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  • Adulte
  • mai18

    Vous aimeriez bien le savoir hein !?
    On parle ici d’éducation positive… Vous vous demandez bien encore ce qu’est cette appellation, n’est-ce pas ?! Qu’est-ce donc que l’éducation « positive » ?! Parce que oui il existe l’éducation négative (à mon sens ^^)… parce que : non ! il n’existe pas de mode d’emploi (ça se saurait et ça serait bien triste ^^) comme je vous l’ai expliqué précédemment avec la sortie de ce livre, mais des manuels issus d’une jeune collection bien sympa, très instructive et accessible ! Ahhhh la bienveillance…

    Toujours hyper bien expliqué, le petit dernier : « Le cerveau de votre enfant » nous offre les dernières découvertes effectuées par le Dr Daniel J. Siegel, un des experts mondiaux du cerveau de l’enfant. Main dans la main avec la psychologue et psychothérapeute pour enfants et ados : Tina Payne Bryson, ils écrivent (bon ! je vous rassure de suite il est traduit ici en français par Carole Delporte) et nous expliquent en 12 leçons, de manière hyper claire les éléments de base pour comprendre son enfant et agir en fonction; histoire que votre tête blonde grandisse & s’épanouisse sereinement, intelligemment.

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    Il y a même des bandes dessinées pour vous montrer les gestes à faire (et à ne PAS faire ! – qu’on aurait tendance à faire ^^), vous apprendrez ainsi à vous connecter émotionnellement à votre enfant et à répondre aux situations difficiles comme les crises dans les magasins, les bobos et autres maux à soulager, l’affirmation de votre mini bout et ses exigeantes quelques peu exacerbées…

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    Bref ! Ce manuel c’est une sorte de guide éducatif pour vous accompagner à cultiver le jardin de votre enfant et d’y voir plus tard pousser un arbre bien solide (si je puis m’exprimer ainsi ^^ c’est aussi pour faire référence aux livres de méditation pour enfants et pour les ados paru chez le même éditeur !)

    Merci pour ces livres intelligents ! vivement le prochain ^^
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  • mai9

    220 volts * Sylvain Escallon

    Posté par dans la catégorie: Adulte, BD

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    220 volts c’est, certes le titre de ce généreux roman graphique paru chez Sarbacane mais c’est surtout le choc que vous allez vous prendre en pleine gueule (excusez mon langage; c’est ainsi que je l’ai ressenti) quand vous aurez refermé cette Bd ! Quelle claque !!!

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    « Ramon Hill est un écrivain à succès. Mais depuis plusieurs mois, rien. Panne sèche. Son roman est en retard, la page reste blanche et avec sa femme, le courant ne passe plus.
    Margot prétend qu’un séjour en montagne, dans le chalet familial, leur ferait le plus grand bien. Le bon air, dit-on, régénère les corps fatigués et apaise les esprits anxieux.
    Mais l’isolement devient parfois une prison et l’autre, une menace… »

    De case en case on s’immisce dans la vie de cet homme triste, seul. A ses côtés on ressent cette pression omniprésente qu’il s’inflige, ce regret de ne plus rien écrire depuis des mois. On vit en lui cette vie de couple dans laquelle les papillons sont partis pour laisser place à des vautours prêts à attaquer.

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    L’ambiance est pesante, la trame noire et cette décharge qu’il nous envoie à la dernière page…  Superbe adaptation du jeune (25 ans !) Sylvain Escallon, du roman de Joseph Incardona chez Fayard noir. BRAVO !

