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  • Romans
  • janvier20

    Anka – Guillaume Guéraud

    Posté par dans la catégorie: Romans

    Une nouvelle fois, Guillaume nous emmène sans détour au pays de la violence. Mais il a cette faculté à en parler avec une intelligence rare, en la véhiculant avec un message fort. On découvre ici la vie de Marco, jeune lycéen dont la vie bascule tout à coup, lorsque 2 flics font irruption dans sa vie pour lui annoncer la mort de sa mère. Après avoir rapidement découvert qu’il ne s’agit pas vraiment d’elle, Marco va mettre en lumière un vieux secret familial, qui va ébranler bon nombre de certitudes, dans sa vie d’adolescent déjà assez compliquée. La force de Guillaume, au-delà du fait qu’il est toujours aussi contemporain, qu’il sait parler aux jeunes d’aujourd’hui sans les prendre pour des abrutis à qui on peut tout faire gober, c’est qu’il sait traiter de sujets forts et difficiles sans faire du racolage bête et méchant, et sans jamais être manichéen.

    Il a su ici construire un vrai récit d’apprentissage, où l’on se construit à travers des situations assez éprouvantes certes, mais qui reflètent la société dans laquelle on vit aujourd’hui.

    Et à ceux qui pourraient répondre : « oui, mais justement la société elle est déjà assez violente, alors pourquoi en montrer encore plus ? » Eh bien, je vous répondrais que justement, il faut savoir y répondre intelligemment, sans ombrages, en posant vraiment la question aux ados sur ce qu’il leur fait vraiment peur, plus que l’image que l’on se fait pour eux. C’est autrement plus constructif que de se mettre des Å“illères et de ne pas en parler…
    ça m’a d’ailleurs rappelé le travail d’un cinéaste que j’aime énormément : Michael Haneke, et plus particulièrement 2 films : « Funny Games », et « Benny’s video ». Si jamais vous ne les avez pas déjà vus, et que vous avez l’estomac bien accroché, vous verrez, comme dans les livres de Guillaume,  comment on peut parler de violence autrement qu’avec un débat pseudo-philosophique à 23h sur Arte, autrement qu’un reportage choc dégueulasse d’enquête exclusive sur M6, ou encore autrement qu’avec les gros flingues des films de John Woo (même si j’aime beaucoup de cinéma de John Woo !!)

    Il y a une seule petite chose que je regrette, c’est de ne pas avoir plus ressenti l’émotion de la ville où cela se déroule : Marseille. Avec ses contradictions, ses habitants fiers mais généreux, bornés mais ouverts, ses quartiers cosmopolites… On le ressent un peu, mais j’aurais bien aimé parcourir un peu plus les rues de cette magnifique cité phocéenne…

    Merci, et bravo à Guillaume pour ce nouveau superbe roman !

    Anka – Guillaume Guéraud
    Editions du Rouergue - Doado Noir – 9.50 euros
    Magnifique photographie de couverture : Dorothy Shoes (punaise que je l’aime son travail !)

  • janvier17

    Qui a tué Michka ? * Irène Cohen-Janca

    Posté par dans la catégorie: Romans

    Que je vous rassure de suite : il ne s’agit pas du célèbre Michka de votre enfance, vous savez cet album qui a été re-illustré par Olivier Tallec pour les fêtes de fin d’année (2011), quoique ce roman y fasse référence (pas à Olivier; on ne s’excite pas les filles ! à l’histoire ^^)

    Peuchère le pauvre ourson… voilà ce que je me suis dit quand j’ai vu la couverture du nouveau service de presse Dacodac (= les libraires reçoivent parfois des livres en avant première ^^). Pour éviter les larmes, je l’ai tendu à notre croûton… Mais après m’être fait remonté les bretelles par le chef de soupe (je rappelle qu’il est AUSSI l’homme de ma vie ^^) je l’ai vite récupéré :
    « Comment ?! » a-t-il dit quand je lui ai annoncé que Michka était entre de bonnes mains. Mais ce livre est écrit pour toi Mel ! » Bon… c’est pas totalement vrai : Irène Cohen-Janca ne me l’a pas dédicacé cependant c’est vrai que l’histoire m’a bien « perturbée »…

