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  • Romans
  • juillet232010

    Voleuse ! Franck Prévot

    Posté par Mel dans la catégorie: Romans

    -…mon stylo plume…offert… ma mamie… volé…
    On avait compris : quelqu’un avait volé le stylo de Sophia, son magnifique stylo plume, cadeau d’anniversaire de sa mamie, qui faisait crever d’envie toute la classe [...]

    Facile d’accuser Patricia, notre narratrice. Son papa est en prison. Pour vol ! (non ? siiii)
    Un roman « Petite poche » (à partir de 9 ans) de chez Thierry Magnier sur les  aprioris et bien plus encore…

    Une première édition de ce texte était parue aux éditions du Baron  perché en 2006, l’auteur l’a légèrement remanié pour cette édition.

    Voleuse !Franck Prévot
    Thierry Magnier – Coll Petite Poche – 5 euros

  • juillet142010

    Malheur ! Loïc est myope (flop) Non mais, vous imaginez un peu ce qu’un jeune garçon pense quand il apprend la nouvelle :

    Je les entends d’ici, Kévin en tête : « Binoclard, tête de lard ! Serpent à lunettes ! » Et Marion, qu’est-ce qu’elle va penser de moi ? Je suis sûre qu’elle va me trouver trop laid…

    Heureusement un vieux monsieur lui recommande un modèle qui va lui transformer la vue… euh ! la vie (sisisi) En plus elles lui vont bien… Ces lunettes sont (accrochez-vous : ) magiques ! Elles lui révèlent un super pouvoir : SuperView…


    photo sur le site de l’auteur

    Une lecture amusante, entrainante qui nous embarque dans le quotidien de Loïc. C’est juste et un zeste fun; tout pour séduire le public ciblé je trouve (7-9 ans) :) Quant aux illustrations, le style bd (de grands) facilita (?) l’approche du « roman » (ce livre plein de lettres…) . De plus, bien que présentes sur des doubles pages parfois, elles restent néanmoins discrètes et agrémentent à souhait le texte !

    Très plaisant, vraiment ! :)

    Les lunettes magiques
    Christelle  Huet-Gomez & Jules Canouet
    Editions [Mic_Mac] – 7.50 euros

  • juillet72010

    Zarra – Carole Fives

    Posté par Jean dans la catégorie: Romans

    Une autre chronique qui va un peu combler mon retard de ces derniers temps, et un peu en réponse à une petite discussion qui a eu lieu sur le blog de l’inégalable Eau Vive, à Avignon.

    Zarra est un très chouette roman. Un peu barré, un peu fou-fou, très drôle et très sensible. Oui oui, tout ça à la fois :) On y suit une tranche de vie d’Axelle, une jeune « pré-ado » pas trop mal dans ses baskets, malgré un quotidien pas toujours tendre avec elle, et une mère qui l’est encore moins. La vie n’est pas facile avec elle, mais elle le sait, elle s’en accommode comme elle peut, elle gère. En plus, malgré tout ça, et à défaut de pouvoir gommer ses propres problèmes, Axelle décide un jour d’endosser un costume de super-héros, et de traquer sans cesse les injustices de la planète (en commençant par celles de son quartier). Je vous laisse imaginer ce que ça peut donner ;)

    Une fois, notre amie Julie nous a dit : « bein oui, les romans, c’est pas la vraie vie ». Elle a raison, Julie. Et même si on se reconnait parfois (souvent ?) dans de nombreuses situations empruntées à des romans, il n’en résulte pas moins que ce qui se déroule dans ses histoires est parfois (souvent ?)très éloigné de notre quotidien. Alors oui, c’est vrai que les enfants de 9-12 ans ne vivent pas toujours les mêmes péripéties que leurs héros de romans (des romans ancrés dans notre société contemporaine hein ? Je vous parle pas d’Harry Potter, Eragon et Cie !!! ;) ) mais je pense sincérement qu’ils aiment les lire. Ils aiment trouver par eux-mêmes les clés de la compréhension d’un tel univers, d’une telle problématique. Je me rappellerai toujours de cette maman venue à la librairie pour choisir des livres pour ses enfants, dont un roman pour son aîné de 12 ans. Je lui avais conseillé à l’époque « Le premier qui pleure a perdu » de Sherman Alexie chez Albin Michel, qui n’est à priori pas le livre le plus accessible et le plus joyeux de ces dernières années pour cette tranche d’âge, et elle est revenue me voir en me remerciant, car grâce à ce livre, elle a pu avoir une chouette discussion avec son « grand », et parler avec lui de choses délicates, sur la vie, la mort, la misère des gens, la pauvreté… mais aussi sur l’espoir pour en sortir, le courage, la volonté, l’humour pour se désengorger de situations délicates…