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  • avril24

    Qu’on se le dise : Qui n’a jamais rêvé d’un manuel qui aiderait à élever son enfant (ou tout du moins le « comprendre » ^^) ? Il y a bien le fameux Pernoud pensez-vous… qui, entre nous, peut aider au niveau pratique mais niveau psychologie… (ça reste MON point de vue de féministe ^^). Et béh figurez-vous que Guillemette Faure l’a fait pour vous !
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    Jeune maman, journaliste et auteure (« Un bébé toute seule » publié en 2008, où elle aborde son désir d’élever un enfant seule) elle est allée à la pêche aux infos, a interrogé des chercheurs, des professionnels de France et des États-Unis… et s’est aussi beaucoup (mais alors beaucoup !) aidée de témoignages de parents (de la vraie vie) !
    Elle y raconte que de nombreux parents (américains) préfèrent que leurs enfants aient une année de retard plutôt qu’une année d’avance à l’école, pourquoi à votre avis ?… Elle explique aussi que les parents les plus impliqués dans le milieu scolaire ont des enfants qui obtiennent de moins bons résultats que les autres (ah !)
    Ahhhh l’éducation…Voici donc un « guide » bourré de conseils pratiques traité avec une pointe d’humour & beaucoup de tendresse. A offrir et s’offrir (histoire de faire le point sur ce monde méconnu ou qui vous a bien lessivé – hihihi ^^). Des questions pertinentes de parents, agrémentées de réponses passionnantes; de quoi en refaire un p’tit dernier, non ?! J’plaisanteeeeuuuh (quoique ^^)

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  • mars18

    Vénéneuses * Thomas Gilbert

    Posté par dans la catégorie: Ado, Adulte, BD

    Savez-vous ce qu’est la « Womance » ?
    Contraction de woman et romance, ce néologisme anglais fleurit sur les réseaux sociaux des jeunes femmes américaines de 17 à 35 ans. Sur wikipedia la womance est définie comme : « Une relation étroite et non sexuelle entre deux femmes ». Elles parlent d’elles non plus comme les « meilleures amies du monde », mais comme d’ « âmes sœurs », de leur « double ». Fini le shopping entre nanas, de pleurer le mec perdu ou bien de blablater sur THE mec parfait, non ! La womance ne prône pas ça, que nenni; il s’agit plutôt de s’épauler et de se stimuler, de se câliner (oui en public ^^). Un vrai phénomène de société qui commence à faire surface en France !

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    « Vénéneuses » traite parfaitement le sujet…
    Depuis enfants, elles ne se quittent plus. Domitille la blonde, Nour la brune, liées l’une à l’autre, grandissent, évoluent mais ne se désunissent pas !

    Pour combler le manque affectif familial et l’ennuie, l’excentrique Domitille vit essentiellement la nuit. Quant à la timide Nour, elle suit. L’histoire est un flashback. Le début de la fin si je puis dire… Cette soirée où Domitille surprend Nour dans le lit de celui qu’elle aurait aimé avoir pour elle !

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    Bien que Nour ressente des sentiments pour Gatien, elle ne dira rien. Domitille est sa fidèle amie, Nour sa protectrice telle Athéna, déesse grecque : sage et belle.

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    (cliquez pour agrandir)

    Tandis que Domitille, « se la jouant » Méduse, rejette son amie et sombre seule dans la nuit; Nour culpabilise. Chacune atteintes au plus profond d’elles-mêmes, trouveront le chemin qui les réunira, ne vous en faites pas ! Domitille ne manque pas de cruauté et Nour de culpabilité…

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    (cliquez pour agrandir)

    De part le choix du papier brillant, de ses illustrations aux corps longilignes, aux plans maitrisées, de ses couleurs envoutantes, Thomas nous embarque dans ce récit d’adolescentes, et nous incite force à ouvrir les yeux sur ce phénomène de société (pas toujours bon, la preuve) qui arrive à grands pas en France !

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  • mars17

    derniermeurtre

    Autant vous le dire tout de suite, je suis un inconditionnel des films catastrophes. De la Jetée de Chris Marker à 2012 de Roland Emmerich, en passant par Mad Max, La Tour infernale et Soleil Vert… tout y passe, le meilleur comme le plus nanar. Je suis dingo de ces univers apocalyptiques qui nous plongent souvent au cœur des pires cas de conscience. En littérature il n’en est pas autrement, et un des souvenirs les plus marquants de mes livres de jeunesse est incontestablement Niourk, de Stephen Wul.

