La Soupe de l'Espace Suivez-nous sur Facebook !
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  • septembre132014

    Le cinquième !
    Souvenez-vous, dès les premières aventures en pyjamarama, la talentueuse Frédérique est venue à la soupe (non pas en pyj’). Ensuite il y a eu New-York, Lunaparc, Moi en pyjamarama et en loisir créatif : Robots en actions !

    Pour quand l’espace en pyjamarama ? ^^

     commandeshop

  • septembre122014

    La rentrée littéraire nous dévoile peu à peu ses merveilles. Nous allons essayer de vous en présenter un maximum… Une nouveauté arrivée parmi les premières : « Le chien que Nino n’avait pas » (Didier jeunesse).

    ChienNinocouv

    Quel bel album ! Didier jeunesse nous propose ici la découverte d’un album flamand. Les illustrations d’Anton Van Hertbuggen sont poignantes. Entre son trait vif, saisissant et la technique souple, vaporeuse des crayons-aquarelles (je me demande même s’il n’y a pas du fusain ?!), le texte d’Edward van de Vendel est ici justement illustré.

    Celui qui, dans son enfance ne s’est jamais ennuyé lève la main. AH ! Et qu’est-ce que vous faisiez ? Personnellement je m’inventais une meilleure amie (bien que j’avais des copines n’allez pas croire que…). Et bien dans cet album Nino avait un chien…

    ChienNino1

    Un jour, cet animal de compagnie tant aimé par Nino, que personne ne voyait, disparu. A la place : un chien, un vrai que tout le monde voit. Un cadeau de sa maman inquiète. Son papa ? Il est souvent loin, pour le travail…

    NinoF

    Un magnifique texte illustré sur le manque qui souligne l’importance de l’imagination dans la vie d’un enfant..

    commandeshop

    Encore un coup de cœur de la soupe !

  • septembre112014

    boitehoudart

    Emmanuelle Houdart ! Qui ne la connait pas (franchement ^^) ?! Vous aimez l’illustration, la littérature jeunesse, les images fortes, vous ne pouvez pas passer à côté :)

    Personnellement j’aime de nombreux travaux d’illustration (je vous en fais d’ailleurs part régulièrement ^^) mais l’univers de cette grande Artiste me laisse à chaque fois sans voix (tout comme celui de Martin Jarrie, Aurélia Grandin, Jean-François Martin, et bien d’autres déjà dévoilés et d’autres que je garde secret… pour le moment ^^)

    Pour en revenir au travail d’Emmanuelle, je vous présente son p’tit dernier :  « La boite à Image » de chez Thierry Magnier ! (bientôt un album chez Les Fourmis rouges – hâte ! – J’vous en parlerai ^^)

    boiteImages

    Dans une mini boite cubique sont rangés quatre petits livres (tout-mignons) tout-cartons aux coins arrondis, quatre imagiers. Mais attention ! Pas de simples imagiers représentant l’inévitable fraise, le fabuleux lapin statique et autres accessoires de la vie quotidienne telles que la brosse à dent et la première cuillère de bébé illustrés de face (bien sûr); ah ça non !

    Ceux qui connaissent l’univers d’Emmanuelle vont s’en délecter…

    boiteimagesH

    Quatre onomatopées pour présenter quatre thématiques : Le « Miam ! » à la sauce d’Emmanuelle nous dé-cloche de succulents gâteaux (à la fraise ^^) et autres miam-miam que les petites langues vont sans doute apprécier (le livre moins..). Dans « Grrr ! » retrouvons des images de lapin (évidemment ^^) et autres animaux (fantastiques ou non) que vos petits bambins voudront adopter. Quant à « Areuh ! », THE onomatopée du bébé, il met en scène les objets de son quotidien (vus par Emmanuelle c’est quelque chose ^^) !… Et le p’tit dernier (mon préféré, le plus osé) : « Argh ! » parle des peurs, de toutes les peurs d’un enfant en passant par les petits bobos aux grandes frousses; une chouette manière de les appréhender dès le plus jeune âge (pour ça Emmanuelle est la reine !!!)

