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Sublime !

Vous savez tous, ici, qu’à la Soupe, on adore le travail de Gaëtan Dorémus. Eh bien, nous avons reçu un album joignant le travail de cet illustrateur, et celui de Rudyard Kipling – bon, lui non plus n’a plus trop besoin de faire ses preuves !

L’originalité de l’œuvre se fait dans la présentation. Premièrement, il est bilingue, parfait pour les puristes de la langue de Shakespeare ou les apprentis anglophones. Deuxièmement, le texte présenté est un poème, et non une « simple histoire ».

Les illustrations de Gaëtan Dorémus sont, une fois de plus, d’une justesse, d’une sensibilité et d’une beauté à couper le souffle. Associées au superbe poème Si … on en découvre une autre portée, une délicatesse profonde. Et, je vous le promets, j’ai souvent eu, au cours de ma lecture, des sacrés pincements au cœur causés par cette harmonie entre dessins et texte.

Et d’ailleurs, pour ne parler que du texte, la portée de celui-ci est incroyable. Il est comme la lettre d’un parent à son enfant, lui déclarant que la vie n’est pas facile, mais que, s’il sait rester juste – malgré toutes les injustices qui pourraient l’entourer – s’il sait rester honnête, optimiste et tout plein d’autres qualités, alors, il sera un homme, un homme digne et qu’il pourra en être fier. Alors, évidemment, je n’ai pas les mots de Rudyard Kipling ou bien ceux de Françoise Morvan, sa traductrice – qui a fait un admirable travail, c’est certain ! -, mais approchez cet album et vous comprendrez les frissons que j’ai eus tout au long de la lecture de ce livre !

Enfants ou adultes, parents ou non, penchez-vous sur Si … et savourez-le en compagnie des gens que vous aimez. Je pense que ça vaut vraiment le coup.

 

2 décembre 2018 0 commentaire
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La Terre, dans quelques années.

De grandes résidences paradisiaques, ultra-sécurisées et offrant le meilleur pour leurs habitants ont fleuri à certains endroits de la Terre. Voilà un parfait décor planté pour une dystopie tout fraîchement arrivée dans la collection Exprim’ – qu’on adooore -, chez Sarbacane.

Alta Luna, la protagoniste de ce roman, vit dans un de ces complexes luxueux, avec ses deux amis : Gaspard, qui s’est donné pour  mission de battre le robot Seven aux échecs, et Jonas, un jeune artiste, baptisé Hulk par ses copains en raison de sa taille impressionnante. Quand un couple de jeunes déserteurs débarque sur leur plage paradisiaque, tout dérape. Et le road-trip démarre, direction l’Oregon, pour rencontrer un mystérieux Capitaine Green, qui promet de meilleurs avenirs. De nombreuses rencontres plus ou moins enrichissantes – ou dangereuses – guettent cette petite troupe, ainsi que des succès, des déconvenues et des révélations.

Ce roman m’a donné l’impression de se lire comme on regarderait un film – un bon road-movie américain -, principalement de par sa construction et son sens de l’ellipse. Et j’ai adoré cette fable écologique parfois racontée avec une écriture mordante, qui montre la réelle opinion de l’auteur. On remarque une puissante volonté de défendre l’environnement, de nous mettre en garde, pour l’avenir. Malgré tout, il nous dit aussi que tout n’est pas perdu, si nous nous réveillons, réfléchissons, et si nous nous entraidons.

En plus de l’environnement, Loïc Le Pallec défend d’autres thématiques qui me semblent importantes à évoquer, comme l’égalité des hommes et des femmes, l’apparition d’une population de robots qui se mêleraient aux humains – on sent un léger attachement à ce thème, qui renvoie au premier roman de l’auteur, No Man’s Land -, et tout particulièrement le racisme envers n’importe quelle minorité.

En somme, voilà un roman très bien écrit, et qui défend, à travers son récit, de nombreux thèmes importants de notre vie de tous les jours.

