La Soupe de l'Espace Suivez-nous sur Facebook !
  • BD
  • avril22

    Ma famille Zombie Tome1 * Eléonore Zuber

    Posté par dans la catégorie: BD

    Dire que je l’attendais avec impatience serait mentir… Dire de je l’attendais avec une impatience foOOooolle serait plus juste :) J’aime tellement son travail (C’est elle qui a fait les « Lorsque… – je suis vraiment chiante, enceinte, je picole un peu trop,… ! ») , ce regard qu’elle porte sur la vie, sa personnalité « rien qu’à elle » (ne louper pas une occasion d’aller à sa rencontre; elle fait du bien au cœur). Quand elle est venue à la soupe j’étais en admiration devant cette nana (ou comment l’expression « garder une âme d’enfant » à pris TOUT son sens !). Nous l’avons invité à nouveau, au salon de Toulon l’an passé. Elle m’annonça alors que Sa famille Zombie avait trouvé pas une mais deux maisons d’édition (le choix, il est beau parfois)… J’avais envie de sauter partout, dans tous les sens ! Elle mérite tellement dame Zub’, comme j’aime l’appeler ^^

    familleZombie1.jpg

    Voilà, il est arrivé, il est là ! Alors vous pensez bien que j’ai TOUT lâché pour elle. J’avais déjà entr’aperçu quelques croquis comme cette histoire de cheval qui me fait mourir de rire à chaque fois !

    chevalZUB.jpg

    La famille Zombi c’est sa famille. Éléonore a tellement à raconter. Des histoires de famille, des anecdotes : on en a tous ! Certaines en commun… Je ne sais pas vous, chez nous aussi nous décorions nos dents avec le maïs pour s’en faire des dents jaunes ^^ hihi.

    maisZUB.jpg
    Dans cette famille elles sont trois sœurs, telles les fillettes dans « La petite maison dans la prairie » ! Et puis soyons franc, qui ne s’est jamais identifié à l’un de ces personnages ?! hihii ^^ La Bande dessinée commence ainsi, par la description (genre « Amélie Poulain » ^^) de chaque membre de la famille; Riri étant la cadette…

    ririZUB.jpg

    S’en suit une série de strips plus amusants les uns que les autres. A plusieurs reprises j’ai bien cru que j’allais me faire pipi dessus tellement c’est drôle ^^ Elle est douée dame Zub’, ou plutôt devrais-je dire : Eléonore Zuber ! Clap clap clap (mes applaudissements)

    crottesZUB.jpg

    Bravo pour ton dessin, ces histoires que tu partages avec générosité, humour et tendresse. J’ai tellement hâte de lire la suite (parce que j’ai bien vu sur la couverture : « Tome1″ ;) ) A bientôt ! Pleiiiiin de kiss.

    commandeshop

     

  • avril16

    Kanopé – Louise Joor

    Posté par dans la catégorie: Adulte, BD

    9782756036762v

    Rares sont les coups de cœur unanimes en BD à la librairie, Kanopé en fait irrémédiablement partie. Le cocktail parfait pour une très, très chouette BD : un savant mélange d’aventure,  d’humour, de rebondissements, des personnages drôles et attachants, un magnifique coup de crayon, une intrigue SF bien ficelée, un bel univers particulièrement immersif, le tout servi dans un seul volume (un one shot dans le jargon éditorial) !!!

    La BD démarre par une préface de Philippe Buchet, le papa d’une autre héroïne qu’on aime beaucoup, et depuis quelques années maintenant à la librairie, Sillage (à savoir d’ailleurs que la première édition comporte un bien joli ex libris dessiné par Buchet). Cela n’a rien d’étonnant car les connexions entre Sillage et Kanopé sont nombreuses, et même si Kanopé a son propre univers, on sent que l’hommage à l’œuvre de Buchet est bien présent.