    Bref ! Pas besoin d’être un enfant pour apprécier, comme vous pouvez le constater ;) C’est intelligent, intriguant et si beau que le rayon « Pitis n’enfants » de la soupière est bien content de l’accueillir ce mini cabinet de curiosités !

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    GROS coup de cœur de la soupe !

  • septembre102014

    En voilà un album comme on les aime!

    mmecerisecouv

    Il s’ouvre sur Madame Cerise, très jolie dans sa robe rouge et sa barrette papillon, qui se demande bien comment elle va expliquer à son mari qu’une pie voleuse a volé ses clés de voiture. En cheminant – il faut bien rentrer chez soi – ce sont toutes sortes d’idées et de pensées qui se bousculent dans sa tête. Lorsqu’elle retrouve enfin Monsieur Cerise, il faut se rendre à l’évidence, son histoire n’est pas très claire : a t-elle bu le thé avec la maîtresse ou avec la boulangère? En plus, elle a oublié la pizza sur un banc…

    mmecerisetoctoc

    Monsieur Cerise s’inquiète pour sa jolie femme. Que va t-il se passer? Va t-elle aussi l’oublier lui? Et leurs enfants? C’est là qu’il a une idée! Pendant plusieurs jours, il bricole dans la cabane du jardin et enfin il offre à Madame Cerise son cadeau : une splendide robe avec de multiples poches pour se rappeler des choses les plus importantes…

    mmeceriserobe

    Voilà comment Sandra Poirot Cherif nous parle avec tendresse et humour d’un sujet parfois difficile à aborder, surtout lorsqu’il touche un proche. Toutefois, c’est aussi un joli album sur l’amour, la tendresse qui existe dans un couple, qui pourra plaire au plus grand nombre, concernés ou non…

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  • septembre42014

    Combien de terre faut-il à un homme ?

    Posté par dans la catégorie Albums, Conte

    combiendeterre

    Waouh ! Je referme ce livre avec énormément d’admiration.
    Tout d’abord les illustrations : les sublimes et lumineuses illustrations de Raphaël Urwiller sont attirantes, si surprenantes que ma curiosité en a été attisée ^^ J’avais déjà été séduite par son travail en 2012 avec cet album, puis en 2013 par celui-ci (que je n’avais pas eu le temps de chroniquer… Un jour peut-être ?… Je l’ai tellement aimé !)

    plus

    Le travail de cet illustrateur est majestueux. Voyez et découvrez derrière ses images le travail d’un graveur, d’un séri-graphiste. Waouh ! la claque. Allez une p’tite bio pour le plaisir :

    Raphaël Urwiller, auteur-illustrateur diplômé des arts décoratifs de Strasbourg,
    a cofondé le studio expérimental Icinori avec Mayumi Otero. Ils y travaillent en
    duo ou de façon indépendante, éditant livres d’artiste, sérigraphies et gravures.
    Passionné d’estampes et de livres illustrés, nourri d’imagerie populaire et de dessin
    contemporain, il travaille avec autant de plaisir pour la presse (NY Times, Le Monde,
    XXI etc.), pour l’édition (RMN, Actes Sud, Gallimard, etc.).

    Pour cet album, Raphaël a choisi trois couleurs (le noir étant considéré comme « absence de couleur » suivant mes vieux souvenirs en école d’Art) : le lumineux jaune, le passionné rouge et l’encré bleu. Des jeux de masses, de couleurs, de superpositions se marient pour donner vit à des scènes hypnotiques. Et aussi un trait épuré illuminé par les aplats de couleurs choisis, le tout couronné d’une impression impeccable, somptueuse, en tons directs (bravo à l’atelier Grafiche AZ en Italie !).