    A mon sens, Zarra fait partie de ces romans. Et même si je le présente en disant qu’il s’agit là d’un roman qui parle d’une jeune fille dont le père est quelquefois aux abonnés absents et dont la mère maniaco-dépressive lui en fait voir de toutes les couleurs, je ne manque pas de dire que c’est gorgé d’espoir, qu’on en rigole énormément, et que ça permet en même temps d’ouvrir les yeux, en toute simplicité et sans pathos ni culpabilité sur un phénomène bien réel de notre société…

    Un extrait, page 22, où Axelle parle de son père :

    « Mon père nous dit toujours , au Petit Frère et à moi : Une heure, deux livres ! »
    Ils parlent comme de cette façon les pères cadressup, ils vont droit au but. « Une heure, deux livres », en langage cadessup, ça veut dire que t’as une heure pour trouver les deux livres les plus classes du rayon romans. Les meilleurs  livres. Ceux qui changeront ta vie, te donneront des solutions à tous tes problèmes.
    Moi, j’ai lu tous les livres de la Bibliothèque Rose, sauf Oui-Oui, c’est bien trop bébé. Franchement, ils se mettent le doigt dans l’Å“il s’ils croient que les histoires d’un nain et de sa voiture jaune peuvent intéresser une fille comme moi.
    J’ai commencé par le Club des Cinq, avant j’adorais, mais après j’ai découvert Fantômette et ma vie a changé »

    Un autre passage, avec sa mère, page 69, que j’aime beaucoup, mais que je préfère vous laisser découvrir de vous-même, et qui est super, super beau…

    Merci à Carole Fives de nous avoir offert tout ça !

    Zarra – Carole Fives
    Neuf – L’Ecole des Loisirs – 8 Euros

  • juillet72010

    Il y a des auteurs comme ça, pour lesquels on trépigne toujours à l’idée de les lire à nouveau, de voir vers quelles contrées  ils vont nous emporter :) Jean-François Chabas fait assurément partie de ceux-là. Je ne reviendrai pas sur son immense capacité à se renouveler, à nous proposer des récits toujours réinventés, avec ses personnages toujours profondément humains. Et même si j’ai beaucoup de retard dans mes chroniques, que le roman est paru il y a déjà quelques temps, je m’en voudrais de ne pas partager avec vous ce beau coup de cÅ“ur. A vrai dire, je suis presque un inconditionnel de cet écrivain (même si  je n’ai d’ailleurs que peu apprécié les monts de l’éléphant) et je suis toujours curieux de voir où il va nous emmener :)

    Vous allez partager là un moment de la vie de Lou et Salomé, qui ont respectivement 14 et 18 ans et qui vivent dans une cabane sur pilotis au fin fond d’une forêt. Un rêve de gamin pour certains, alors que pour elle c’est une réalité implacable. Je ne vous livrerai rien de plus qui pourrait trahir ce magnifique récit, je voulais juste vous inviter à le découvrir vite vite, parce que c’est un texte magnifique, très touchant, super drôle malgré des situations qui ne poussent vraiment pas à l’être. La relation entre les 2 sÅ“urs est super bien vue, l’évolution du récit rondement menée, et avec des dialogues particulièrement savoureux… Petit extrait :) :

    « - C’est vrai que les anguilles mangent les morts ?
    - Oui. Je crois que c’est vrai. J’ai entendu plusieurs personnes qui le disaient.
    - Putain. J’en bouffe plus une.
    - Fais  pas ton bébé, Lou. Des cadavres, on en trouve pas tous les jours, dans la rivière.
    - Pourquoi justement les anguilles ?
    - Je ne sais pas. Il y a des oiseaux charognards, et des mammifères et des reptiles. Pourquoi ça n’existerait pas dans l’eau ? D’ailleurs, je suis sûre qu’il y a des tas d’autres poissons, pas seulement des anguilles, qui te mangeraient bien un orteil. T’es encore toute tendre.
    - Dans leurs rêves. Ils la prendront dans les dents, ma tendresse.
    - Tendreté. Pour la viande, on dit tendreté. La tendresse d’un steak, ça serait louche. ça voudrait dire qu’il veut te faire un câlin. Et un steak qui voudrait me câliner, je sais pas pour toi, mais moi, ça me rassurerait moyen.
    - Tendreté…
    - Eh  ouais.
    - Tu sais que t’es une espèce de dictionnaire ? Je suis sûre qu’aux profs, tu leur ferais la misère. En vérité, tu pourrais être ministresse, et comme en plus t’es une bombasse et que t’es plus teigneuse qu’un chat qu’on veut tremper dans une baignoire, t’as tous les atouts. En fait, tu vas devenir présidente du monde. »

    Les cinq bonheurs de la chauve-souris – Jean-François Chabas
    Médium – L’École des Loisirs - 10 Euros

  • juin232010

    Lison + Paul = ?