    Nora a 10 ans, elle est l’aînée de trois enfants. Sa famille est excitée, ils vont emménager dans une grande maison avec un grenier :) Mais voilà, une fois dans la nouvelle maison, Nora ne retrouve pas Michka. « Mais qui est Michka ? » Michka c’est d’abord un doux moment partagé avec sa tante 5 ans plus tôt, Michka c’est une rencontre magique après la lecture du conte, LA peluche qui sort tout droit du conte. Certains enfants ont un journal intime, Nora a Michka. Je disais donc : « Malheur ! Où est passé Michka ? » Impossible de remettre la main dessus. Nora est inquiète : « Et si quelqu’un le trouvait ? Et si quelqu’un découvrait mes secrets ? ». Satané maison ! Et puis il y a sa mère aussi… Cette maman qui était si douce, si attentionnée. Cette maison l’aurait-elle transformée ?…

    Un roman très intéressant sur la pré-adolescence, sur le rapport mère-fille. Et surtout sur les non-dit, ces « impressions » qui font grandir peut-être trop vite les enfants ?!…

    (ok j’avoue j’ai eu la larme ! et en plus qu’est-ce qu’il m’a fait cogiter… Maman je t’aiiiiiime !)

    Qui a tué Michka ?
    Irène Cohen-Janca
    Rouergue – coll dacodac – 6.60 euros

  • janvier7

    Alors comme ça tu traines sur le blog de cette librairie ? Et puis visiblement t’as même l’air intéressé par ce que je suis en train d’écrire ? Ou alors c’est juste de la curiosité, comme ça…
    Figure toi que Ma tata Thérèse, enfin le livre dont tu vois la couverture (d’autant que j’ai même pas de tata qui s’appelle Thérèse), il est drôlement bien. Drôlement bien, et drôlement drôle :) ça tombe bien non ?
    Je vais quand même pas te raconter tout le livre (tu me prends pour qui ?!?) mais tu verras, tu tiens là tous les ingrédients qui font d’un bouquin un EXCELLENT bouquin !! Non seulement le texte de Fabrice Nicolino est vraiment chouette, mais en plus les illustrations de Catherine Meurisse, elles sont juste carrément tordantes (bon ok, j’ai un petit faible pour ses illustrations depuis que j’ai lu Mes hommes de Lettres (Quoi ?? Tu l’as pas lu non plus ? Allez, dépêche toi va).

    Ma tata Thérèse, c’est l’histoire d’un petit garçon qui a entre 5 et 11 ans, et qui allait de temps en temps dans le petit appartement de sa tata pour y passer du temps et lui rendre visite. Et tu n’imagines même pas tout ce qui pouvait se passer dans un appartement aussi minuscule… Bon, puisque je sens que t’es impatient et que je voies à tes guiboles qui sautillent que tu commence à trépigner, je peux quand même te dire que tu  trouveras dans cet intrépide roman : un dentier magique, une collection de chats, un faisan qui passe sa vie aux cabinets, un fennec hurleur, un perroquet porté sur la banane, et j’en passe !!! C’est dingue non ?

    Tu l’auras compris, il serait dommage, non, il serait carrément inconscient de passer à côté de ce grand moment de drôlerie :) En plus tu verras, c’est pas que drôle, c’est aussi super émouvant, surtout qu’elle a VRAIMENT existé cette tata. D’ailleurs, ça m’a beaucoup rappelé ma tata Thérèse à moi, mais elle s’appelait Ginette (j’te jure, c’est pas un bobard !!!)