    Mais trêve de bavardage, je ne suis pas là pour vous raconter ma vie, mais pour vous dire tout le bien d’un très, très bon roman lu récemment, et tout fraichement sorti des écuries Super 8 (une non-moins excellente maison d’édition que j’ai très à cœur de défendre, cf. la chronique de « Déchirés » de Peter Stenson).

    Imaginez un peu : le monde va s’éteindre, pulvérisé par l’arrivée imminente de l’astéroïde 2011GV1. L’humanité, et toute forme de vie terrestre, va prendre fin à son contact. Lorsque les scientifiques et les autorités mondiales se sont accordés pour faire une telle annonce, et estiment à 6 mois la date d’impact prévue, la plupart des gens se sont retrouvés dans 3 principaux cas de figure. Le premier consiste à faire tout ce que vous avez toujours voulu faire sans vous préoccuper de quoi que ce soit d’autre ; le second résulte de la trop éprouvante difficulté à supporter le réel et vous condamne donc à un suicide plus ou moins imminent. La dernière possibilité a été celle de notre héros, Hank Palace, qui a décidé de faire comme si de rien n’était, et de mener à bien sa mission de flic enquêteur. En plus, il est du genre tenace Hank, et pas tombé de la dernière pluie. Alors lorsqu’il tombe sur le suicide douteux d’un assureur, il décide de ne pas tenir compte des recommandations de ses camarades (qui lui conseillent plutôt de lâcher l’affaire et de se barrer illico presto pour siroter des margaritas au soleil), et plonge dans une enquête longue et fastidieuse.

    L’idée originale est somme toute plutôt simple, c’est le traitement de celle-ci qui est fascinante. L’épaisseur qu’il arrive à donner à ce flic obstiné ; l’image d’un monde en totale perdition, qui a perdu ses valeurs et qui sombre dans l’agonie. Et cette question que nous nous posons tous : que ferions-nous face à la fin du monde ? En ce qui concerne le roman, la réponse ne nous sera définitivement donné qu’au terme de 3 volumes, puisqu’il s’agit là de la première partie d’une trilogie.
    Une psychologie finement ciselée, une humanité qui se délite à vue d’œil, une dose d’humour savamment distillée, et un sens évident du suspense sont les principaux atours de ce formidable polar apocalyptique.

    Toute la magie de cet excellent roman américain de Ben H. Winters n’aurait jamais pris sans le talent étincelant de sa traductrice, Valérie Le Pouhinec. Si vous avez toujours rêvé de tout savoir sur cet indispensable et pourtant peu médiatisée profession, rendez-vous ICI pour y lire la chouette interview qu’elle m’a accordé.

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  • mars12

     double

    L’histoire de Xavier, ouvrier. L’usine dans laquelle il travaille grossit. Le patron en demande plus, toujours plus… des heures, de l’implication, des responsabilités. Xavier a moins de temps pour lui, pour sa vie. Il fatigue.

    fatigue

    Xavier décide alors de ralentir son rythme, sa décision est prise : il va démissionner. Cependant, son patron qui semble affecté lui propose de se rendre à une adresse avant de poser sa démission…

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    Il se retrouve alors dans une boutique à la devanture d’un salon de beauté… mais qui n’en est pas un, vous l’aurez compris 😉 On lui propose de prendre un bain. Bizarre. Lorsqu’il en sort, stupeur ! Il découvre une autre baignoire dans laquelle s’y prélasse un autre «soi», un double parfait ! Bizarre bizarre. Pourquoi son patron l’envoie-il dans ce lieu étrange ? « Un double » mais : « pour quoi faire » ? Et quelle place occupera-t-il ? Et la sienne dans tout ça ???

    « Adulte ? Jeunesse ? » Cet album souple est un conte contemporain dès 12 ans qui nous parle du monde du travail, de respect de l’individu et de clonage humain, aussi. Au delà de cela : une philosophie ! Qui avons-nous envie d’être, de ne pas être !!! Les illustrations de Claudia très réalistes rendent l’univers du texte de Davide encore plus inquiétant et fascinant.

