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  • janvier23

    Un roman rythmé, empreint d’humour, de sensibilité, écrit avec un sens affûté de l’observation de faits et gestes de grands adolescents.

    Tout y évoque leurs premiers émois face à l’amour, les blessures générées par un divorce, la trahison du ou de la meilleure amie qui connaît tout de vous, le prof qui fascine…la passion de la musique…

    «… Je n’ai eu aucun mal à jouer, finalement Flanagan (c’est le nom du saxo de Willa) est ce qui me console le mieux de ce que maman appelle les vilaines équations de la vie… Je possède peu d’auto consolations. Mais entre une mère débordée-absente et un père adoforever, j’ai compris très tôt qu’il me fallait des recours… »
    Peut-être le chocolat ou la menthe forte ou…  «  un jour la vraie sérénité… un doudou, un vrai, sans calories… j’entame ma huitième année de saxo alto. »

    Avec le prof de saxo qu’elle admire autant qu’elle le redoute, elle peut satisfaire cette passion.  «… bien sûr ce fut grandiose. Rudy Masquin a une haleine de chien, un sourire à faire peur et des blagues à la con, mais il joue du saxo comme un ange des cieux. Il vous arrache des sanglots ou un rire rien qu’en respirant dans son instrument…. »

    J’ai regardé vivre ces jeunes au travers d’un roman écrit avec énormément d’humour et de réalisme.
    En trame de celui-ci s’insère une énigme passionnante : des tentatives d’assassinat…envers qui ? Et pourquoi ? Willa serait-elle la cible d’un maniaque ou bien, sans s’en douter aurait-elle mis les pieds dans une sombre histoire ?

    Je me suis plongée dans ce roman. Je regrettais d’être obligée de le quitter et je le retrouvais avec délectation car il évoque avec autant d’humour que de sensibilité cette période charnière où l’on sort de l’adolescence pour entrer, parfois avec méfiance, dans le monde d’adulte… qui n’est pas toujours conforme aux regards et aux espérances de chacun.

    Chaque soir à 11 heures
    Malika Ferdjoukh
    Flammarion – 13 euros

  • novembre6

    Un livre drôle, plein d’humour et de sentiments.

    Un roman qui relate les états d’âme de quelques étudiants.

    Une manière originale d’écrire. Le personnage principal, Maxime, s’adresse directement au lecteur.

    Celui-ci participe en direct à sa vie, à ses interrogations, ses joies,  son exubérance, ses déceptions.

    Maxime évolue, « grandit », devient amoureux ,s’affirme et construit sa personnalité d’adulte tout au long de ces pages.

    Un texte écrit dans le langage propre à la jeunesse d’aujourd’hui. Le lecteur est pris à témoin avec beaucoup d’humour et de finesse. Un style particulièrement original qui surprend au début du roman mais vous donne rapidement l’impression d’être présent physiquement dans la vie de ces jeunes.

    Comment (bien) gérer sa lovestory * Anne Percin
    Rouergue – Coll DoAdo – 13,50 euros

  • novembre2

     

    L’auteur, né en Algérie, « pose un regard critique empreint d’un profond humanisme sur l’histoire de l’Algérie, de la France et des rapports si complexes entre ces deux pays ». 

    Nous découvrons une famille algérienne qui aime son pays, son histoire et qui désire harmoniser cette culture avec le  monde moderne .

    « …J’essaye de leur insuffler les rudiments qui leur permettront de réfléchir par eux-mêmes, leur dire qu’ils font partie d’un monde divers, complexe et qu’ils doivent l’appréhender au lieu de s’enfermer… »

    L’auteur va nous confronter dans un langage fort et trop souvent douloureux à des scènes surprenantes de beauté et à des scènes d’une barbarie d’un autre siècle.

    Comment deux personnes issues de la même famille, élevées ensemble dans une culture modérée, généreuse, peuvent un jour devenir véhéments et prôner un islam dur, intransigeant jusqu’à la mort.

    Cet environnement dur et omniprésent peut nous laisser espérer que ces fanatiques finiront par comprendre que l’amour, les vraies valeurs passent aussi par la tolérance sans pour autant dégrader leur culture, la majorité des algériens n’étant pas dans cette mouvance.

    Il faut donc, en effet, « chercher la pluie car elle vient d’en haut »

     

    Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut * Yahia BELASKI
    VENTS D’AILLEURS
    – 14 euros

  • octobre31

    « Solitaire, secret, Aurélien n’aspire à rien d’autre qu’à oublier et se faire oublier.
    Mais dans son lycée, Thibaud semble focaliser sur lui, décidé – pour quel motif ? -.  à briser la glace et gagner son amitié. »

    105 pages d’un pur bonheur, grâce à une écriture de grande qualité.
    Des mots tellement bien choisis pour décrire les difficultés et la souffrance d’un adolescent qui se refuse le droit au bonheur, qui prend soin de maintenir de la distance entre lui et les autres.