    Et si enfin tu te demandes pourquoi je te parle comme ça depuis le début de cette chronique, bein t’as qu’à le lire ce livre, tu comprendras :)

    Ma tata Thérèse
    Fabrice Nicolino & Catherine Meurisse
    Éditions Sarbacane – 14,50 euros

    A savourer dès 8 ans (même avant si tes parents ont envie de te le raconter ! et même après, parce qu’il y a pas d’âge pour rigoler)

  • décembre7

    Rien – Janne Teller

    Posté par dans la catégorie: Romans

    Pourquoi j’aimerais que ce roman soit réédité ? Pour la simple et unique raison qu’il m’a bousculé comme aucune autre lecture ! Parce qu’en littérature jeunesse c’est l’un des livres dont le thème choisi est marqué dans ma tête au fer chaud (oui tant que ça !)
    En parler n’est pas chose facile quand un livre vous a tant hanté (et le terme est juste, croyez-moi) je vais cependant essayer, essayer de vous  faire regretter de ne pas l’avoir (encore) lu. Édité aux éditions du Panama cet éditeur dont j’aimais la ligne éditoriale, leur rigueur, leur exigence. Peut-être « trop » ?… Aujourd’hui j’espère de tout cÅ“ur qu’il sera réédité (message destiné à Florence B. ^^) qu’il revive, qu’il fasse à nouveau couler de l’encre (noir/rouge) parce qu’il ne vous laissera pas de marbre, c’est certain !

    « Rien n’a de sens, je le sais depuis longtemps. Il n’y a donc rien à faire », déclare Pierre le jour de la rentrée des classes. Il décide alors de se percher dans un prunier sur le chemin de l’école, bien décidé à ne plus en redescendre et rappeler cette révélation à ses camarades qui passent par là. Comment lui prouver que la vie à un sens ? Ses camarades, dont Agnès (notre narratrice) ont une idée ! Et s’ils rapportaient chacun un objet qui aurait un sens ? Voilà comment naît le  « Mont de Signification » ! A l’abri des regards (des adultes) les enfants se retrouvent de plus en plus régulièrement dans cet entrepôt abandonné et y apportent à tour de rôle des jolies sandales vertes pour l’une, le drapeau danois pour un autre… Jusque là c’est gentillet, pensez-vous. Que nenni ! Leur petit jeu va évoluer, ce n’est que le début de la surenchère…

    Je crois que ce qui m’a le plus percuté ce n’est pas la violence de l’histoire mais bel et bien la force d’écriture de l’auteure ! Elle nous conte cette histoire avec détachement, passivité aussi. De cette manière elle attire le lecteur et lui fait tourner chaque page jusqu’à la dernière… Vous serez comme moi, pris au piège, vous sentirez même le judas collé à votre Å“il… Oui ce roman est dérangeant, mais la société dans laquelle nous vivons ne l’est-elle pas ? Na !

    Rien / Janne Teller
    Anciennement aux Éditions Panama et bientôt ?… ;)
    (la couverture est à l’image du contenu)

  • novembre12

    Trop loin la mer* Frédérique Niobey

    Posté par dans la catégorie: Romans

    Depuis que son père s’est remarié, Rosa s’est mise à fuguer. Jugée incontrôlable, elle est placée dans un foyer appelé « Lieu de vie » en Dordogne. L’adolescente quitte la ville pour la pleine campagne, loin du peu d’amis qu’elle avait, loin de tout.
    Dès son arrivée au foyer, la rencontre avec les éducateurs, les autres jeunes, les règles de vie, les activités collectives lui sont insupportables. Pour Rosa ce simulacre de cercle familial est écÅ“urant, ironique même… Muette ou agressive, Rosa refuse de s’intégrer au groupe et d’obéir aux règles du Lieu de Vie.

    Alors elle s’échappe de temps en temps et part respirer au bord de l’eau près de cette Dordogne si belle qui est sa seule source d’apaisement. Elle y rencontre Mona, une fille du village à qui elle s’ouvre, enfin. Toutes les deux vagabondent, prennent des risques, s’amusent. Rosa a enfin un point d’attache. Pourtant l’amitié des jeunes filles va être compromise par l’intervention des adultes jugeant Rosa comme être une « mauvaise fréquentation ».