28 novembre 2018 2 commentaires
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En panne d’idée cadeau pour tonton Didier ? Le petit Maxime a déjà TOUT et vous ne savez pas quoi lui offrir ? Mamie vous jure ses grands dieux qu’elle n’a besoin de rien ? Rien n’intéresse Clara, 14 ans ? La solution est toute trouvée. Un livre. Et je ne dis pas ça parce que je suis libraire ! (peut-être un peu).

Il y a tellement de belles choses qui ont été publiées cette année chez nos éditeurs préférés qu’on n’a pas pu s’empêcher de rassembler ces pépites en deux sélections spatialement spéciales : une pour les enfants, de la naissance à l’adolescence, et une autre pour les adultes, enfin… les grands enfants 😉

Cliquez sur les images ci-dessous pour les découvrir ! Et n’oubliez pas : en commandant sur le shop vous pouvez demander des paquets cadeaux… et si besoin, en commentaire, écrivez-nous quel prénom noter pour chaque paquet !

Et, pour les incurables allergiques aux livres ou pour compléter la hotte, on vous a aussi concocté une sélection de jeux, babioles, machins et autres trucs qui feront à coup sûr des cadeaux originaux !

Les illustrations utilisées sont tirées du super petit livre Le sapin de Lionel, d’Éric Veillé, chez Actes Sud Junior !

26 novembre 2018 5 commentaires
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Quel beau titre, dites ! La couverture si colorée, illustrée par Liuna Virardi, a fini de me convaincre à ouvrir ce petit album si original. Et avant même la page de titre, je n’ai pas été déçue. Comme un message que fait passer l’illustratrice à son lecteur, on remarque un décor de station de métro, dans lequel elle intègre une sorte de morale de vie, que je vous laisse découvrir :

Une première page qui ne laisse présager que du bon, selon moi. Et effectivement, cet album est  un coup de cœur inter-galactico-spatial !

Tous les jours, une petite fille prend le métro. Elle aime imaginer la vie, les attentes et les rêves des gens qu’elle croise. Elle nous pose alors, à chaque page une question sur une des personnes qu’elle croise. Et sous le flap, à chaque page, vous découvrirez la réponse – ou du moins une réponse possible – à cette question.

   Et c’est génial, parce que l’on se prend à imaginer, avant de soulever la page : pourquoi a-t-il un chapeau, de quoi rêve-t-elle, etc. Et alors, c’est parfait pour développer le langage de l’enfant, pour solliciter son imagination : on peut alors demander à celui-ci de nous expliquer ce qu’il imagine avant de soulever le flap et de rigoler ensemble à propos de ce que l’on voit. C’est le livre parfait, en somme ! 😉

Et maintenant, à vous de jouer ! Qui sont ces gens ?

Pour les réponses … rendez-vous en soupière, ou sur le Shop !!

 

 

25 novembre 2018 0 commentaire
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Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler d’un, mais de deux albums (si si !). Deux albums qui, mis en résonance, permettront de parler – vous l’aurez compris – de la société de consommation, un sujet ultra méga important de nos jours, qui conditionne nos vies et nos habitudes. Vaste programme, me direz-vous, surtout lorsque l’on veut s’adresser aux enfants. Et pourtant ! Pari réussi pour ces albums (roulements de tambours !) : Top Car et Nicolas le Philosophe.

Top Car est un album qui nous parlera de l’envie de posséder, de consommer dans une société qui nous y encourage tous les jours. Jacques, notre protagoniste, passe tous les jours devant une énooorme publicité. Voyez vous-même :

Cette Vénus, il en rêve, elle serait bien mieux que sa voiture pas belle, pas rapide, même si elle le conduit partout et qu’elle est facile à garer. Normal. Sauf que, en calculant, il lui faudrait encore un sacré paquet d’années pour rembourser un emprunt à la banque… La solution ? Elle se trouve au 13, rue de la Fortune (mouais.), et s’annonce ainsi : « Gagner facile chez toi », le rêve de tout un chacun ? Il sera payé pour chaque petite voiture assemblée (ironique, non?). Petit à petit, cela devient une obsession et il va même jusqu’à s’absenter du travail (encore plus ironique, non ?). Jusqu’à ce que …

Mais…

 

Et notre Jacques, au lieu de se contenter de sa Vénus, qui était – jusque là du moins – la plus belle, la plus rapide, la préférée des jolies filles, va se réveiller le lendemain pour retourner au 13, rue de la Fortune.

