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  • janvier25

    Billy sous la pluie…

    Posté par dans la catégorie Video

    Vu le temps d’aujourd’hui, rien ne vaut une petite vidéo… voici donc la publicité pour Billy Brouillard de Guillaume Bianco dont l’album figure dans la sélection officielle du festival d’Angoulême 2010 ! Animation réalisée par le studio B&C (à découvrir et suivre de toute urgence…)

  • janvier24

    Quelle rigolade, mais quelle rigolage (ahahah  je ris VRAIMENT là… c’est pas de la gnognotte !) Je crois que je n’ai jamais (je m’engage je sais) ri autant avec un livre ! Pour vous dire, j’ai voulu lire quelques passages au chef de soupe… c’est avec les yeux embués et la voix spasmodique que j’ai du m’y reprendre à trois fois pour finir sa lecture !

    Ok je vous mets dans le bain… Nicolas à 5 ans ! Nicolas est notre narrateur ! Si !… A 5 ans, comme vous le savez sans doute, un enfant est innocent, naïf et pour lui humour et second degré sont deux gros mots… (chose que j’essaye encore d’expliquer à mon père… mais bon, passons). Je vous laisse donc imaginer un peu ce que ce roman peut dire… non ? vous n’imaginez pas bien ?! ok, pour les futurs parents et jeunes couples, ce petit passage leur est dédié (un parmi tant d’autres) Un extrait du conte Le petit Poucet, raconté par Nicolas, (5 ans, je vous le rappelle) est tout bonnement un pur moment de bonheur !

    Quand on revient en classe, la maîtresse nous raconte une histoire.
    C’est un petit qu’a tout un tas de frères plus grands. Ben, moi, je sais ce que ça doit donner à la maison : ses frères, ils doivent passer leur temps à lui flanquer des claques, et à lui crier dessus en disant :
    « Hé, le nain, tu vois pas que tu gênes ?! Pousse-toi du milieu ! »
    C’est pour ça qu’on l’appelle le petit poussé. Le papa et la maman du petit poussé ont de pauvres moucherons. Un soir, en rentrant du café, le moucheron dit comme ça, à sa femme :
    « On n’a plus d’argent, on peut plus acheter du manger pour les gosses. Y a qu’à aller les perdre.
    -Ben oui, dit la moucheronne. Mais où ?
    -On n’a qu’à les amener dans le forêt profonde, on leur racontera qu’on va chercher du bois »
    Après ils font un plan. [...] Il court ramasser des petits cailloux blancs en bas de chez lui. Il habite dans une chômière. C’est un immeuble où il y a que des chômeurs dedans. [...]

    Quant à l’histoire en elle-même, sachez qu’elle n’est pas des plus hilarantes malgré tous les fous rire que j’ai pu avoir…  elle est touchante voir troublante ! Une imagination débordante de sensibilité… Un superbe roman dans la collection DACODAC (encore !)

    Merci Marie-Sabine, grâce à vous j’imagine d’avantage ce qui peut se passer dans la tête de mon fils en moyenne section et merci pour toutes ses larmes…

    Les tartines au kétcheupe
    (Ce roman a été édité pour la première fois par Nathan en 2000)
    Marie-Sabine Roger
    Editions du Rouergue – Collection DACODAC – 6.50 euros

    Clarabel et Gaëlle sont d’accord (et c’est chouette ;) ) !

  • janvier22

    Le présent article n’a évidemment pas pour but de vous informer du drame gigantesque qui est survenu à Haïti, ni de vous demander de participer à l’effort international mis en Å“uvre par les différentes ONG, mais de vous parler d’une association qui a elle aussi grand besoin d’aide. Elle n’a pas la visibilité des grandes actions orchestrées par les ONG ou les différents États qui interviennent là-bas…

    Je vous invite à prendre quelques minutes pour lire  en cliquant sur le lien ci-dessous le texte vous présentant l’association, et la manière de les aider…

    Lire la suite | Commentaires

  • janvier22

    Fumée – Antón Fortes & Joanna Concejo

    Posté par dans la catégorie Albums

    Il y a des livres qui retournent, viscéralement… Fumée est l’album d’un témoignage douloureux, déchirant, tragique et épouvantable (la liste des qualificatifs pourrait être encore plus longue). Rien que d’en parler me provoque une grosse boule qui vient se reloger au fond de mon ventre, et qui a tendance à me faire couler les larmes…

    On connait tous le destin de ceux qui ont été déportés, de ceux qui ont été exterminés. Fumée retrace la vie dans les camps, à travers les yeux et le cÅ“ur d’un enfant. Il évoque l’espoir, inexistant, car il n’a plus sa place là bas. Il évoque la peur de ceux qui sont encore vivants ; une peur qui disparait petit à petit, pour ne pas montrer à leur bourreaux l’humanité qu’il leur reste.

    Je suis souvent réticent à l’égard d’un énième texte sur la Shoah et la vie dans les camps de concentration, en me disant bêtement que tout a été écrit ou presque à ce sujet, et je me rends compte à la lecture de celui-là que chaque texte à sa place, qu’il résonne de toutes ses voix « parties en fumée » et que l’on ne doit jamais oublier, pour ne pas voir l’horreur recommencer…

    Les illustrations de Joanna Concejo sont absolument superbes, et tout aussi déchirantes. J’imagine un peu à quel point cela a du être éprouvant pour elle de matérialiser, de donner vie à ce texte qui nous dépeint le désespoir, la souffrance, et la nostalgie de souvenirs d’une vie qui leur a été arrachée…

    « Je rêve d’un dragon vert à la langue noire qui veut m’avaler. Les maisons sont vertes aussi, comme l’herbe de notre jardin avec balançoire, où autrefois nous jouions au ballon papa et moi. Il me manque beaucoup. Maman me dit que nous allons bientôt nous réunir ».