    A nouveau la jeune fille se sent devoir faire face à l’incompréhension et au renoncement du monde adulte. Elle a l’impression que l’histoire se répète  comme avec son père absorbée par sa nouvelle vie, et sa mère dépassée par les événements. Alors une fois de plus Rosa s’en va , direction la rivière. Une seule idée la traverse: pagayer pour faire avancer son canoë le plus loin possible…

    A travers son écriture sans détour, rythmée, Frédérique Niobey rend compte de la colère, du malaise de l’adolescente. Le roman parle de l’expérience de Rosa qui repousse sans cesse les limites, de l’adolescence en général: le sentiment de ne pas être compris, les malentendus qui font souffrir, la difficulté de parler de soi, le conflit comme seule voie  pour s’exprimer…

    Trop loin la mer
    Frédérique Niobey
    Rouergue
    -10 euros

  • novembre7

    Le Carnet rouge

    Posté par dans la catégorie: Romans

    « Parfois, j’ai l’impression que ma vie est comme un tricot raté: tout effiloché, avec des morceaux manquants. Chez moi, il n’y a pas de photo de famille. Il n’y a rien, non plus, qui rappelle nos origines [...] Aucune histoire, chanson ou recette traditionnelle héritée de grands-parents. De toute façon, des grands-parents, je n’en ai pas non plus, ils sont morts avant ma naissance. »

    Marie est une lycéenne de 16 ans qui vit avec sa mère dans la banlieue de Lille. Elle ne connaît pas son père, parti avant sa naissance. Elle ne sait rien de son histoire familiale… Seuls ses yeux et ses cheveux sombres témoignent d’origines népalaises.
    La mère de Marie est fermée à toute discussion, elle fuit la moindre question de sa fille concernant la famille, le Népal… L’adolescente souffre de ces silences, des tabous instaurés autour de ces questions essentielles. La colère, l’obsession, la provocation laissent peu à peu place à la fatigue chez la jeune fille.

    Pourtant, alors qu’elle ne l’attendait plus, le passé va venir la trouver sous les traits d’un inconnu qui lui remet un mystérieux carnet rouge. Ce carnet c’est la clef pour connaître son histoire familiale: il contient les mémoires de sa grand-mère Sajani.
    Marie va brutalement passer de l’inconnu le plus total à une vérité incroyable, difficile à admettre… Mais une fois le carnet ouvert, impossible de ne pas lire les mots de Sajani.

    Annelise Heurtier livre ici un beau roman à deux voix,  l’histoire de femmes à travers plusieurs générations, d’enfances malmenées,  d’une culture  magique et cruelle à la fois.
    Le Carnet rouge parle des secrets de famille, de la difficulté de se souvenir du passé quand il est trop douloureux. A travers le personnage de Marie, le roman rappelle aussi l’importance de mettre des mots sur son histoire, quelle qu’elle soit, afin de pouvoir se construire.

    « Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient »

    Un très bon moment de lecture!

    Le Carnet rouge
    Annelise Heurtier
    Éditions Casterman-12 euros

  • octobre31

    « Solitaire, secret, Aurélien n’aspire à rien d’autre qu’à oublier et se faire oublier.
    Mais dans son lycée, Thibaud semble focaliser sur lui, décidé – pour quel motif ? -.  à briser la glace et gagner son amitié. »

    105 pages d’un pur bonheur, grâce à une écriture de grande qualité.
    Des mots tellement bien choisis pour décrire les difficultés et la souffrance d’un adolescent qui se refuse le droit au bonheur, qui prend soin de maintenir de la distance entre lui et les autres.

