduite par son travail en 2012 avec cet album, puis en 2013 par celui-ci (que je n’avais pas eu le temps de chroniquer… Un jour peut-être ?… Je l’ai tellement aimé !)

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Le travail de cet illustrateur est majestueux. Voyez et découvrez derrière ses images le travail d’un graveur, d’un séri-graphiste. Waouh ! la claque. Allez une p’tite bio pour le plaisir :

Raphaël Urwiller, auteur-illustrateur diplômé des arts décoratifs de Strasbourg,
a cofondé le studio expérimental Icinori avec Mayumi Otero. Ils y travaillent en
duo ou de façon indépendante, éditant livres d’artiste, sérigraphies et gravures.
Passionné d’estampes et de livres illustrés, nourri d’imagerie populaire et de dessin
contemporain, il travaille avec autant de plaisir pour la presse (NY Times, Le Monde,
XXI etc.), pour l’édition (RMN, Actes Sud, Gallimard, etc.).

Pour cet album, Raphaël a choisi trois couleurs (le noir étant considéré comme « absence de couleur » suivant mes vieux souvenirs en école d’Art) : le lumineux jaune, le passionné rouge et l’encré bleu. Des jeux de masses, de couleurs, de superpositions se marient pour donner vit à des scènes hypnotiques. Et aussi un trait épuré illuminé par les aplats de couleurs choisis, le tout couronné d’une impression impeccable, somptueuse, en tons directs (bravo à l’atelier Grafiche AZ en Italie !).

Concernant l’histoire d’Annelise Heurtier elle parle, vous parlera. Elle a choisi un conte juste, une fable moderne qu’elle adapte magnifiquement. Il s’agit là d’une nouvelle de Léon Tolstoï, un des écrivains majeurs de la littérature russe des années 1850-1910, connu pour ses romans et nouvelles, riches d’analyse psychologique, de réflexion morale et philosophique (plus d’infos par ici ^^) et aussi pour son engagement politique…

demenagement

Ce texte nous embarque dans les pas de Pacôme, petit fermier. Un jour, vient sur ses terres un étranger qui lui vante la fertilité des siennes : les terres de la Volga. Un déménagement s’impose ! Pâcome est bien décidé à faire prospérer son exploitation. Pourquoi s’arrêter là quand on, peux avoir plus, hein ?! Le voyage ne s’arrête pas là puisque, de nouveau, Pacôme entend parler de lointaines contrés où, parait-il, la terre est si facile à avoir.

– Ces gens sont bêtes comme des moutons, ricane le marchand en reprenant une part de vatrouchka. Il passent leur temps à jouer de la flûte, boire du thé et chanter. Leur terre, ils ne la cultive pas. Ils te la donnent pour une bouchée de pain.

Sur place, il rencontre le chef Bachkir qui lui propose un marché : le territoire qu’il parcourra à pied sera à lui pour seulement 1 000 roubles, pourvu qu’il soit revenu avant le coucher du soleil…

soleil

Oui Pâcome est ambitieux…
Un album qui apprendra aux enfants (dès 6 ans) à se contenter de ce que l’on a, que le « c’est déjà ça » est mieux que le « rien » !

fin

commandeshop

BRAVO à toute l’équipe derrière ce livre ! Un message nourrit de riches valeurs, essentielles dans le monde actuel.. GROS COUP DE CŒUR DE LA SOUPE.

2 commentaires
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2 commentaires

ktl 4 septembre 2014 at 20:29

J’aime beaucoup de le travail d’Icinori. J’ai cru voir que sa « collègue » en sortait un aussi.

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Za 4 septembre 2014 at 20:55

J’ai tellement aimé Issun Boshi et Jabberwocky ! Je vais me ruer sur celui-ci !

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