    Tout au long de ces pages il y a des passages tellement forts que l’on prend le temps de les relire.
    Le Poids des mots « … nous n’avons rien compris, certains avaient lancé des vannes, j’avais souri mais tout au fond de moi, quelque chose avait bougé. J’avais compris d’un coup que les mots avaient leur propre vie, et que, en les assemblant, parfois, on pouvait faire naître un truc proche de la magie… »

    Voilà un livre qui  m’a remuée, qui m’a entraînée à faire de l’empathie, qui m’a interrogée sur la personnalité particulièrement forte de ces deux adolescents.

    Beaucoup d’émotion.

    BRISE GLACE
    Jean-Philippe BLONDEL
    Actes sud junior – 10 euros

  • octobre21

    Josef (6 ans) a aussi ses coups de cœur.
    Hier soir, avant de filer le ré-écouter (pour la 1000ème fois – Quand on aime…)
    il a décidé de vous parler d’un livre-cd avec ses mots à lui…

    Euh… Si si Josef il y a de la musique aussi :)

    Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

    Le cadeau de Magali se trouve sur cette vidéo (qu’est-ce que c’était biennn)
    Pour + d’infos sur le livre-cd et sa maison c’est par ici ^^

    L’arpenteur 
    David Sire & Magali Le Huche
    Editions des braques – 18 euros

  • septembre24


    Dans ce roman nous découvrons le regard particulièrement lucide d’une adolescente sur tous les gens qu’elle aime et sur lesquels elle porte des jugements très matures et souvent pleins d’amertume.

    « Je ne peux pas parler de maman à papa. En fait je m’aperçois que je ne peux pas lui parler de grand-chose, hormis ce qui l’intéresse lui. »

    Des parents séparés qui pensent plus à leur confort psychique et physique qu’à leurs deux filles.

    L’une d’elle est blonde, “fluide”, intelligente, c’est Anastasia. D’après Camille, sa sœur (une enragée de la kalachnikov… ainsi se nomme-t-elle), Anastasia devrait faire plus tard la couvertures des journaux de mode. Elle la trouve belle, l’aime, tente de la protéger de ce monde bien trop artificiel.

    Camille est une ado. pétrie de sensibilité. Elle sait décrypter le monde des adultes et son analyse fine et intransigeante nous interpelle fortement.

    A travers ce récit nous découvrons une ado créative, intelligente, particulièrement lucide dans le regard qu’elle porte sur les adultes. Cette maturité la fragilise également, entrainant un jugement plus que négatif d’elle-même, pouvant aller jusqu’à un certain rejet de la nourriture et n’osant pas aller vers les jeunes de son âge par un manque de confiance en l’avenir.

    J’ai commencé à lire ce roman et je n’ai pas pu le quitter avant la fin. Une écriture particulièrement agréable, incisive mais pleine de sensibilité. Un texte dans lequel beaucoup d’adolescents vont se reconnaître.

    Marie Sophie VERMOT est une auteure à suivre, à lire et à relire.

    Camille aime pas danser
    Marie-Sophie Vermot
    Thierry Magnier – 8 euros

  • septembre23

    Comme les trois mousquetaires étaient quatre, les quatre sœurs Verdelaine sont cinq ». Cette phrase [quatrième de couverture] résume parfaitement tout l’humour et la poésie de ce livre. Écrit par Malika Ferdjoukh tout d’abord en quatre tomes puis réédité en 2010 en un volume complet, il raconte le destin de cinq jeunes filles orphelines, livrées à elles-mêmes, Enid la plus jeune, Hortense, Bettina, Geneviève et Charlotte l’aînée. Chacune mène tout au long du livre une aventure captivante pleine de rebondissement, il y a du suspens, de l’amour, de la joie, tout pour faire un bon livre.

    Ce livre était vraiment agréable à lire, j’ai beaucoup aimé. Il se lit facilement et vous prend tout le long de l’histoire. Heureusement qu’il y a un volume complet pour dévorer tous les tomes sans attendre.

    Et pour ceux qui en veulent encore, la BD de la série a paru aux Éditions Delcourt! [Tome 1 pour l'instant]


    Quatre sœurs, Enid (tome 1)/ Quatre sœurs, Hortense (tome 2)/ Quatre sœurs, Bettina (tome 3)/ Quatre sœurs, Geneviève (tome 4)
    Malika Ferdjoukh
    L’École des loisirs, collection Médium-9 euros chaque tome

    Quatre sœurs  (4 tomes réunis)
    Malika Ferdjoukh
    L’École des loisirs, collection Médium-19.50 euros

    Quatre soeurs, Enid (Tome 1 BD)
    Cati Baur, Malika Ferdjoukh
    Delcourt-14.95 euros

    Merci beaucoup à Apolline de partager avec nous cette lecture de Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh!