    Une partie des droits de cette collection sera destinée à l’ONG CREART
    www.creart.org.es

    Mention WHITE RAVEN (Internationale Jugend Bibliotek de Munich) parmi les albums plus beaux du monde 2009

    Fumée – Antón Fortes & Joanna Concejo
    Traduction du galicien de José Yuste Frías
    Editions OQO - Collection Qontextes

  • janvier21

    Et non je ne commence pas (comme habituellement) avec la couverture de l’album mais avec la première page de « mon abominable belle-mère » de Catherine Lepage (c’est l’auteure hein ! pas sa propre belle-mère ! enfin… peut-être ?!… m’enfin… bref !)

    Le titre de l’album m’a attiré (pourtant mes parents font partie encore des rares survivants de l’Amour durable… Peut-être ma belle-mère ?… non ! enfin… Désolée je divague, je blague !) sans parler de l’illustration de la couverture : jaune pétard !…

    Mais qui est cette femme qui entre dans la vie de cette petite fille (qui n’a rien demandé !) et son papa ? (voyons !)

    J’ai appris dans toutes les histoires que les belles-mères sont des créatures abominables.
    [...] Moi, je vois bien que sous son déguisement, c’est une sorcière. Elle a ensorcelé mon papa.

    Un album qui n’est pas loin de la vérité à quelques exceptions près (je pense à toi Julie !…)


    Mon abominable belle-mère
    Catherine Lepage
    Editions Les 400 coups – 10 euros

  • janvier20

    Un très bel album, et de circonstance en cette semaine particulière pour notre fiston et moi. Désolé pour ceux ne souhaiteraient lire ici que des chroniques froides et impersonnelles, mais c’est pas l’esprit de la maison :) Ici on vous fait tout partager, les coups de coeur, les coups de gueule, les p’tits et les grands moments de notre existence, parce qu’ils ont une incidence directe sur notre manière de travailler…

    J’ai attendu un petit moment avant de vous parler de cet album, et c’est après l’avoir raconté à Josef hier soir que je me décide de vous le faire partager. On le doit (pour sa version française du moins) aux Editions Notari, dont le travail est à suivre de très très près ! Il est le fruit d’une nouvelle collaboration entre Bernardo Carvalho et Isabel Minhos Martins, qui avait écrit il y a quelques années le très chouette « P comme Papa », publié en France par Sarbacane.

    Et si le livre résonne aussi bien dans notre cÅ“ur, c’est parce que le tandem se livre ici à un style un peu similaire, celui de nous dire que le cÅ“ur d’une maman n’est pas qu’un muscle qui bat, il participe de tout ce qui peuple notre quotidien, de tous ces sentiments incroyables que l’on peut évoquer à l’égard de son enfant… quand  il tombe, quand on l’a perdu au milieu d’une foule, quand il rit aux éclats, quand il fait une énorme bétise… à chaque fois cela déclenche une avalanche de sentiments pour sa maman, merveilleusement bien saisis et illustrés par Isabel et Bernardo.

    Un bien chouette projet éditorial que l’on doit initialement à un maison d’édition portugaise qui l’est tout autant : Planeta Tangerina. Et même si c’est écrit en portugais, je vous invite vivement à parcourir tous les titres disponibles sur leur catalogue (je lorgne déjà sur le prochain album d’Isabel et Bernardo, wouuuuuuuh), et qui le seront, chez nous, dans quelques mois, lorsqu’une maison d’édition française en aura acquit les droits.  Filez vite sur leur blog aussi, où il y a tout un tas d’infos passionnantes, qui dépasse parfois le « simple » cadre éditorial, et ça, c’est tout ce qu’on aime…

    Coeur de maman – Isabel Minhos Martins & Bernardo Carvalho
    Editions Notari - Collection l’oiseau sur le Rhino – 13 euros

  • janvier19

    C’est pas grave – Michel Van Zeveren

    Posté par dans la catégorie Albums

    Petit Lapin est élevé (et protégé) dans son terrier par Grand Lapin… Tout commence lorsque notre jeune lapin renverse malencontreusement son verre de lait (oup’s). A l’idée de se faire gronder (sans doute), il se met à pleurer… « C’est pas grave », le rassure Grand Lapin. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd (Gnacgnacgnac); si bien qu’il va collectionner les bêtises auxquelles il ajoutera :  « C’est pas grave » :) (forcément !) Jusqu’au jour où petite grenouille à disparu, à l’inverse du loup…

    Un album amusant (j’adore les illustrations !) et qui apporte (tout de même) réflexion(s) sur la gravité des situations… (une grande pensée à Haïti…) Mais ne vous en faites pas, l’album finit bien ;)

    C’est pas grave
    Michel Van Zeveren
    École des Loisirs -Coll Pastel – 11 euros

  • janvier16

    En un tour de main – Jo Witek

    Posté par dans la catégorie Romans

    Un prestidigitateur connu (et reconnu), une jeune femme journaliste… Une interview ! Le roman « En un tour de main » de Jo Witek paru chez le Seuil nous révèle les débuts et déboires de Matt aux côtés de la magie… D’un rêve d’enfant né une vie de Star, et pourtant il était loin d’être né sous une bonne étoile…

    Quoi ?! Mel ?!… Tu ne dis QUE ça ? Et bien OUI ! Juste un conseil : s’il vous prend l’envie, comme moi, de le découvrir : ne lisez pas la quatrième de couverture (pitié) elle en dit trop !

    En un tour de main
    Jo Witek
    Éditions du Seuil – 8.50 euros

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