    9782756036762_pl02

    Nous sommes en 2137, et comme on pouvait s’en douter, l’Homme a tout dézingué sur son passage. L’écosystème de notre planète a été complètement déréglé, le reste de l’humanité vit reclus dans le dernier bastion de ce qu’il reste de notre planète, l’Amazonie. Kanopé, une jeune fille orpheline, y vit encore, cohabitant avec une colonie d’anciens révolutionnaires, les « éco-martyrs ». Son destin sera changé à jamais lorsqu’elle fera la connaissance de Jean, qui a fuit de son côté la station orbitale sur laquelle il était prisonnier…

    Louise Joor signe là sa toute première BD, au style impeccable ;  qui lui aura prit 2 ans de sa vie. Rien que ça ! Toutes nos félicitations pour cette excellente BD, un chouette moment de lecture qui donne envie de découvrir ce que cette jeune auteure aura à nous offrir dans les années à venir. Bienvenue Louise, et un grand bravo pour ta Kanopé :)

    commandeshop

  • mars25

    Le Serpent d’Eau * Tony Sandoval

    Posté par dans la catégorie: Adulte, BD

    Le-Serpent-deau-de-Tony-Sandoval

    Tony Sandoval et son univers onirique. J’aime m’y échapper ! Je referme « Le serpent d’eau » paru chez Paquet en février, auparavant engloutie « Les Echos invisibles » (le deuxième tome étant de février également). Rêve, irréalité, le surnaturel vous y croyez vous ?

    serpentEau2

    Dans « le Serpent d’eau » Mila est une adolescente solitaire, ancrée dans la réalité. Elle aime s’échapper pourtant seule en vélo, loin de sa maison, dans des endroits connus d’elle seule. Un jour qu’elle part se baigner, elle rencontre une jeune fille blonde, de son âge. Si mystérieuse, si différente d’elle… Agnès. Notre timide héroïne est attirée et ressent pour cette poupée blonde aux propos étranges une terrible attirance, et plus particulièrement pour ses dents (blanches, si belles) que lui arrive-t-il ?

    Entre rêve et réalité on accompagne ces deux jeunes filles comme par enchantement ou plutôt : comme par envoutement. Les aquarelles de Tony sont magiques, elles offrent un voyagent au cœur d’un conte apaisant et dérangeant, pour adultes, de 144 pages. A sa lecture, Tony Sandoval nous fait jouer avec le feu à chaque page tournée, tout comme Mila flirte avec l’eau…

    serpentEau1

    Le Serpent d’eau est un conte pour grands enfants qui mêle étrangeté et réalité, le surréel en plein cœur du réel ! J’ai adoré m’y plonger. Merci, vivement le prochain !

    commandeshop

  • février15

    Julio – Gilbert Hernandez

    Posté par dans la catégorie: Adulte, BD

    julio-couv

    Voilà, elle est là. Probablement la Bd que j’aurais le plus attendu ces derniers mois. Un chef d’œuvre monumental, magistral. Je ne vous cache évidemment pas mon admiration indéfectible pour Gilbert Hernandez, qui a été publié récemment chez cette extraordinaire et indispensable maison qu’est Atrabile avec « La saison des billes« , en septembre 2013. Gilbert Hernandez signe là un récit de 100 pages, absolument époustouflant ; une prouesse visuelle et scénaristique, autour d’un personnage que nous allons voir naitre, vivre et mourir. Le portrait d’un homme et de toute sa famille, savamment orchestré et d’une puissance narrative comme on en fait peu.

    JulioInter05

    100 pages, pour 100 ans d’histoire. Une éblouissante traversée du siècle dernier par quelques uns de ses occupants. 100 ans de la vie d’une famille mexicaine traversée par les drames et les petits bonheurs de l’existence.

    Autant vous le dire tout de suite, les drames ont été légion dans la famille de Julio. Et même si le ton, la densité dramatique sont très loins de ce que l’on pouvait suivre dans la saison des billes, on y retrouve la même apparente insouciance, la même capacité à passer simplement de la tragédie au sourire, de l’horreur aux petits plaisirs de la vie.

