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octobre13

Au service du mal – Jean-Marc Deville

Posté par dans la catégorie: Romans

Cette claque mes amis !!! ça faisait bien longtemps que je m’étais pas pris un revers pareil à la lecture d’un roman :) Ce roman c’est juste de la bombe en barre, un monument d’écriture et de drôlerie, le chainon manquant entre la littérature jeunesse et celle des adultes. Bon, par contre, j’aurais tendance à ne pas le conseiller avant 13-14 ans, parce que dedans, ça tranche sec. Et même si le roman bénéficie d’une incroyable dose d’humour, je me dis qu’un trop jeune public ne saura peut-être pas y être sensible…

Mais sinon, c’est quoi ? Parce qu’il est bien sympa le libraire, à nous vendre autant les mérites de ce beau pavé de 446 pages, paré d’une magnifique couverture photographique de Jean Tholance), mais de quoi ça parle ????

Alors, voilà l’histoire de Wilmuth, progéniture de 9 ans, orphelin de père et fils de sorcière, vivant en plein cÅ“ur du Moyen Âge. Wilmuth, autant le dire tout de suite, c’est l’anti Harry Potter. Et je suis sur qu’il aurait très mal prit la comparaison, tellement il en est loin. L’histoire démarre très vite (et garde un rythme infernal, malgré la densité de lecture), à la mort de sa pauvre sorcière de mère. Le pauvre Wilmuth va se voir envoyé dans un séminaire maléfique, tenu par l’infernal Triple Mort (vous aurez saisi les références ;) ). Il va y apprendre tout sauf la bonne éducation et les bonnes manières, sera affublé d’un acolyte aussi explosif que naïf (et qui répond au joli sobriquet de « Mange Burnasse » – ça s’invente pas), et devra se frayer un chemin dans un Moyen Âge tenu de mains de maitre par Charlemagne.

Le roman est incroyablement bien écrit, et j’ai beauuuuucoup de mal à croire qu’il s’agit là d’un premier roman (d’autant plus si on s’intéresse de près au nom de l’auteur, comme me l’aura fait remarquer mon ami Kuzco, on s’apercevra que Devil signifie diable en anglais !…. l’enquête suit son cours….). C’est très bien pensé, le découpage des chapitres permet une lecture avide mais pas trop imposante, le style est juste incroyablement drôle, on y retrouve je ne sais combien d’expressions complètement détournées pour être adaptées au personnage démentiel de Wilmuth.

Pour moi, et de loin, un des meilleurs romans pondus depuis longtemps, et qui malgré un vrai parti-pris esthétique (bein quoi ? on est quand même loin des chevaliers d’Emeraude et de Tara Duncan non ???) saura se frayer un chemin dans la jungle de la littérature jeunesse (et je le conseillerai volontiers à de nombreux adultes). En tous cas, il pourra compter sur moi pour l’accompagner…

Au service du mal – Jean-Marc Deville
Les Editions des grandes personnes - 19 Euros)

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8 Commentaires

  • Commentaire by kristine — 13 octobre 2010 @ 20:20

    après une pause blog/internet due à pas mal de remous dans ma vie perso, je retrouve avec plaisirs mes blogs littérature chouchous!! Le tien est en tète de liste!! Et je m’empresse de noter ce titre qui a l’air vraiment sympa et que je partagerai avec ma grande de 15 ans! ( ça la changera de Balzac, la pauvre elle en est au second de lui depuis la rentrée et ce n’est pas une grande fan!!!!)

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  • Ping by Grands curieux… - La Soupe de l’Espace — 3 novembre 2010 @ 19:21

    [...] d’édition : les Grandes personnes J’aurais aimé y ajouter un de leurs romans : « Au service du mal » mais figurez-vous qu’il part dès que le chef de soupe en parle… et pour en parler il [...]

