
Un roman rythmé, empreint d’humour, de sensibilité, écrit avec un sens affûté de l’observation de faits et gestes de grands adolescents.
Tout y évoque leurs premiers émois face à l’amour, les blessures générées par un divorce, la trahison du ou de la meilleure amie qui connaît tout de vous, le prof qui fascine…la passion de la musique…
«… Je n’ai eu aucun mal à jouer, finalement Flanagan (c’est le nom du saxo de Willa) est ce qui me console le mieux de ce que maman appelle les vilaines équations de la vie… Je possède peu d’auto consolations. Mais entre une mère débordée-absente et un père adoforever, j’ai compris très tôt qu’il me fallait des recours… »
Peut-être le chocolat ou la menthe forte ou… « un jour la vraie sérénité… un doudou, un vrai, sans calories… j’entame ma huitième année de saxo alto. »
Avec le prof de saxo qu’elle admire autant qu’elle le redoute, elle peut satisfaire cette passion. «… bien sûr ce fut grandiose. Rudy Masquin a une haleine de chien, un sourire à faire peur et des blagues à la con, mais il joue du saxo comme un ange des cieux. Il vous arrache des sanglots ou un rire rien qu’en respirant dans son instrument…. »
J’ai regardé vivre ces jeunes au travers d’un roman écrit avec énormément d’humour et de réalisme.
En trame de celui-ci s’insère une énigme passionnante : des tentatives d’assassinat…envers qui ? Et pourquoi ? Willa serait-elle la cible d’un maniaque ou bien, sans s’en douter aurait-elle mis les pieds dans une sombre histoire ?
Je me suis plongée dans ce roman. Je regrettais d’être obligée de le quitter et je le retrouvais avec délectation car il évoque avec autant d’humour que de sensibilité cette période charnière où l’on sort de l’adolescence pour entrer, parfois avec méfiance, dans le monde d’adulte… qui n’est pas toujours conforme aux regards et aux espérances de chacun.
Chaque soir à 11 heures
Malika Ferdjoukh
Flammarion – 13 euros






