    Ils sont très rares les auteurs à avoir cette capacité à saisir le réel dans sa plus grande âpreté. Sans amertume, sans gravité lourde, Gilbert Hernandez nous dévoile les failles et les forces de personnages on ne peut plus humains. Il nous faut remercier l’équipe d’Atrabile de nous avoir transmis une si belle œuvre, que tout amoureux de la BD et des grands récits se doit d’avoir et de chérir chez soi :)

    Traduit de l’anglais (US) par Daniel Pellegrino & Christophe Gouveia Roberto – Introduction de Brian Evenson

    commandeshop

  • janvier28

    Le muret * Céline Fraipont & Pierre Bailly.

    Posté par dans la catégorie: BD

    La saison des bandes dessinées. Envie d’en lire, d’en manger jusqu’à plus soif ^^Peut-être est-ce Angoulême et son festival qui approche et qui ne sera pas encore pour cette année, pour nous !? Ceci étant, à la soupe on voit débarquer de bien belles choses : des graphismes forts, tous si attractifs. Je crois même que si ces bd-là parlaient elles nous chanteraient…

    Pourquoi résister ? Personnellement, il y a quelques jours je me suis laissée séduire par : « Le muret ». Un duo étonnant, surprenant aux commandes : Céline Fraipont & Pierre Bailly. Le même célèbre duo d’une série de bandes dessinées incontournable en librairie. THE bd sans texte des enfants : « Petit Poilu » Vous ne connaissez pas ? courez à la rencontre de ce petit personnage attachant et faites découvrir ses aventures aux loustics de votre entourage (dès deux ans jusqu’à…) ils seront conquis !

    Avec « Le muret » c’est un tout autre style, une autre lecture, un autre public ! Tout est différent si ce n’est qu’on reste dans la bande dessinée.

    muret

    « La grosse claque ! » voilà mes mots une fois le livre refermé. Cette bd ado-adulte est absolument géniale ! Elle met en scène, avec simplicité, honnêteté ce sentiment qui pousse l’homme à changer : la solitude.. Ou l’histoire universelle de la violence de l’adolescence, de la richesse des rencontres, des murs infranchissables…

    Le muret_P4

    C’est l’histoire de Rosie, treize ans. Tout commence lorsque sa mère part pour Dubaï, avec un illustre inconnu. Son père, quant à lui est souvent absent, pris par son travail. Elle se retrouve donc seule, livrée à elle-même avec pour unique compagnie : Nath, son amie d’enfance qui va vite préférer l’amour à l’amitié.

    muretSolitude

    Grandir ou comment se retrouver au « pied du mur »

    « Le muret », imaginé (ou pas ?) par Céline Fraipont parle avec justesse et pertinence (sans tomber dans le pathos gnagnagna) de l’adolescence. Le dessin noir et blanc de Pierre Bailly est épuré, poignant, saisissant. L’essentiel est là ! « Le muret », ou ce mur symbolique séparant ces deux mondes : celui de adolescence et le monde adulte, qu’il est parfois bon de ne pas vouloir franchir trop vite..

    commandeshop
    GROS coup de cœur de la soupe !

  • janvier23

    violettecouv

    Camille Benyamina et Eddy Simon livrent une bande dessinée captivante qui s’inspire de l’un des faits divers les plus célèbres des années 30: l’itinéraire tragique d’une toute jeune femme, Violette Nozière 19 ans, surnommée « le monstre en jupon » puisqu’à l’automne 34, elle est jugée pour avoir empoisonné ses parents. Son père meurt mais  sa mère s’en sort miraculeusement. Violette Nozière est d’abord condamnée à la peine capitale puis graciée par le président de la République Albert Lebrun. Sa peine sera réduite à 12 ans et elle sortira de prison en 1945.