    Posté par Mel dans la catégorie: Premières lectures, Romans

    Si vous avez lu « Celle que j’aime » d’Audren, paru l’an dernier à l’Ecole des Loisirs (coll. Mouche) vous savez qu’il ne s’agit pas là d’un saucisson ordinaire…

    - J’veux savoir, j’veux savoir ! pensez-vous.

    Ok ok on ne s’énerve pas ! Je suis là pour vous en dire un peu plus ;)

    DONC ! Les illustrations sont réalisées par de la maman du célèbre lapin Simon… Stéphanie Blake, et oui ! En ce qui concerne l’histoire (peut-être comprendrez-vous mieux mon histoire de saucisson ensuite ?!…) voici un petit résumé de ce roman « première lecture » que j’ai trouvé à la fois drôle (pour nous adultes) et romantique (pour ses jeunes lecteurs ;) )

    Paule aime Lison :) Mais quand il apprend que sa future femme (béh oui !) est végétarienne… Malheur !!! Lui qui comptait reprendre l’entreprise familiale… Paul est fils de charcutiers et les deux données lui semblant être parfaitement incompatibles…

    Mais elle, en quelques mots, venait de démolir mon rêve. Maintenant je devais choisir : Lison ou la charcuterie. Un choix douloureux, impossible.
    Lison était intelligente et si jolie ! Mais la charcuterie, c’était ma vie, mon bonheur, mon envie !

    Son cÅ“ur balance… Éviter Lison (la plaquer en quelque sorte) serait la solution ?…
    La vie est trop injuste surtout quand deux cÅ“urs sont fait pour être ensemble… (snif) Que vont-ils devenir; ça ne peut pas se terminer ainsi !?

    Réponse en cliquant…

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  • juin112010

    Les filles du Samouraï T3 : L’affrontement

    Posté par Mel dans la catégorie: Romans

    Tant attendu  le Tome 3 de « Les filles du Samouraï : L’affrontement » est arrivé :)
    Concernant les débuts des aventures de Hana et Kim c’est par ici. Souvenez-vous, ce fût également le coup de cÅ“ur d’Océane (13 ans) !!!

    Alors que Hana et Kini affrontent les soldats de leur oncle, elles frôlent la mort dans un incendie. Leur mère insiste pour obtenir l’appui du shogun. Mais à la cour, le danger se cache là où on l’attend le moins, derrière le visage souriant d’un aristocrate ou le masque d’un ninja…

    Les filles du Samouraï T3 : L’affrontement
    Maya Snow / Flammarion – 13 euros

  • juin92010

    Le tueur à la cravate / M-A Murail

    Posté par Mel dans la catégorie: Romans

    Ok la couverture est à la fois effrayante et ridicule (par le motif, j’entends !) Et bien cette histoire de tueur l’est tout autant (accuser Martin quand même pfff ) !…

    L’histoire commence avec une photo de classe. La photo de classe des parents de Ruth ! Pour rire entre copines (ah ! les ados…) Déborah convainc sa meilleure amie de mettre en ligne sur perdu-de-vue.com (style copainsdavant ;) ) cette vieille photo datant du lycée. Ce qu’elles ne savent pas c’est qu’elles vont remuer un passé gorgé de suspicions, de jalousie, de meurtres…

    Ce thriller m’a complètement happé ! Les personnages sont décrits à merveille ce qui les rend sensibles, attachants, humains. Dur donc de ne lire que quelques pages et de le lâcher en cours de route… impossible !  De nombreuses chroniques disent de notre auteure française, Marie-Aude Murail, qu’elle se serait inspirée de Mary Higgins Clark ?! Personnellement je ne peux pas vous le confirmer, mais ce qui est certain c’est que les romans policiers et moi ça n’est pas une grande histoire d’amour habituellement… mais là ! HOP ! Happée, je fus ! Je tiens d’ailleurs à m’excuser auprès de mon amoureux que j’ai lâchement délaissé ces dernières soirées pour retourner aux côtés de Martin (il fait partie du roman !!!) …

    Ce thriller se double (ensuite) d’un journal de bord. « Mais où ils vont chercher tout ça ces auteurs ? », cette question que vous vous êtes sans doute déjà posée ?! (Non ? Ah bon ?! bon…)
    Marie-Aude Murail y raconte au quotidien son métier d’écrivain et la lente élaboration de ce tueur à la cravate. C’est bien intéressant de voir l’élaboration du roman :) Peut-être même qu’avec tous ses secrets moi aussi j’vais écrire un roman tiens ! (je plaisanteeee)