Quelle meilleure manière, dans un album, pour montrer la société de consommation, l’appât du gain, cette volonté d’acheter encore plus, pour avoir mieux et plus ? L’ironie est maniée finement dans cet album qui veut parler de capitalisme, d’habitudes de consommation, d’obsolescence due des effets de mode, du regard des autres, de société en général. Une société qui se crée de nouveaux désirs, et parfois jusqu’à l’absurde !

Nicolas le Philosophe, quant à lui, est un conte philosophique écrit par Alexandre Dumas. La volonté de cette collection d’albums est de mettre en lien un écrit classique avec une illustration contemporaine, afin de montrer ces classiques aux enfants. C’est Christophe Merlin qui signe le dessin pour celui-ci et  met bien en avant le comique de situation rencontré par Nicolas au cours de son voyage. Et ce graphisme est quand même démentiel, plein d’humour et de force ! J’adore !

Cette fable se construit sur un principe d’accumulation, mais à l’envers : plus le héros avance, moins il a. La morale de l’histoire est ouverte : Nicolas est-il plus heureux en ne possédant plus rien, ou a-t-il tout perdu en croyant tout gagner ? Une excellente manière d’en parler avec l’enfant, de lui proposer de réfléchir aux thématiques du rapport aux autres, l’importance que l’on attache à l’opinion de chacun, mais aussi aux biens matériels, au bonheur et à sa quête.

Alors, Nicolas, pauvre ou  bienheureux ?

Voilà, grâce à ces deux ouvrages, une bonne manière d’aborder le thème avec les enfants, de parler de propriété, mais aussi de consommation. C’est ce genre de livre qui peuvent, à leur mesure, faire bouger un peu les choses, éveiller quelques consciences et nous encourager à réfléchir à propos de nos habitudes et nos réels besoins.

Des albums pour les enfants, donc, mais pour les grands aussi !

23 novembre 2018 0 commentaire
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Les arbres qui nous entourent ont mille histoires à raconter

Les hommes ont abattus des arbres et en ont planté, les hommes les ont vénéré ou délaissé. De plus en plus, la norme est de protéger les arbres, de les « écouter » – on s’est rendu compte que ceux-ci étaient nécessaires dans nos vies. Mais que dire à l’époque où la déforestation est aussi importante ?

C’est à cette époque où, en parallèle, de nombreuses entreprises sont mises en place pour protéger les arbres que nous nous rendons compte des relations de toujours entre l’homme et la nature. Cet album décide de les raconter.

Cécile Benoist présente brillamment ces histoires. On reconnaît là son engagement : elle incite ses lecteurs à découvrir le monde et ses différentes cultures, à explorer les relations liant l’homme à son environnement. Je vous conseille d’ailleurs de (re)découvrir La Mare aux crocos, qui fonctionne sur le même principe de découverte des liens à la nature, des coutumes diverses, etc.  Charlotte Gastaut signe, quant à elle, de très délicates illustrations, que l’on a beaucoup de plaisir à retrouver dans ce recueil.

Au travers de ces contes, vous entreverrez donc des coutumes, des combats et autres histoires parfois plus farfelues. J’ai été émerveillée par ce recueil et ses histoires qui m’ont vraiment faite sourire, qui m’ont montré que les arbres étaient vraiment des éléments essentiels de nos vies, qu’ils amenaient joies, richesses et aventures, parfois !

Finalement, vous dire que cet album est  un beau prétexte pour faire un joli cadeau, un recueil d’histoires pour les enfants, mais aussi pour les adultes. Et si, en plus; on le lisait à l’ombre de son arbre préféré ou entre les branches d’un grand chêne ?

Un livre à regarder, à échanger, à offrir et, surtout, à savourer !

22 novembre 2018 0 commentaire
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Quelle terre plus lointaine, plus mystérieuse, plus inhospitalière et méconnue que l’Antarctique ?