    Ceci je l’ai appris grâce au dossier de 8 pages de photos d’archives et de texte qui prolongent la lecture. En revanche pour la BD elle-même Camille Benyamina et Eddy Simon ont choisi de ne pas privilégier l’aspect policier et judiciaire pour se concentrer sur le portrait de Violette Nozière, séductrice et tourmentée, manipulatrice et meurtrière. C’est une plongée dans l’esprit de Violette que nous proposent surtout les auteurs.

    violette1

    Violette est issue d’un milieu très modeste et rêve de vivre en femme bourgeoise. Elle rejette l’école et le travail et mène une vie en secret de ses parents: elle se prostitue, vit de fêtes qui se tiennent dans les endroits de Paris où il faut être vue. Elle ment à ses parents et les manipule. Elle s’invente une identité et mène à 19 ans la vie d’une croqueuse d’hommes, grisée par le gain et la reconnaissance sociale. Violette semble indifférente aux hommes à qui elle se donne mais paraît pourtant vibrer du désir qu’ils projettent sur elle. Jusqu’à la rencontre avec Jean Dabin. Elle semble être éprise cette fois. Pourtant à lui aussi elle ment. Très vite les amants vont avoir besoin d’argent. Très vite Violette dérape, elle ne se contente pas de manipuler ses parents et de leur mentir, elle les empoisonne. Toucher l’héritage, partir avec Jean Dabin, Violette Nozière semble croire à cette ultime manœuvre, jusqu’au moment irréversible!

    violette2

    « Mythologique jusqu’au bout des ongles » disait André Breton! Folle, dangereuse et en même temps poétique et touchante, Violette Nozière a effectivement tout pour inspirer les créateurs comme Camille Benyamina et Eddy Simon qui  ici  racontent son destin en bande dessinée.
    En plus des réactions des surréalistes en littérature à l’histoire de Violette Nozière à l’époque, il faut aussi rappeler que le grand Claude Chabrol, qui a réussi dans nombreux de ses films à montrer l’ambivalence, voire la folie  dévorante chez les femmes , a adapté le fait divers dans Violette Nozière  en 1978 avec dans le rôle principal une de ses actrices fétiches: Isabelle Hupert!

    violette4

    Camille Benyamina et Eddy Simon signent ici une superbe adaptation d’une histoire passionnante! La BD  fait remonter le fil des événements et ouvre sur d’autres sources, littéraires, cinématographiques. C’est un vrai plaisir de se plonger dans cette BD qui je le précise est la première pour Camille Benyamina !! ( A suivre de près!!)

    commandeshop

  • décembre10

    Frances *Joanna Hellgren

    Posté par dans la catégorie: BD

    integrale-frances-couv

    Je vais vous parler de cette bande dessinée qui me faisait de l’œil depuis tant d’années… Et puis elle est arrivée, en intégrale.
    Hier soir je la refermais. Qu’est-ce que je l’ai aimée ! Pour ceux qui ne connaissent pas encore Frances vous allez l’aimer; cette petite fille, recueillie par sa tante. Frances grandit parmi secrets et autres cachotteries. Son histoire mais pas que… Parfois légers, souvent lourds, les histoires de sa famille n’entravent pourtant pas la beauté de son être.
    06

    J’aime les bruits qu’on s’imagine à la lecture silencieuse de ce roman graphique : le bruit des rails du train, du grand-père qui tousse, des murmures de la tante à son amie,… Et puis il y a le dessin de Joanna Hellgren : émouvant, touchant. Il illustre à merveille le monde adulte qui pointe son nez , de sa pointe sèche elle croque la dureté du monde adulte et la tendresse de l’enfance.