    Un polar (dans l’ère du temps) + un journal de bord pour ados et pas que !…

    Le tueur à la cravate
    Marie-Aude Murail
    Ecole des loisirs – coll Médium – 11.50 euros

  • mai202010

    Yes !!! Quelle lecture :) Malgré ses allures de Girl book, un tantinet explicite par le titre (quoi ? vous pensiez quand même pas qu’il s’agissait de natation synchronisée ou de curling ???), un vrai roman pour ado (et évidemment les plus grands, même si c’est quelque chose qu’on a déjà connu – la 1ère fois – du moins je vous le souhaite si vous avez mon âge !!!).  Un excellent roman, très bien écrit, à l’humour bien mordant, et aux situations très bien vues. C’est tellement agréable de lire des auteurs qui sont en phase avec la réalité des gens qu’ils dépeignent. Parce que s’il y a quelque chose qu’elle a réussit Maud, c’est de capter l’univers de ces ados d’aujourd’hui, et de nous le retranscrire aussi bien. J’ai replongé à l’époque de mes 15 ans, et je me rappelle très bien de ce que je pouvais vivre à ce moment là en passant à « la chose ».

    On y suit le quotidien de Capucine, 15 ans (donc) dont la seule obsession, et de… faire l’amour. Bein oui, ça nous titille tous à cet âge-là, faut pas faire les innocents ;) . Capucine en pince grave pour son prof d’histoire-géo, sur lequel elle a jeté son dévolu. Et vu qu’elle est probablement la plus belle du lycée, il ne pourra en être autrement… Enfin, tout n’est jamais aussi simple, non ? Surtout quand elle va croiser le destin de Martin, qu’elle avait jusqu’à présent joliment ignoré, et qui va lui révéler bien des choses de sa propre existence. Mais n’allez pas déjà imaginer une « simple » histoire d’amour, non non… Maud a l’intelligence de nous amener dans des situations bien plus savoureuses, plus complexes, mais toujours tellement vraies… :) On sent un vrai amour de la musique, une vraie passion pour les gens, tels qu’ils sont, avec toute la richesse que la différence peut nous apporter, même quand ceux-ci peuvent nous paraitre les plus superficiels…

    Allez, 2 passages que j’aime beaucoup :) :

    « Jo me regardait sans arrêt, il pianotait avec son pied sur sa pédale d’effet et les sons étirés de la guitare sonnaient plus fin que d’habitude, plus subtil, j’ai continué mon mi répétitif et à un moment je l’ai laissé s’éteindre. Jo a pris la relève avec un riff d’enfer, bien mélodique et sans se concerter on l’a suivi, Nath et moi, c’était comme si on n’était plus qu’un, on se regardait pas mais on s’écoutait, et les sons étaient tellement mélangés qu’on ne pouvait plus les imaginer seuls, qu’on ne savait plus vraiment définir qui jouait quoi. Là, Jo s’est tourné vers moi et a fait : – A toi, man. » (Martin)

     » Si j’étais un garçon je l’aimerais. Si j’étais un garçon je me détesterais. Est-ce que je me déteste parce que je m’aime ? J’aime mon corps, c’est vrai, je le trouve mignon et tendre. Mais le reste ne me plait pas. Mes aptitudes scolaires me font du tort et je n’éprouve aucune fierté à comprendre ce qu’on attend de moi. Mon imagination me joue des tours. Et je déteste ma façon de penser, d’analyser avec lucidité, de me raidir quand on me regarde, de lever les yeux au ciel quand on me taraude, de trouver les phrases pour blesser celui  qui me cherche. Je déteste ma fausse assurance. Je déteste détester mes parents. Je ne suis pas aimable. Je suis une glaciaire, cet ustensile affreux qui me conserver les bières sur les bords de rivière. » (Capucine)

    Vous l’aurez compris, Maud préfère s’attacher aux sentiments de ces personnages, à leurs doutes, leurs paradoxes, plutôt que d’asséner des vérités, de balancer des situations plus improbables les unes que les autres. Le récit se construit de manière alterné entre les voix de Martin et Capucine, avec beaucoup d’intelligence, et beaucoup de sensibilité…

    C’est juste un très très bon roman, que je vais avoir beaucoup de plaisir à conseiller dès à présent :)
    Merci Maud, j’ai vraiment pris mon pied (euuuh, au sens figuré hein ???) !!!

    J’ai quinze 15 ans et je ne l’ai jamais fait – Maud Lethielleux (qui a un bien chouette blog, et un site qui l’est tout autant)
    Thierry Magnier – 9 euros

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