    Concernant l’histoire d’Annelise Heurtier elle parle, vous parlera. Elle a choisi un conte juste, une fable moderne qu’elle adapte magnifiquement. Il s’agit là d’une nouvelle de Léon Tolstoï, un des écrivains majeurs de la littérature russe des années 1850-1910, connu pour ses romans et nouvelles, riches d’analyse psychologique, de réflexion morale et philosophique (plus d’infos par ici ^^) et aussi pour son engagement politique…

    demenagement

    Ce texte nous embarque dans les pas de Pacôme, petit fermier. Un jour, vient sur ses terres un étranger qui lui vante la fertilité des siennes : les terres de la Volga. Un déménagement s’impose ! Pâcome est bien décidé à faire prospérer son exploitation. Pourquoi s’arrêter là quand on, peux avoir plus, hein ?! Le voyage ne s’arrête pas là puisque, de nouveau, Pacôme entend parler de lointaines contrés où, parait-il, la terre est si facile à avoir.

    - Ces gens sont bêtes comme des moutons, ricane le marchand en reprenant une part de vatrouchka. Il passent leur temps à jouer de la flûte, boire du thé et chanter. Leur terre, ils ne la cultive pas. Ils te la donnent pour une bouchée de pain.

    Sur place, il rencontre le chef Bachkir qui lui propose un marché : le territoire qu’il parcourra à pied sera à lui pour seulement 1 000 roubles, pourvu qu’il soit revenu avant le coucher du soleil…

    soleil

    Oui Pâcome est ambitieux…
    Un album qui apprendra aux enfants (dès 6 ans) à se contenter de ce que l’on a, que le « c’est déjà ça » est mieux que le « rien » !

    fin

    commandeshop

    BRAVO à toute l’équipe derrière ce livre ! Un message nourrit de riches valeurs, essentielles dans le monde actuel.. GROS COUP DE CŒUR DE LA SOUPE.

  • septembre42014

    Retour à Little Wing * Nickolas Butler

    Posté par dans la catégorie Adulte

    Il y a des romans dans lesquels on se sent si bien, qu’on voudrait ne jamais les terminer. Retour à Little Wing en fait partie. Écriture délicate, personnages avec lesquels on s’identifie, histoire singulière : ce livre a tout pour plaire!

    retour-little-wing

    Les quatre héros sont des trentenaires, nés et élevés à Little Wing, petite ville rurale du Midwest américain. La vie les aura séparés et fait connaitre des destins totalement différents, mais Oh combien américains. Ex-star de rodéo, rock star, business-man plein de succès et fermier, les voilà qui se retrouvent dans leur ville natale. Nous allons les suivre pendant un an et découvrir les 400 coups de leurs jeunesse, leurs secrets, les hauts et les bas de leurs vies, les brouilles et les réconciliations qui font l’amitié. En effet, les voix alternent et c’est petit à petit que l’on explore les sentiments de chacun vis-à-vis des autres et de lui même.

    midwest

    Je dois dire que si ce roman me plait, c’est aussi parce qu’il est fermement ancré dans notre époque et traduit bien le désarroi de ceux qui cherchent leur place dans le monde. Ajoutons enfin que ce roman est un condensé de l’Amérique qu’on aime : celle des grands espaces, où l’on se serre les coudes en cas de coup dur et où « aller de l’avant » est le maître mot…

     commandeshop

     

  • septembre32014

    Une des choses que m’a appris mon père, c’est que lorsqu’il se pose un problème de concurrence entre deux entreprises, il ne faut pas dénigrer son opposant, mais être plus fort que lui. Aussi, ai-je hésité à partager ce lien qui de toute évidence va à l’encontre de ce principe. Mais lorsqu’on a affaire à une entreprise qui bafoue les fondements économiques, républicains et humains de notre société tout en récoltant ses fruits, je me fais un devoir d’être le relai de cet article, qui résume simplement et clairement pourquoi Amazon est une société qui mène le monde du livre à sa perte, et comment l’empêcher de nuire autant…

    Je vous invite donc à lire ce court article, et le partager au plus grand nombre de vos amis, proches, collaborateurs,….

    Merci à Renny Aupetit de l’avoir rédigé.