    Tout au long de ces pages il y a des passages tellement forts que l’on prend le temps de les relire.
    Le Poids des mots « … nous n’avons rien compris, certains avaient lancé des vannes, j’avais souri mais tout au fond de moi, quelque chose avait bougé. J’avais compris d’un coup que les mots avaient leur propre vie, et que, en les assemblant, parfois, on pouvait faire naître un truc proche de la magie… »

    Voilà un livre qui  m’a remuée, qui m’a entraînée à faire de l’empathie, qui m’a interrogée sur la personnalité particulièrement forte de ces deux adolescents.

    Beaucoup d’émotion.

    BRISE GLACE
    Jean-Philippe BLONDEL
    Actes sud junior – 10 euros

  • octobre26

    Le Yark !!! Rien qu’en prononçant son nom vous devriez déjà avoir les mollets qui flageolent, les dents qui claquent, et avoir éradiqué le peu d’ongles qu’il vous restait sur les doigts…

    Pour la petite histoire, sachez qu’à l’origine le livre est arrivé il y a quelques jours à la librairie, dédicacé pour Mel (dit-il d’un ton jaloux ;) ), de la main de l’auteur, ET de l’illustrateur. Après l’avoir entendu rire aux éclats pendant toute sa lecture, j’étais un peu interloqué, et j’ai fini par lui subtiliser (après la fin de sa lecture quand même, je suis pas un sauvage), et commencé d’entreprendre sa lecture à mon tour…

    Bon Dieu que ça fait du bien de lire des textes pareils !!! (ok, Dieu n’a rien à voir avec notre affaire). C’est incroyablement bien écrit (et je vous jure que je manque cruellement de qualificatifs pour vous dire à quel point c’est vraiment bien écrit), l’histoire est plus que savoureuse (et je me garderais bien de vous livrer le moindre détail de cette incroyable récit), et l’illustration ponctue juste parfaitement ces quelques 80 pages de pur bonheur littéraire. Je m’imagine avoir 8-9 ans, sous ma couette, en train de frémir à chaque page, pour finalement pouffer de rire à la lecture de la page suivante. N’allez évidemment pas réduire le lectorat à cet âge là, parce que chaque adulte qui le lire saura réveiller le garnement qui est en lui, et qui saura faire résonner dans son cÅ“ur cette magnifique histoire…

    Un duo de choc est à l’œuvre pour vous offrir un livre IN-DIS-PEN-SA-BLE à toute bibliothèque/table de chevet/étagère/tout meuble susceptible de recueillir un livre… Un livre qui va faire date, on en est certains :)
    Bertrand Santini est aux commandes du texte, et a confié les illustrations à un garçon particulièrement doué de ces 2 mains pour dessiner… Non mais quand je dis doué, je suis presque à côté de la plaque, tellement il a de l’OR dans les mains !!! Allez, filez vite sur son blog, et vous allez voir un peu ce que vous allez voir… Laurent Gapaillard travaille visiblement pour le cinéma et l’animation, d’après ce qu’on peut voir sur le blog, il a un sens certain de la mise en scène, du cadrage, et de toutes ces petites choses qui font de lui un grand illustrateur. Quant à Bertrand, bein la déclaration serait trop longue pour lui dire à quel point on aime son travail, mais nous espérons de tout cÅ“ur pourvoir sceller ça dès que possible avec une rencontre avec lui :)

    Le Yark aime les enfants.
    Il adore sentir leurs petits os craquer sous sa dent, et sucer leurs yeux moelleux comme des bonbons fondants.
    Il raffole de leurs petits doigts, de leurs petits pieds, de leurs petites langues qu’il mâchouille avec un brin de menthe comme une friandise sucrée et merveilleusement gluante.

    Un grand merci à tous les 2 pour cette merveille, qui nous l’espérons, saura terrifier/faire rire/émouvoir nos chères têtes blondes, et les grands enfants que nous sommes, et merci à l’équipe de Grasset Jeunesse qui a eu l’excellente idée de le publier :)

    Le Yark – Bertrand Santini & Laurent Gapaillard
    Grasset Jeunesse - 12.50 euros

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