  • Commentaire by Wilmuth — 14 novembre 2010 @ 11:50

    Libraire,
    j’ai eu vent que tu avais apprécié le récit de mes aventures et que tu en faisais partout un vibrant éloge. J’épargnerai donc ta vie si, un jour, nos chemins se croisent…
    De son côté, le bouffon falot auquel j’ai confié le soin de raconter mes exploits était tout prêt à t’exprimer ses remerciements les plus transis. Heureusement, j’ai pu devancer son initiative et prévenir un tel assaut de platitudes et de sensiblerie.
    Pourquoi dire merci ? Ce n’est vraiment pas mon style. Je n’ai pas non plus été élevé dans cet esprit mielleux. Et puis, je raisonne autrement. Après tout le mal que je me suis donné (et que j’ai dispensé), il me semble bien naturel que l’on lise et goûte la chronique de ma vie. D’ailleurs, tous ceux qui s’en abstiendront seront voués à périr prochainement de ma main. Autant te dire que de grands massacres se préparent !
    Quoi qu’il en soit, pour ta survie, je ne saurais trop t’inciter à poursuivre ta mission et à sauver le plus grand nombre de lecteurs.
    Bien haineusement,
    Wilmuth

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    Le libraire planqué a répondu :

    Cher Wilmuth,
    Comme tu as pu le constater, ma réponse s’est fait attendre un petit moment. Je ne me risquerais pas à tenter de t’émouvoir en te narrant les nombreuses péripéties de ma petite vie de libraire, mais sache que j’ai été particulièrement occupé ces derniers temps (crois-le ou pas…). Je suis ravi que cette chronique te soit parvenue, elle va visiblement me permettre de prolonger un peu ma trépidante existence ! Tes non-remerciements me vont droit au cÅ“ur, d’autant plus que je commence à connaitre ta profonde aversion envers les sentiments humains !
    Ah, et puis sache que je suis tout à fait disposé à participer à ma façon au massacre, en te fournissant une liste de personnes susceptibles de publier une chronique de tes aventures (certes, cela sera moins flatteur ou moins bien réussi que la présente entreprise), et qui n’aurait pas eu le bon goût de le faire. On pourrait même envisager de nouvelles croisades !!
    Enfin, je tenais à te souligner un point essentiel : tu n’imagines pas à quel point les gens attendent la suite de tes aventures, alors je m’en voudrais de te presser, mais nous te serions bien gré de ne point trop tarder à nous en faire profiter (le plus vite possible étant le mieux !!). Sache que je serai toujours voué à ta cause, et que je continuerai à dispenser mes conseils de lecture à tout ceux qui se viendront se présenter à notre spatiale échoppe !
    J’espère (non sans une angoisse certaine) qu’un jour nos routes se croiseront, et que nous pourrons en discuter plus longuement…
    Bien spatialement,
    Jean

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  • Commentaire by lola — 18 octobre 2011 @ 15:53

    g lu ce livre il est super tellement que jétais a fon dedans je lé lu en troi jour LOL =)

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  • Commentaire by Jean — 18 octobre 2011 @ 16:03

    tu méton’ ilé tro chanmé ^^

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  • Commentaire by Stillborn — 28 mars 2012 @ 16:46

    J’ai bien aimé ce roman, qui ce lit plutot facilement mais qui pour moi comporte d’une part un très gros oublie qui personnellement me géne et surtout une énorme faute lors du dernier chapitre …
    Pour ce qui est de l’oublie, à aucun moment de l’histoire on ne sais pourquoi Mange-Burnasse ne vieillis pas ??? Aprioris il na aucun lien de parenté avec Wilmuth
    Pour ce qui est de l’erreur, et je m’excuse pour ceux qui n’auraient pas encore lu ce livre, mais il est impossible que Wilmuth ce crée son 100iéme double puisque le miroir faisant partis des ingrédients obligatoire à sa réalisation a été brisé dans le chapitre precedant … Erreur grossière.

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    Wilmuth a répondu :

    Grrr… S’agissant du miroir, l’explication est pourtant là, en page 395 !
    Il y a des jours comme ça où l’on aurait envie de reprendre du service côté massacres…
    Quant à l’étrange point commun qui me rapproche de cette andouille de Mange-Burnasse, il se peut que ce mystère soit éclairci lors de fascinants développements ultérieurs. Si je le veux bien !
    Abominablement vôtre,
    Wilmuth

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