À travers ce documentaire, Giulia Vetri, l’auteure nous permet d’explorer ce continent tout au Sud de notre planète. Elle y parle de son histoire : sa découverte, les nombreuses expéditions ayant voulu atteindre le Pôle Sud, les (més)aventures des membres de celles-ci.  Et toutes les étapes de l’exploration sont décrites : du moyen de se repérer grâce aux étoiles, jusqu’aux bateaux employés de tous temps pour atteindre les lieux, en passant par ses particularité – sa géologie, les théories millénaires -ou plus récentes-, courant autour de ces terres, etc. On y découvrira aussi la faune, particulière à cet endroit du monde.Les particularités de ce continent ? Il fut le dernier découvert par l’homme, il a aussi toujours figuré sur les cartes des explorateurs, avant même que l’on ait démontré qu’il existait, avant d’y avoir posé le pied. Un continent fantôme, pendant longtemps… Et pourtant …

Selon les astronautes qui observent la Terre depuis l’espace, l’aspect le plus caractéristique de notre planète est la calotte polaire de l’Antarctique qui irradie de lumière comme une grande lanterne blanche au fond du monde…

J’ai adoré découvrir cet ouvrage sur l’Antarctique ! Certains faits sont tout bonnement incroyables, et de grandes peintures illustrent magnifiquement ce documentaire. Des flaps, des demies pages à soulever, tout au long du livre, permettent de découvrir de grandes fresques, de grandes cartes très détaillées, et de se sentir au cœur des vastes paysages polaires !!

En somme, un documentaire original sur un thème un peu obscur, et un joli livre à offrir aux futurs grands explorateurs !

20 novembre 2018 0 commentaire
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Comme je suis contente d’avoir pris le temps enfin (!) d’ouvrir et lire cet album 🙂
Paru il y a pile un mois, chaque jour je passais devant en me disant : « Ce soir ! ce soir je te ramène à la maison » (je parle toujours aux livres ^^) et puis le boulot s’accumulant (vous n’êtes pas sans savoir qu’à peine sortis du festival du livre de Mouans-Sartoux, nous préparions la fête du livre du Var – qui a lien en ce moment-même, qu’il a fallu commander & accueillir les jouets/jeux pour noël – d’ailleurs tout est arrivé ^^ et puis il y a bien autre chose… mais ça, nous vous parlerons plus tard…) les jours passant, j’avais cette impression de voir ces quatre petites têtes aux yeux de plus en plus tristes me fixant du haut de leur chaussure; tel l’enfant à qui vous auriez fait une promesse. Et puisqu’on ne trahit pas une promesse, le weekend dernier « La brigade du silence » m’a accompagnée à la maison.

Sergent Pok, notre narrateur  y conte le quotidien de sa famille peu ordinaire, toute petite telle les Minipuss, et tellement extraordinaire !

Déjà, sachez qu’elle loge dans une « chaussure à pédales » confectionnée par Maman Bou, la mécano-bricolo de la famille. Ensuite, que le meilleur cuisto c’est Papa Tom avec ses indétrônables lasagnes (hmmm); et enfin qu’ Oncle Jo est chasseur-défenseur de moutons & autres poussières. Quant à notre petit héros, il est allergique à la poussière…

Dans le premier chapitre (première histoire) « Rangeons la poussière » on va d’ailleurs y découvrir les inventions et mise en application par nos acolytes des divers stratagèmes pour échapper/affronter à Chester, le chien de la maison mais également à cet engin bruyantesque appelé aspirateur.

La brigade du silence c’est un retour dans le futur en enfance pour les grands comme moi et une aventure fabuleuse (que dis-je ? : TROIS aventures / Trois chapitres qui peuvent se lire indépendamment) à lire aux enfants dès 5 ans, à découvrir seul au fond de son lit dès 7/8 ans.

Un univers où minutie & fantaisie se côtoient; où les liens tissent chaussure à aventure; où les clichés sont exclus; où le saugrenu est bienvenue. A l’image du texte texte d’Alex les illustrations de Charles allient ingéniosité & précision, douceur & loufoquerie; une gourmandise alléchante et gourmande dont il est si bon de se délecter !

Un chouchou galactique que je vais m’empresser de recommander au Père Noël ^^

17 novembre 2018 0 commentaire
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