  • septembre22


    A la lecture de ce roman, j’ai eu une impression étrange, la sensation d’une réalité morcelée de l’univers de Malvina, dans une narration pleine d’ellipses où les vides laissés par la jeune narratrice sont à combler par le lecteur.

    On a envie de dire à l’héroïne de fuir, de ne pas faire ce que les adultes lui demandent, de ne pas avoir pour fardeau leur manque de courage. On a la chair de poule de voir se rejouer la tragédie des contes, l’inéluctable destin vers lequel semble se diriger le personnage et notre impuissance à lui venir en aide. Comment faire sortir Malvina de son silence ?

    On rencontre Malvina à l’orée de ses 14 ans, dans ce passage de l’enfant à l’adolescent.
    Sa meilleure amie, celle avec qui elle peut être insouciante, est partie et elle est donc seule le temps de ces vacances de Pâques, qui s’étirent pour elle en 14 journées interminables, rythmées par l’inévitable visite au Loup… Pardon, à son grand-père !

    « L’hiver est fini. Sur une poutre, un merle chante le soir. Le jour est tombé, le monde est plein de dangers. J’aimerai m’endormir, m’endormir pour toujours. »

    A vélo, Malvina décide de fermer les yeux  pour suivre la route qui la mène chez lui.
    Elle se met des œillères, tout comme les adultes autour d’elle, qui ferment les yeux car ils ne veulent pas voir.
    Ce que vit la jeune fille les dérange et remet en cause le confort de leur petit vie bien réglée.

    « Je plisse les yeux. Par la fente, je vois confusément s’approcher les lumières des feux comme des bougies de Noël. Les maisons défilent à ma droite et à ma gauche. Quelqu’un crie quelque chose, quelqu’un qui est sur le bas côté entre les voitures et qui me fait signe. Bien sûr, je ne vois qu’une tâche bleue et floue, rien d’autre, mais j’entends qu’on m’appelle.
    -Hé, Petit Chaperon rouge ! »

    C’est dans ces confrontations que le drame de la jeune fille se noue, elle doit lutter, imposer ses limites et ne pas oublier ses droits.
    Pourquoi personne ne comprend ses appels à l’aide ? Elle est seule face un père sourd à ses tentatives de dialogue, une mère absente et réfugiée dans sa maladie, un frère et une sœur fuyant la morosité familiale.

    Seule face à ses souvenirs qui la rattrapent chaque jour un peu plus et nous font découvrir l’étendue du drame, Malvina lutte, affronte ses peurs, le poids de la culpabilité pour faire entendre son cri.

    Tout pourrait paraître bien noir dans ce roman mais ce qui fait sa force, c’est que malgré l’implacable noirceur de certains personnages, leur égoïsme, l’héroïne fait, sur son chemin, de belles rencontres.
    Des rencontres qui vont éclairer sa vie, lui permettre de s’affirmer et de redonner tout son sens à son prénom, « Malvina, la gardienne du droit ».

    Le cri du petit chaperon rouge
    Par Beate Teresa Hanika /Isabelle Enderlein (Traducteur)
    Alice éditions – coll Tertio – 14,50 euros

    Pour prolonger la lecture miss Lydie, Docusoupialiste vous conseille :

    « Une faim de loup: lecture du petit chaperon rouge » d’Anne Marie Garat- Actes sud- Babel
    « Le petit chaperon rouge ou la petite fille aux habits de fer blanc » par Jean Jacques Fdida et illustré par Régis Lejonc- Didier Jeunesse
    « Un petit chaperon rouge » de Marjolaine Leray- Actes sud junior
    « Le petit chaperon rouge » de Rascal-ecole des loisirs- Pastel
    Une version du célèbre conte rouge et noir toute de pixels vêtue.
    « Le petit chaperon rouge » d’après l’oeuvre de Charles Perrault illustré par Christian Roux- Seuil Jeunesse
    « Le petit chaperon rouge et ce qu’il advint dans le ventre du loup » Perrault-Amoretti-Alwett- Editions Soleil
    « Petits chaperons loups » de Christian Bruel et Nicole Claveloux- Editions être- Collection Vis-à-vis
    « Le petit chaperon rouge » de Joel Pommerat- Heyoka jeunesse-Actes sud papiers (théatre)
    « les histoires du Petit chaperon rouge racontée dans le monde » par Fabienne Morel et Gilles Bizouerne- illustrées par Julia Wauters- Syros- Collection le tour du monde d’un conte.

    On peut applaudir Lydie !!! Pour une première chronique, j’sais pas ce que vous en pensez mais moi… non seulement ça me donne envie mais en plus, elle aide bien plus d’une personne pour travailler autour du fameux conte. BRAVO ! (clap clap clap)

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