    07

    Une bande dessinée dans laquelle chaque personnage se bat pour trouver liberté et identité à n’importe quel prix. N’est-ce pas ça la vie ?

    commandeshop

  • novembre27

    tendresse_livre

    J’aurais pu intituler ce billet : de l’art de rendre le monde meilleur. Des semaines, presque des mois que j’ai promis cet article. C’est tellement délicat de parler de quelque chose qu’on aime autant. Pas par pudeur, de dévoiler des choses qui relèvent de l’intime, mais parce qu’on a peur d’en dire trop, pas assez, d’être à côté, de sortir des banalités alors qu’on essaie d’être complexe, et de ne pas se faire comprendre quand on veut rester simple.

    C’est un peu énormément le cas avec cet éblouissant album de Marion Fayolle. Souvenez-vous, nous avons eu l’immense plaisir de recevoir cet été Julien Magnani et Marion Fayolle, pour présenter la maison d’édition de Julien, et le travail de Marion. De superbes souvenirs, à la librairie, mais aussi avec ce chouette resto au bord de l’eau, la baignade du lendemain… Mais je m’égare :)

    La tendresse des pierres, c’est quelque chose de précieux, de profond. Marion a eu l’immense générosité de partager nous, avec celles et ceux qui voudront lire ce monument d’humanité, ce trésor d’amour. L’amour manqué d’un père et de sa fille.

    Si j’avais dû trouver un élément pour symboliser mon père, j’aurai choisi les pierres. Mais, attention pas les galets lisses et doux. Non plutôt, les rochers qui piquent les pieds si on leur marche dessus sans chaussures. Ceux qui sont recouverts d’aspérités. Ceux qui râpent, qui coupent, qui sont agressifs et froids. Mon père était un rocher sur lequel on aurait s’agripper sans se blesser. Sous lequel on aurait aimé s’abriter sans se sentir menacé.

    Parler de la maladie, mais pas que ça. Exprimer l’indicible, montrer la souffrance sans trop en extraire la tristesse. Parler des autres, de ce qui les éprouve et les construit. Marion a cette incroyable capacité  à exprimer les choses avec une apparente simplicité. Une décontraction et un sourire désarmant alors qu’elle aborde un sujet éminemment complexe et austère. Je disais il y a quelques jours à la femme de ma vie : « c’est fou comme les artistes ressemblent à leurs œuvres ». Pour Marion, c’est également le cas. Un joli brin de fille, un regard tendre et amusé sur la vie, qui cache une réflexion incroyablement juste et bienveillante sur le monde dans lequel elle vit. Ces illustrations, d’une apparente simplicité, sont à la fois accessibles, et tellement riches de sens. Je ne parviens toujours pas à me figurer comment une artiste aussi jeune peut porter un regard aussi aiguisé sur le monde et les gens qui l’entourent. Comment il est possible d’être à la fois si brillante et de rester aussi positive. D’avoir vécu ce qu’elle a vécu et de le partager aussi fidèlement, aussi simplement.
    Marion, ou L’art dans ce qu’il a de plus extraordinairement exultant.

    La tendresse des pierres est donc une œuvre magnifique, dans sa forme, son format généreux, dans les propos et la démarche qu’il contient. Dans l’amour qu’il dégage, et la volonté de tracer les lignes d’une souffrance invisible. De la rendre visible aux yeux de tous, pour que nous la fassions nôtre, et que nous y voyions ce qu’elle a de beau, de bon.

    Je trouve ça très rassurant, de voir et de rencontrer des gens aussi brillants, aussi riches d’idées et de sentiments ; ça me rassure, et me donne l’envie de continuer à apporter ma pierre à ce grand édifice qu’est la littérature (au sens large du terme). D’œuvrer à transmettre des choses aussi belles que ce livre. Un livre que l’on offre, à soi, et à ceux qu’on aime.

    La rencontre a donc eu lieu à la librairie, mais elle a bien eu lieu auparavant, entre un éditeur brillant et humain et une artiste du cœur et aux doigts d’or. On ne les remerciera jamais assez d’avoir accomplit ensemble une tel prodige…

    commandeshop

    Related Posts with Thumbnails