    Capture d’écran 2014-09-03 à 18.29.36

    Cliquez sur l’image pour lire l’article sur lemonde.fr

  • septembre32014

    Déchirés – Peter Stenson

    Posté par dans la catégorie Romans

    dechires

    Trash, drôle, subversif, noir, cruel, porté par une écriture superbement maitrisée, Déchirés est le premier roman de Peter Stenson.  Un roman qui se lit comme il a été écrit : dans l’urgence. Je l’ai dévoré d’une traite, lors de mon petit séjour à l’hôpital (rien de grave, rassurez-vous, juste les prémices d’un corps de pré-quadragénaire qui se délite ^^).

    Comédie noire à l’humour bien grinçant, roman post-apocalyptique survolté, thriller horrifique sous narcoleptique, Déchirés est tout ça à la fois. L’histoire de Chase Daniels, « junkie minable » (comme l’indique si justement la 4ème de couverture), qui se réveille un lendemain de grosse bringue (comprenez par là une bonne séance de défonce à la Meth) et aperçoit à sa fenêtre une petite fille en train de plonger littéralement dans les tripes d’un rottweiler. Il ne mettra pas 5 minutes à comprendre qu’il ne s’agit pas d’une énième hallucination, et va nous embarquer tambour battant avec lui dans une folle expédition, affublé de son acolyte l’obèse Sténo-John. Ensemble ils vont partir à la recherche de Kay, l’amour perdu de Chase, et seront perpétuellement dans l’urgence de trouver un refuge dans un monde totalement ravagé et peuplé de zombies affamés.

    Peut-être que c’est la loi du plus fort, après tout. Peut-être que le monde en a eu ras le bol d’Homo Sapiens. Qu’il a lâché l’affaire. Il lui a dit, Va te faire foutre, c’est fini pour toi. T’as tout foutu en l’air. T’as pissé dans mon eau, pollué mon ciel, violé mes montagnes, construits des monuments à ta propre gloire sans jamais réfléchir à long terme. Alors maintenant, dégage. Et boum. Apocalypse. Exactement ce qu’on craignait depuis qu’on est descendus de notre arbre. La peur viscérale de l’extinction. La crainte de devoir laisser notre place aux prochains sur la liste – les Morbacs (comprenez Morts-backs).

    Autant vous le dire tout de suite, Peter Stenson ne fait pas dans la dentelle : on est littéralement emportés par cette histoire tragique, où les fantômes du passé de Chase et ses rêves de rédemption dévoilent une personnalité complexe et tourmentée, mais assurément humaine. Le tour de force réside dans l’écriture jubilatoire de Peter Stenson, qui sonne parfaitement juste et crédible, avec une mention toute particulière à sa manière de découper les dialogues (j’en profite pour féliciter Pierre Szczenicer, qui nous a offert là une traduction impeccable).

    Kay dit, Et le truc, c’est que l’alternative n’est pas forcément mieux. Je veux dire, quand je te regarde, pardon d’avance, mais t’es en train de crever, rongé de l’intérieur. Et en même temps, quand je pense à ce que je viens de te décrire, je me rends compte que, quoi qu’on fasse, quels que soient les efforts fournis, on sera au mieux une version ratée de nos parents. C’est horrible, non ? Putain, c’est déprimant.
    Je bois ses paroles. Je n’ai jamais rien entendu d’aussi juste et je veux bien croire qu’il existe une solution, mais je n’en suis pas sûr.
    De toutes façons, c’est plus trop un problème maintenant.
    Quoi donc ?
    C’est pas comme si on pouvait se permettre d’être abstinents.
    Kay éclate de rire. Un rire moins sincère que tout à l’heure. D’une pichenette, elle jette son mégot, puis déclare, On va pouvoir se droguer sans arrière-pensées.
    On se sourit. J’ai envie de l’embrasser.
    On va enfin pouvoir trouver la réponse à la grande question, dit Kay.
    Quelle question ?
    Est-ce que c’est toujours autant la merde une fois qu’on a obtenu tout ce qu’on voulait ?

    Bravo à l’équipe de Super 8 pour avoir déniché cette petite merveille ! Je vous laisse, je replonge dans l’innocence, qui vient tout juste de paraitre ;)

    commandeshop

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