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  • février23

    Il y a quelques semaines à la radio, en allant à la soupe, une interview. Cécile Coulon, jeune auteure de 25 ans qui en est déjà à son cinquième livre parlait de son dernier : « Le cœur du Pélican ». Elle en parle si bien. J’ai pensé que ce roman plairait à une personne qui aime les livres, qui aime se faire bousculer par les mots. Je lui ai donc offert, sans l’avoir lu. Françou vous donne ses impressions…

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    « Ce n’est pas parce que vous vivez avec quelqu’un que vous connaissez cette personne mieux que quiconque. C’est l’inverse : plus vous êtes proche, moins vous portez d’attention à certains gestes. Englués dans l’amour, les mots, les sourires, les injures n’ont même pas la même valeur. L’intimité vous empêche de prendre du recul.Vous ne voyez que de face, pas d’ombre, pas de contraste, pas de secret planqué sous les piles de draps propres. »

    Voilà encore un roman qui accroche et qui décortique les rapports humains.
    Comment peux-t-on passer sans cesse à côté de sa vie et de ses plus profondes motivations ? Comment ou pourquoi la cellule familiale, l’environnement social, l’orgueil, la notoriété peuvent contribuer à l’aliénation de sa propre personnalité ?

    Un texte où les mots frappent, dérangent parfois, agressent par leur violence, mais un texte qui a la force de nous faire ressentir ce qui se passe dans chaque personnalité. On est saisi dès les premiers mots et on va jusqu’au bout, juqu’à la dernière ligne.

    Y aurai-t-il une grande colère dans le cœur de l’auteure ? Mais quel talent !
    Écrira-t-elle  un jour un roman où elle mettra ce grand talent au service d’une écriture moins agressive ? Je ne voudrais pas en manquer la lecture.

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  • février19

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    Si vous suivez un peu mes chroniques BD, vous saurez que j’éprouve une véritable admiration pour le travail de Gilbert Hernandez. Un des pères créateurs de la série Love & Rockets (que je me désespère de voir enfin dignement publiée en France) poursuit ici son analyse précise sur le genre humain, sur l’homme dans toute sa complexité. Après s’être attaché à dépeindre magnifiquement l’enfance dans « la saison des billes« , puis la paternité et la filiation dans « Julio« , il porte ici un regard doux et amer sur la période la plus délicate de notre existence : l’adolescence.

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    L’adolescence, pétrie de toutes ses contradictions, ses questionnements, ses révoltes et ses frustrations…
    L’histoire de Bobby, que l’on va suivre au sortir de l’enfance. Un récit en 4 parties où l’on le voit grandir, découvrir, espérer, abandonner, se relever ; un Bobby qui n’a pas de prise avec le monde dans lequel il évolue ; un adolescent qui à défaut de prendre sa vie en main peine à prendre des décisions, à faire de simples choix.
    Sa rencontre avec le Rock va le façonner, lui donner une plus grande consistance. La musique Punk fera naitre en lui le début d’une passion, du moins la connexion avec des envies qu’il n’aurait jamais soupçonné. Mais le manque cruel d’engagement dont il fera preuve le poussera à une certaine inertie, à rester en retrait de sa morne existence…

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    Toujours fidèle à cette belle manière de poser des personnages sans le moindre jugement, Gilbert Hernandez nous offre ici un récit superbe, où l’on se surprend souvent à vouloir aider un Bobby totalement désemparé. Un récit qui nous replonge nous aussi dans ce trouble moment de notre existence, où les questions demeuraient souvent sans réponse, où la rage et les frustrations nous faisaient parfois flirter avec un désarroi dévastateur.

    — C O N C O U R S —

    Pour la sortie d’Une tête bien vide aux éditions Atrabile, je vous invite à nous livrer en commentaire un souvenir marquant de votre adolescence, et gagner un exemplaire de cette superbe BD. Pas besoin d’être très précis, juste quelques lignes évocatrices d’un beau, banal, ou triste souvenir, mais assurément personnel. Vous avez jusqu’à jeudi (28 février) prochain pour nous soumettre votre commentaire, qui sera tiré au sort…

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